Contrôle par la pensée – NIA d’OCZ

« On a testé pour vous » : le casque de contrôle par la pensée NIA d’OCZ Technology.
Aussi fou que cela puisse paraître, cet équipement incroyable est disponible auprès du grand public, et un de mes amis l’a acheté, j’ai donc testé moi même l’objet comme une vraie techno-geekette !
Je vais passer les détails sur l’esthétique et le fonctionnement, car vous saurez tout en consultant la page du constructeur, ainsi que cet article en français.
Certains détails sont cependant importants à noter lorsqu’on l’utilise : tout d’abord, il faut poser la main sur le boitier de contrôle, ce qui décharge de l’électricité statique portée naturellement et qui, sinon, fausse les résultats. Ensuite, même s’il reste des petites empreintes sur le front quand on l’enlève, le NIA s’avère je pense beaucoup plus portable que l’EPOC de la société Emotiv, qui lui donne l’air d’être tout droit sortit du film Tron. En matière de perturbations, on note que le wifi, téléphone portable et sans fil fixe peuvent aussi entraver, voire interrompre le processus.
Lorsqu’on commence à l’utiliser, il est bien précisé qu’il faut être dans un état de calme parfait : nombre d’utilisateurs sont tellement excités à l’essai de leur nouveau gadget qu’ils sont incapables de le faire fonctionner correctement. A tel point qu’un avertissement dans le manuel précise que si cela ne marche pas du premier coup, c’est normal !
Première chose surprenante, les mouvements oculaires sont immédiatement détectés sans effort particulier. Puis le fait de serrer les dents : on apprend à contracter plus ou moins ses muscles en jouant à un pong dont le mouvement de la palette pour renvoyer la balle est actionné à la machoire, il faut alors savoir nuancer ce geste, ce qui est complètement nouveau.
Ensuite, on peut prendre le temps de se poser devant une dizaine de graphiques qui réagissent à certaines impulsions neuronales. Et là je dois avouer qu’à part les yeux et les muscles, il devient très difficile de savoir qu’est-ce qui actionne quoi… En parlant, différentes barres s’activent. En pensant à une couleur ou un sentiment, je n’ai réussi à rien de clair : les graphiques varient, mais dans quelle mesure et pourquoi, mystère …
Évidemment, à ce stade, on se lasse. J’ai cependant remarqué que l’effet est très zen, un peu comme faire du yoga. Se vider la tête en se concentrant sur d’infimes détails de notre anatomie, de nos pensées, est en soi une véritable expérience !
Sur les témoignages d’utilisateurs, on remarque que l’apprentissage de l’outil est très long, environ 6 mois pour réussir à bien le maîtriser, ce qui est certainement trop pour un gamer – coeur de cible identifié par les développeurs – qui ne prendra que rarement le temps de s’entraîner sur ce nouveau périphérique.
Inspirée par la fiction, la science a donc rejoint la réalité. Mais nos réelles capacités à utiliser ce casque sont encore à leurs balbutiements. Dans un monde où tout est précipité, éphémère, pollué d’ondes, de sons, de sentiments toujours malmenés, il est difficile de concevoir l’usage du NIA. Pourtant, en prenant la question à revers, il serait intéressant de savoir si, banalisé, il ne serait pas l’outil parfait de notre retour au calme neuronal. C’est peut-être même vers cette voie qu’il faudrait s’orienter pour le commercialiser.

Afiz, qui nous a prêté son casque pour l’essai !

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