I.2 Légendes

Chapitre 1

Légendes

Afin de mieux cerner les interactions entre les peuples et les factions qui habitent Midgard, nous consignons ici une chronologie des premiers temps, texte reconnu et souvent cité, source de référence pour l’époque.

Chronologie de Midgard.

L’exode des Vikings, bien avant l’an 300

« Filsdancienroisenvont, çapasseplusieursjours. GranfroidévorechateauSvervig. Vagueblancheglacetneige, çabalayevieumurdepierre, çalaisseplurien ! »
– Anrid, Kobold Prêtresse de Hel

Bien des Skalds chantent les temps anciens, lorsque Midgard la grande était alors fertile et verdoyante. En ces temps ancien, même les plus hautes terres du Nord connaissaient des étés sans neige, et de grands et justes seigneurs veillaient sur leurs clans. Puis vint l’Uferlong. Comme par une mauvaise et terrible malédiction les neiges empoisonnées de Nifleheim avaient franchi les sourcils d’Ymir, un froid mordant et mortel descendit sur ces riches contrées. Nombreux furent ceux alors contraints à l’exil, voyageant vers les terres plus chaudes du Sud, et priant les dieux que les montagnes puissent contenir la fureur de l’hiver. Bien des clans furent disloqués par la colère des éléments et la famine, bien des braves périrent de morts sans gloire dans le froid et le dénuement, bien des légendes et savoirs furent abandonnés dans des ruines écrasées par la glace et la neige.

L’alliance des Nains, Années 300 à 450

« J’ai une histoire que vous aimerez, je pense. Il y a longtemps, bien avant que le clan Grenlock ne fonde Mularn, les nains régnaient ici. Ils cultivaient la terre grasse le jour et retournaient sous la montagne le soir. »
– Denise, villageaoise Viking

Alors que les survivants des clans Vikings descendaient vers le Sud, ils découvrirent les premières bourgades naines, qui en ces temps anciens vivaient encore sous la terre, mais découvraient les richesses de la surface, à travers la culture de la terre ou encore la chasse. Peu nombreuses furent les hostilités, la terre était encore vaste et vierge, Nains et Vikings priaient les même dieux et défendaient les mêmes valeurs. C’est tout naturellement que les premiers vinrent à l’aide des seconds, et les aidèrent à s’installer. Ainsi se forgea une alliance et une amitié naturelle entre les deux peuples, unis contre l’adversité. Du peuple Nain, les Viking apprirent beaucoup sur l’art de la forge et l’artisanat, tout en leur enseignant en retour la construction de batiments et les aléas de la vie à l’air libre.

Le ralliement des Trolls, Années 450 à 540

« Grunt, Nain être envoyé par Inkasha. Inkasha avoir grandes visions. Visions raconter légendes oubliées. Légendes être oubliées depuis longtemps. Mogo longtemps ! »
– Corath, jeune chaman Troll

La nouvelle communauté prosperait en nombre et en force, et il devint nécessaire de découvrir de nouveaux territoires et de nouvelles richesses. Les premiers drakkars s’en irent sur les mers, prenant une juste part de butin sur les terres d’une Albion alors divisée par les conflits, et d’une jeune Hibernia aux sols riches et fertiles. Mais sur leur propre terre, les éclaireurs Vikings et Nains durent bientôt cesser leurs avancées. D’autres peuples hostiles vivaient sur leur sol. Plus d’un groupe de colons isolés tomba dans une embuscade Kobold. Mais si les peaux-bleues n’étaient qu’une nuisance de passage, leur tribus nomades ne s’attardant jamais sur un territoire bien défendu, les terribles tribus Trolls vivant loin dans le Sud ne comptait pas céder un pouce de leurs territoires à ces nouveaux venus. Ce peuple ancien vivant depuis si longtemps dans un environnement hostile, peuplé de créatures vindicatives, était rompu à l’art de la guerre. Les premiers conflits violents et lourds en pertes firent place au fil des années à des escarmouches temporaires, chacun des camps rappellant ainsi à l’autre sa présence et sa vaillance. De nouvelles inquiétudes plissaient les fronts : dans la lointaine Albion, un nouveau roi charismatique unissait ses troupes. Les raids devenaient infructueux, et pis encore, des étrangers s’en venaient combattre jusque sur les sols sacrés de Midgard ! C’est alors qu’une immense armée de Trolls, un collossal rassemblement de presque toutes leurs tribus, se mit en branle vers Jordheim, la grande cité batie conjointement par les Vikings et les Nains. Personne n’osait s’interposer sur leur route, tous préférant rallier Jordheim pour la défendre. Mais alors que sur les murailles de la ville s’amassaient ses défenseurs, l’immense cohorte des Trolls s’arrêta dans un épais nuage de poussière. Des émissaires de chaque camp s’avancèrent, et la plus improbable des alliances fut conclue. Le peuple Troll s’en venait défendre Midgard contre l’avancée des troupes d’Arthur, ainsi que celles de mystérieux combattants venus d’Hibernia.

La venue des Kobolds, Années 540 à 590

« Aha ! Canouveaupige… euh, nouveauvisageàVasudheim. Cacontentdêtrelà ? Cabonneville, justesavoiroùaller. PasallervoirKyba, çadiremensonges, pasallervoirDaga, çadiremensongepires ! »

– Erekith, Kobold peu recommandable

Débarassée de ses luttes intestines, Midgard repris force et vie. Vaillants Vikings, braves Nains et puissants Trolls combattaient ensemble et libérèrent leurs terres encore occupées. Nul doute que cette nouvelle alliance explique la désorganisation et la débandade des armées d’Albion d’alors. Dans un royaume à nouveau uni, les tribus Kobold qui vivaient autrefois de larcins et de rapines, profitant des conflits pour assaillir les voyageurs affaiblis et les villages isolés, se réunirent extraordinairement dans un lieu qui reste encore aujourd’hui inconnu. Ainsi tous semblèrent avoir disparu soudainement, et quelques mois après ils se présentaient plus ou moins timidement dans de nombreuses villes, redoublant d’effort pour convaincre de leur bonne volonté, et de leurs intentions désormais rigoureusement pacifiques. Tous se souviennent encore des débuts difficiles, et des peaux-bleues qui se firent massacrer sans pitié par des villages en colère. Mais curieusement la plupart réussirent à se faire petit à petit une place dans l’alliance des races de Midgard, et plus d’un s’est surpris à reconnaître que les avoir de son côté au cours de combat est un avantage non négligeable. Cependant, d’aucuns ne sauraient oublier que les motivations de ce soudain revirement restent secrètes, ainsi que ce dont il fut débattu au cours de leur mystérieux grand conseil tribal. « 

Cette partie est complétée par un poème, commenté par Boubou lorsquu’il le retranscrit aux Vierges au cours de trois longues soirées.

Le Père de tous> Óðinn
a capacité d’agir,
Les Elfes ont compréhension,
Les Vanes > Dieux anciens
connaissance,
Les Nornes >géantes maîtresses du destin des humains et des Dieux
ont révélation,
Iviðja > »habitante des bois », sans doute la mère du loup Fenrir
engendre,
Les humains supportent,
Les Thurses > les géants mauvais
attendent,
Les Valkyries se languissent.

Les Ases >les Dieux Nordiques principaux
se doutèrent
Qu’un plan mauvais se préparait,
Le vent, il fut confondu
Par les Esprits avec les runes;
On chargea Urðr > une des Nornes
De surveiller Óðhrærir, > l’hydromel de la poésie, dont on boit pour acquérir la connaissance, il est aussi connu sous le nom de Ódrœrir
Puissante est-elle à le protéger
Du pire des hivers.
Hugr >sans doute Hugin, « la pensée » un des corbeaux d’Óðinn
disparaît
A la recherche des cieux,
Ils suspectent des humains
La destruction, s’il tarde;
La pensée de Þráinn> un Nain
est un rêve épais,
Le rêve de Dáinn > un Nain
Apparaît mystérieux.
Les pouvoirs des Nains
S’effritent, les mondes
S’enfoncent dans
Ginnung, l’abysse du vide ;
Souvent Alsviðr> un des chevaux qui tirent le soleil
Tombe de là-haut,
Souvent, il réunit
Ceux qui sont tombés.
Terre ni Soleil
Ne peuvent se tenir;
Des vents mauvais
Forment des courants incessants;
Caché dans le glorieux
Puit de Mímir >Puit situé au pied de l’arbre du monde, et d’où coule toute sagesse
Toute connaissance est couchée;
Sais-tu déjà, ou quoi?
Elle reste dans la vallée
La Dise avide de connaissance >on peut traduire « dis » par « femme » et « forvitin » par « curieuse » mais je trouve qu’on perd alors l’esprit du poème
Du frêne Yggdrasill
tombée;
De race elve,
Iðunn était son nom,
D’Ívald >un patriarche Elf la plus jeune
De l’ancienne portée.
Elle supportait mal
La chute depuis là-haut,,
Confinée sous le tronc
Du précieux arbre;
N’appréciait pas du tout
Chez les filles de Nörvi > le père de Nuit,
Habituée à un meilleur
Logement chez elle.
Les Dieux victorieux > formule toute faite, ou ironie ?
virent
La peine de Nauma [nouveau nom d’ Iðunn après sa chute
Dans le temple du cheval >ici, cheval = loup, comme on le comprend plus tard;
Une peau de loup [ou de monstre à elle donnée,
Elle s’en couvrit,
Changea son humeur,
Prit plaisir « à la calamité »,
Changea de forme.
Viðrir >Óðinn
sélectionna
Le gardien de Bifröst >le pont qui relie Asgard aux autres mondes. Son gardien est Heimdall
Pour demander à
La porteuse du soleil de Gjöll > nom d’une rivière souterraine, c’est Iðunn-Nauma qui l’illumine de sa présence; noter la forme « Gjallar » qui évoque le Gjallarhorn de Heimdall
Ce qu’elle savait
Des affaires du monde;
Bragi > Dieu de la poésie, et mari d’ Iðunn et Loftr > « l’aérien », Loki
Etaient témoins.
Ils chantèrent le galdr > chant-hurlement à base de runes,
Ils chevauchèrent des loups [encore une façon de pratiquer la sorcellerie,
Rögnir et Reginn >peut se traduire par: Les Dieux et les Puissances suprêmes
Vers la demeure de Heimir;
Óðinn écoute
Dans Hliðskjálf > une tour placée dans Asgard;
Observe des voyageurs
Le lointain parcours.
Le sage > Heimdall
demanda
A la serveuse d’hydromel > les déesses servent l’hydromel magique,
Enfant des Dieux
Ainsi que ses compagnons de route [demandèrent,
Si elle connaissait l’origine,
La durée et la fin
Du ciel, du séjour des morts,
Du monde.
Elle tut sa pensée
Et Gefjun > troisième nom donné à Iðunn
fut incapable
De prononcer un mot,
Ni d’exprimer quelque joie;
Des larmes jaillirent,
Des boucliers du crâne > les orbites,
La puissante était
Privée de son pouvoir.
Il en arrive un de l’Est > les Thurses vivent « à l’Est »,
Sortant d’Élivágar > l’océan arctique, de l’autre côté duquel vivent les Thurses
Une épine venant du champ > le mot « épine » est aussi utilisé pour désigner un Thurse
Du Thurse glacé > le tout désigne donc un géant, lui-même enfant d’un géant glacé,
(Epine) avec laquelle Dáinn > un nain, un troll ?
Tue les gens
Du glorieux Midgard > lieu d’habitation des humains
Chaque nuit.
Les actions sont floues,
Les bras pendants,
L’épée du Dieu immaculé > Heimdall
S’affaisse sous le trouble;
Par le vent de la géante
L’accablement chasse,
le fonctionnement de l’esprit
De l’humanité entière.
Ainsi les Dieux sentirent
L’état d’esprit de Jórunn, > encore un nom donné à la völva
Gonflé de chagrin,
Alors qu’aucune réponse ne venait;
Ils devinrent plus insistants
Quand réponse leur était déniée,
Mais toutes leurs paroles
Furent en vain.
Il continua, le responsable
De l’expédition, > Heimdall
Gardien de la possession de Herjan, > « conducteur des armées », Óðinn
le Gjallarhorn;
Il choisit comme compagnons
le parent de Nál, >mère de Loki, son « parent » est Loki lui-même
Le poète de Grímnir > « le dissimulé », Óðinn; son poète est Bragi
Montait la garde.
A Vingólf > « plaisante demeure », peut-être Valhöll, le fameux « Valhalla » séjour des guerriers morts au combat ?
De Viðar >Óðinn les guerriers, >Heimdall et Bragi sont les guerriers d’Oðinn
Par les fils de Fornjót >nom d’un géant
Tous les deux transportés;
Ils [les géants transporteurs – ou les Ases transportés ?
entrent,
Saluent les Ases,

De suite à la fête de la bière
Joyeuse d’Yggr > »celui qui engendre la crainte », Óðinn:
« Bonne santé, Hangatýr, > »Tyr pendu », Óðinn
Le plus heureux des Ases,
Puisses-tu présider à
L’hydromel depuis le plus haut siège! »
« Asseyez-vous, Dieux, dans le délice
A la fête de la boisson;
Puissiez-vous, avec Yggjungur, >Óðinn
Jouir d’un éternel bonheur! »
Assis sur les bancs
A l’invitation de Bölverk > »celui qui crée des troubles », Óðinn
La tribu des Dieux
Fut de Sæhrímnir >sanglier dont la chair ne s’épuise jamais
rassasiée;
Skögul >une Valkyrie qui sert à boire, affairée aux tables,
Servit dans les cors une bonne mesure
De l’hydromel de Mímir >la boisson qui donne la connaissance
Tiré du récipient de Hnikar > »celui qui pousse, qui lance », Óðinn
Beaucoup fut demandé
A cours du banquet
A Heimdall par les Dieux,
A Loki par les Déesses,
Si la femme avait prononcé
Des prophéties ou de sages paroles;
Toute la journée ils demandèrent
Jusqu’à ce qu’approche le crépuscule.
Tristement, ils conclurent,
Que s’était perdue
Leur futile aventure
De petite gloire;
Difficile d’inciter
Une telle femme
A fournir une réponse.
Ómi >Óðinn répond,
Tous écoutèrent:
« C’est la nuit que
Se font de nouvelles opinions;
Que pense jusqu’au matin
Celui qui est capable
De donner un conseil
Pour le bien des Ases! ».
Le champ de Fenris >le soleil
Son grenier à foin > le soleil
Court le long des courants
Des plaines de Rindr >déesse Vane représentant l’Ouest; le soleil se couche
Les Dieux quittèrent
La fête et saluèrent
Hroptr > »l’aérien », Loki et Frigg >femme d’Óðinn,
Comme Hrímfaxi >un cheval de Nuit
montait.
L’enfant de Delling >Delling est le père de Soleil
S’installa sur son cheval,
Bien décoré
De pierres précieuses;
La crinière du cheval luit
Au-dessus de Manheim > »demeure des humains », le monde des humains,
L’étalon avec son chariot
Entraîne le trompeur de Dvalin >un nom de nain.
De Jörmungrund [ou Jórmungandr, nom du serpent entourant la terre et couché au fond de l’océan arctique
La frontière Nord,
Sous la plus lointaine racine
Du noble arbre,
Vont se coucher
Géantes et Thurses,
Morts, nains,
Et Elfes noirs.
Les Dieux se levèrent,
L’Elf-soleil a couru,
Nuit s’est avancée
Vers le Nord, vers Niflheimr;
Le fils de Úlfrún >une géante, la mère de Heimdall
A levé Árgjöll, > »celui qui résonne fort (« gjöll « ) et tôt (« ár ») »
Le puissant souffleur de cor,
Dans Himinbjörg. >demeure de Heimdall

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