I.3 La croisée des chemins

Chapitre 1

La croisée des chemins

 » Elle sortit brisée et dépitée du cercle de pierre.
Plus tôt dans la journée son grand amour l’avait rejeté à jamais et là, les
prédictions de cette norne, qui l’avait maintes fois aiguillée vers les bonnes voies, venaient de l’achever.
Jusqu’alors l’approche de la mort ne l’avait jamais effrayée et maintes fois elle avait senti son souffle froid et mordant souffler sur sa nuque…
Mais depuis quelques temps, son caractère avait changé ; la présence, le réconfort d’une certaine personne, la poussait à craindre la mort de l’une d’entre elles et les séparer définitivement.
Alors, savoir que son heure était venue en cette soirée si maussade, ne lui donna aucun regret, et ne voulut plus écouter les préparatifs de la shaman pour repousser une fois de plus l’échéance…
Elle quitta donc ce lieu de prière et se força à devancer l’appel, espérant simplement pour que ce ne soit pas Hell qui la recueille. Elle traversa la sombre foret vers son destin…
Plus tard des sœurs trouvèrent non loin de sa tombe un étrange texte écrit en runes.

Dans la pénombre, elle rencontra les silhouettes peuplant ses rêves
Elles dansaient sur la voie qu’elle suivait, lui montrant le chemin à emprunter
Ces créatures qui l’avaient tant effrayées lui paraissaient si douces
Maintenant qu’elle avait trouvé le chemin de l’oubli et de l’abandon.

En suivant la voie des ténèbres
Vos souhaits deviendront réalités
A la croisée des chemins vous rencontrerez
Tout ce auquel votre cœur aspire vraiment.
Ayez foi dans les ombres,
Lorsque votre visage se reflétera en eux.
Une fois endormie vous vous réveillez selon vos désirs
Et vous apercevrez que vous sommeiller éternellement. « 

-« La suite est déchirée… » fît Slay en levant les yeux vers Neraia.
-« Si c’est bien Bryn qui a écrit cela, nous en saurons plus demain. »
Leurs visages éclairés d’une bougie semblait étrangement calme mais retenu. Leurs sourcils froncés trahissent leur préoccupation. Les deux Vierges ont trouvé ce parchemin sur la grande table, alors qu’elles se croisaient en cette nuit de pleine lune pour aller prendre l’air.
Le lendemain, Aeli envoyait un message, annonçant que sa bien-aimée Brynhild s’était tuée. Elle avait retrouvé la place de sa mort marquée d’une tombe, alors qu’elle cherchait à la retrouver près d’un village, et refusait d’en dire plus.

Islidnna n’était alors pas là, partie pour quelques jours d’achat, et ne savait rien de l’annonce de la mort de Brynhild par Aeli. Le jour où son amant la demande en mariage à Jordheim, elle reçoit l’ordre de se rendre à Hugginfel, où toutes les Vierges sont attendues par Aeli.

Elle raconte elle-même cette scène dans son journal.
« Alors que je cherchais à contacter les Vierges pour leur annoncer la bonne nouvelle, j’appris qu’un problème était survenu avec l’une d’autre nous. Brynhild, notre Maitre de Guilde bien aimée, s’était enfuie, visiblement tourmentée, avec des paroles inquiétantes, parlant  » d’acte irréversible « . Il fallait que je me rende au plus vite auprès d’elles. J’embrassai alors Rorkal, l’assurant de le tenir au courant par pigeon voyageur dès que je le pourrais, et attrapai mon poney pour les rejoindre.
Il fallait tenir conseil et nous nous retrouvâmes dans une maison pour discuter, chacune essayant de comprendre les raisons de son acte. Car dès les premières constatations, son geste paru un suicide. Elles avaient retrouvé sa tombe, et son comportement étrange les avait alertées.
Nous savions toutes les sentiments très forts qui la liaient à Bryn, et aucune ne souhaitait lui rendre le moment plus difficile. Mais il nous sembla tout de même pouvoir discerner qu’il s’était passé quelque chose entre elles : une dispute qui aurait peut-être mal tourné ? Et chacune cherchait à se souvenir de ses derniers mots, d’un détail qui aurait pu nous éclairer.
Ainsi, elle avait quelques temps avant son départ parlé d’un homme, un ancien amour… des mots étranges, des incertitudes, des hésitations dans ses paroles. Soudain, Aeli s’enfuit, sans expliquer son geste, parlant d’une ‘affaire personnelle à régler’. Nous comprîmes toutes qu’accablée par la douleur et l’incompréhension face au geste de son amie, elle aie eu besoin de se retirer. De plus, nous entendîmes un message post-mortem, sorte d’explication de son geste écrit de la main de notre Sœur, qu’avaient trouvé Neraia et Slayanya. Hélas, ses mots ne nous éclairèrent pas beaucoup.
Nous pensions cependant comprendre que c’était bien un drame qui avait poussé Bryn au suicide, et non un geste inconsidéré. Alors que nous étions en train de continuer d’avancer des hypothèses, nous remarquâmes un homme qui, présent dans la pièce depuis quelques temps, s’intéressait à notre conciliabule.
– » Bon cœur à vous Gentes Dames ! Je souhaiterais écouter votre histoire et partager votre peine  » .
Nous déclinâmes son invitation, en lui faisant comprendre que cette affaire personnelle ne pouvait lui être dévoilée, mais une de nous chuchota : –  » Et si c’était l’homme dont elle parlait ? « .
Nommé Angromond, il se tenait devant la porte et dit quelques phrases étranges….
-« Le hasard d’une mort »
-« Que nous aurions en commun? » Vocifère Sil.
-« Mais je suis en bonne compagnie. Je veux vous entendre. »
-« Nous entendre pleurer, vous moquez-vous? »
-« Eclaircissez vos dires, car la rage est prête à bondir » dit Sil en portant la main à sa garde.
L’échange fût bref et nous rendit perplexes…. Il ne répondit pas quand à savoir s’il connaissait notre Sœur, mais vint vers moi et me fit don d’une cape avant de s’éclipser. Ivory dût à regret partir à son tour, convoquée auprès d’un parent extrêmement malade. Neraia, Psylvien, Sil, et moi étions décidées à aller rendre un dernier hommage à notre défunte Sœur, en nous rendant sur sa tombe.
Psylvien : « Qui cherche donc à semer le trouble parmi les Vierges ? Cette histoire ne me plait guère… »
I »Moi non plus je vous l’avoue je n’aime pas ce qui se trame » ajoutais-je.
La pluie s’était mise à tomber sur la terre de Midgard comme sur nos cœurs emplis de douleur.
« C’est une histoire bien sombre… » dis-je,
« Pourquoi Bryn nous aurait-elle fait ça? »
Psylvien : « Je doute de tout et de tous maintenant… » fit-elle en faisant la moue
Neraia : « Le problème, c’est que nous devons l’emmener au Walhala, sans quoi Hel prendra possession de son âme… »
« Oui, on doit y aller » dis-je, « Je te suis Ner ».
Neraia : « Je comprends très bien ce que tu ressens Psyl… »
Neraia : « Je suis Sil »
Sil : « prête ! »
Nous partîmes en direction de la tombe, non sans appréhension. Sur le chemin, je réfléchissai à cette rencontre avec Angromond, et à la cape qu’il m’avait donnée.
Je dis, « et cette histoire de cape aussi… Angromond est toujours là, dans le coin… »
Psylvien dit, « seul? ».
Nous ne savions finalement rien de cet homme… et s’il avait cherché à nous faire comprendre quelque chose ?
– « Dites je vois que vous êtes toutes en rouge, c’est une convention des Vierges? » dis-je
J’avais remarqué être la seule à ne pas porter au moins une cape rouge dans l’équipe.
Psylvien : « Yep »
Neraia : « On aime le rouge, les taches de sang s’y voient moins » fit-elle en riant.
Elles me donnèrent une teinture rouge que j’appliquais immédiatement sur ma cape.
« Hehehe ! » soufflais-je fière de mes nouvelles couleurs. »Je suis une vrai Vierge de Wotan maintenant! »
Psylvien : « parfait!! »
Etait-ce la signification du geste d’Angromond ? Je ne le savais pas encore, mais je me sentais tout à coup beaucoup mieux, rassurée… Il n’y a pas de hasard, tout cela est la volonté d’Odin, qui guide nos pas…
Sil : « Ce qui est bizarre, c’est ce Fulgor, qui m’a parlé alors que je le connais pas »
Psylvien : « Que se passe-t-il? »
Neraia : « Le Troll? »
Sil : « Oui »
Neraia : « C’est lui qui t’a dit où trouver la tombe de Bryn? »
Décidément, les rencontres étranges se succédaient ce soir… Devais-je ajouter que moi aussi, j’avais été contactée par un étrange inconnu, Guldrun, qui m’assurait me connaître, ayant passé notre enfance à chasser les termites non loin de Vasudheim ?
Psylvien : « Les cheveux commencent à se hérisser sur mon crâne,…. c’est une conspiration? » souffle-t-elle,
– « Oui » lui répond Sil
Et Neraia d’ajouter : »the plot thickens », dans une langue étrange qui lui est familière, à laquelle Psylvien répond « Will the Wotan’s Maidens ever find the answer ?… »
Nous arrivions à la tombe, et la tension allait en s’exacerbant… Bientôt, elle fût en vue, non loin d’un repaire de Svard Blodfelags.
Psylvien : « Oui elle est la… »
Nous nous dirigeâmes toutes vers la tombe de Brynhild, formant une procession mortuaire bien pénible…Neraia envoie un baiser à la Tombe de Brynhild et je pleure devant la stèle….
Mais bientôt, il fallu partir….
Sil : « Prêtes ? »
Psylvien : « … oui…. »
Neraia : « … en quelque sorte … »
Le retour s’avèra difficile, comme si le sort s’acharnait à nous accabler…
Arrivées à Hugginfel, nous retrouvâmes Aeli, qui s’explique sur les raisons de son absence, et ce qu’elle a appris sur la mort de Bryn. Grossbouf, un ami de longue date, assiste avec nous à cet instant crucial. »

Le jour suivant, la rousse guerrière revint l’air sombre et fermé, accompagné d’une Brynhild au visage livide. Elles s’enfermèrent dans leurs quartiers. Pendant deux jours aucune n’osa les interroger.
Etrange penserez-vous peut-être mais il faut comprendre les liens qui les unissent pour savoir que chacune sait que son destin est lié à celui de toutes les autres. Quoi qu’il advienne. Une des raisons pour lesquelles elles ne cherchaient alors pas à obtenir des réponses avant que le temps fût venu de les avoir, tient certainement aussi à la pudeur et au respect qui régnaient entre elles.

La cérémonie d’Higueleen avait lieu le soir même. C’est une grande fête pour elles toutes, acte par lequel la jeune pretresse de Hel va rentrer dans leur rangs.
Dans la journée, Psylvien, Rorkal et Isli se retrouvent pour discuter.

La cérémonie se passe fort bien. Si ce n’est pas présence d’une certaine Guldrun, venue aux côtés d’Hingueleen. La jeune fille l’avait rencontrée les jours précédents. Selon ce qu’Aeli dévoila par la suite, il semble qu’elle fût la Diseuse de Bryn, qui allait la consulter régulièrement.

Rentrées à la maison des Vierges, Aeli prit la parole devant elles toutes afin d’expliquer, hésitante et choquée, alors qu’aucune n’avait encore revu Brynhild, barricadée depuis ce retour.

– « Vous toutes mes Soeurs, savez dans quel état j’ère en ce moment. J’ai accompli quelque chose d’affreux il y a deux nuit pour permettre à Brynhild de revenir du Walhöll.
Pour celle qui n’etait pas là je vais récapituler succintement ce qui s’est passé :
Alors que nous étions à Hugginfel à se demander pourquoi Bryn avait fait ça, des visions me traversèrent l’esprit,l’image d’une jeune fille ressemblant étrangement à Bryn se promenant a Audliten.
Ecoutant mon instinct, je me dirigeai a la rencontre de cette jeune fille qui repondait au nom etrange de Brynhildr. Apres plusieurs heures de marche je la trouvai près d’un arbre au bord de l’eau et c’est que tout bascula. »

La guerrière pâlit, baissant les yeux et levant ses mains en signe d’impuissance.
– « Mon corps ne m’appartenait, plus j’étais consciente mais je ne pouvais pas contrôler mes mouvements ni mes paroles, et je fût entrainée avec elle dans les montagnes sur un lieu sacré.
Là nous attendîmes le message d’Odin et à l’heure où le soleil dardait ses premiers rayons, Thor prit mon bras et poussa la jeune fille dans le vide. Une voix résonnait dans ma tête, une vie pour une vie me disait-elle.
Une larme coula sur ma joue et accompagna la chute de la jeune fille.
Je m’écroulais fatiguée, hébétée puis après quelques secondes je devalais la pente pour trouver le corps de la jeune fille.
Je lui prit la main et tenta de la panser mais la chute avait été fatale, dans son dernier souffle elle me parla d’une norne d’un rituel et d’une certaine Guldrun, et surtout je decouvris que c’etait la soeur de Bryn.
Je pris l’épée à son coté car je sentais qu’il fallait la garder et je me dirigeai vers Huggin pour vous retrouver mes soeurs.
Le lendemain le rituel avait marché, Bryn etait revenu mais il reste une chose a accomplir mes Soeurs et dans le plus grand secret face a Brynhild, trouver comment faire revenir sa soeur avant qu’elle ne découvre la vérité, nous devons trouver le moyens de ramener Brynhildr du Walhöll sinon je crains que Bryn ne me pardonne jamais ce que j’ai fait.
J’ai besoin de vous mes soeurs j’ai besoin de vos talents, j’ai besoin de la vitesse de Bragi, de la bravoure de Tyr, des pouvoirs de Hel, du savoir d’Odin, de l’art d’Eir, de la discretion de Loki et enfin du charme de Skadi.

Sans vous Bryn decouvriras la verite je demande d’etre discrete dans vos recherches et de faire au plus vite.

J’ai demandée de l’aide à une jeune personne, Hingeleen dit Hing, la seule que je connaisse à disposer des pouvoirs de Hel.
Je lui ai demandée d’aller parler a Guldrun au sujet de la disparition de Brynhildr (je n’ai pas put lui parler du rituel, j’ai trop honte) car cette derniere ne veux pas parler aux vierges de Wotan du moins pour l’instant, je l’ai apercut au mariage de lame entrain de boire de la cervoise et quand je lui ai parlée elle s’est enfuis.
J’attend donc les réponses de guldrun a travers Hing mais apres ce seras a vous de faire la suite je dois resté aupres de bryn afin de ne pas eveiller les soupcons.
« Ah oui encore une chose mes soeurs » finit-elle,
« J’ai omis de vous dire que puisque Brynhildr la soeur de brynhild n’est pas morte au combat les armes à la main son me ne peut atteindre le Valholl, je ne sais pas si elle ère dans Midgard mais le rituel que j’ai accompli n’est pas gratuit, Thor a entendu mes prières pour faire revenir Bryn en contrepartie il m’a retirés les pouvoirs qu’il me conferait.
Tant que nous n’aurons pas trouve le moyen de sauver Brynhildr je serais sans aide de la part de mon dieux c’etait le prix a payer, mais Bryn etait trop chere a mes yeux pour ne pas essayer. « 

Les Soeurs écoutaient le discours de leur compagne, chacune exprimant un sentiment différent. Ce fût le premier évènement qui les partegea.
Islidnna les consigne dans ses écrits:

« Et pourquoi ne nous avoir rien dit, nous avoir laissé dans le doute à pleurer des heures durant? »
Aeli s’effondre d’épuisement sur le sol…. et dit, « je ne pouvais rien dire cela risquais de compromettre le rituel »
Psylvien : « Hélas, je viens d’entendre Psylviann me parler… ton acte réjouit Hel…. »
« Bryn te dois donc la vie? » lui dis-je, et, alors que Neraia se cache le visage dans ses mains, j’ajoute : et sa soeur la mort…… »
Grossbouf : « il ne faut jamais regretter les actes passes Mes dames »
Aeli : « Elle me doit rien, Odin a voulut Bryn près de lui pour lui parler, je suis sur qu’à son retour elle aura des choses a nous dire »
Sil : « Oui mais cela nous explique pas qui a provoqué la mélancolie chez Brynhild »
Psylvien : « J’avoue ne pas comprendre… »
J’ajoutai « Ce que je ne comprends pas c’est la mort de sa soeur…. pourquoi? quel est donc le prix de la vie? »
Aeli : « Je n’en sais rien Isli, je n’en sais rien…. la volonte de Wotan »
Grossbouf dit, « La vie n’a pas de pris Petite Islidnna »
Neraia : « Parole de sagesse Gros… »
Aeli : « Je devais accomplir le rituel seule car c’est a cause de moi qu’elle a commis cet acte »
Psylvien : « comment???? »
« Ah donc voilà la cause » m’écriais-je.
Sil : « Brynhildr est morte pour que sa soeur Brynhild revive »
Neraia « Oh! »
Aeli : « Je ne puis vous en dire plus pour l’instant, c’est trop tôt … « 
Grossbouf dit, « Mais ce n’est pas en vous lamentant sur vos même que vous lui ferez honneur »
Psylvien : « J’en ai assez entendu…….. je suis dans une fureur noire…. »
Aeli : « Sachez une chose mes sœurs, une aventure nouvelle commence « 
Je dis : « Brynhlidr est morte pour sauver Brynhild qui s’était suicidé à cause de Aeli »
Neraia : « Il faut que j’aille… méditer. Dans les montagnes. »
Aeli : « C’est un peut ça Isli, mais pas simplement. Des forces sont a l’oeuvre et masque la verité »
Psylvien : « ne nous abandonne pas… »
Neraia : « Je vous salue tous. Je me retire. « 
– « En tout cas, nous sommes plus soudées que jamais…. dans le malheur et la joie mélangés…. » dis-je. »Ce soir j’aurais appris beaucoup de choses mes soeurs, et je ne vous en aime que plus. »
Aeli : « Je vais devoir me retirer le rituel m’a épuisee et j’aie grandement besoin de repos »
Neraia, quand à elle, dit « Au revoir mes soeurs. Je vais me chercher la sagesse de Bragi vers les sommets les plus hauts.  » et disparu.
Psylvien dit « moi, je ne comprends pas… c’en est trop… », avant de s’enfuit à son tour…

L’amour et la mort intimement liés: tragique destin que celui des Vierges de Wotan, et qui n’aura cesse de se répéter. C’est au cours de cet épisode que les guerrières affirmèrent aussi le port de la couleur rouge comme signe distinctif.

Neraia composa une ode à ce moment troublé, c’est une de son répertoire et il n’était pas rare qu’on la chante encore au coin des auberges, alors que toute cette histoire était devenue légende…

« Chante pour moi l’adieu
Ce doux son
Que les jours passés
Me rappelle toujours

La vie de l’amour
Amours de mon coeur
Oh heureuse, toi mon âme
chante doucement…

Force ta lyre et chante
L’hymne de le mort
Le ciel s’ouvre a nous
Volants vers les rayons

La vie de l’amour
Amours de mon coeur
Oh heureuse, toi mon âme
chante l’adieu… « 

Alors que Lame et Grossbouf proposaient leur aide, un autre vint se joindre à leur quête: Altaïr. Cet homme sombre et érudit, guerrier de Thor, apprit un jour qu’Aeli avait perdu ses pouvoirs.

« L’après midi était froide mais la ballade agréable. Après quelques escarmourches, nous arrivions enfin en vue du camps de bandits que nous nous étions promis de mettre au pas. Après avoir repéré les lieux, nous décidons d’éliminer les sentinelles. Bientôt, sur le plateau rocheux ou dans les collines avoisinantes le combat fait rage. Le guerrier de Thor commence à bien connaître ses compagnons de combats et il sait qu’il n’est nul besoin de beaucoup de mots pour se comprendre. Inlassablement les escarmouches se succèdent alors que le petit groupe avance vers le camp.
Pourtant au fur et à mesure des combats quelque chose le tracasse. Quelque chose d’inhabituel. Ce n’est pas son frère Grossbouf dont les chants de guerre rythment les combats, ce n’est pas Dame Sil dont le bouclier est toujours là pour dévier les coups qui lui sont destinés, ce n’est pas Dame Lame, qui apparaît des ombres pour frapper l’ennemi dans le dos, ce ne sont pas les Dames Vorhala et Rouma, dont inlassablement les soins viennent revigorer les combattants….non c’est autre chose.
Repoussant ce sentiment gênant, le guerrier de Thor s’apprête a déchainer la foudre sur une patrouille isolée quand soudain il comprend. Pendant le combat, il ne peut s’empêcher de regarder Dame Aeli. Oh bien sur elle se jette dans le combat avec son courage habituel, mais contrairement à son habitude elle n’invoque pas la puissance de la foudre.
Profitant d’un court moment de repos après un combat éprouvant, le guerrier de Thor s’approche de la jeune fille et s’assied à côté d’elle. Dans un souffle il lui glisse :
– Dame Aeli, pourquoi n’invoquez vous pas la puissance de Thor ?
A ces mots la jeune femme blémît et commence à bredouiller quelques mots, avant de relever la tête et croiser son regard. Elle n’y voit nul jugement, nul reproche, simplement une surprise sincère.
Alors en quelques mots elle lui raconte ce qu’il lui est arrivé.
Le guerrier de Thor ne dit rien d’abord, mais une fois rentré au poste frontière, il s’approche de la jeune dame et lui dit :
Je connais un Shaman, je lui parlerait de ce qui vous arrive, peut être pourra-t-il vous aider. En attendant vous savez que vous pouvez compter sur mon aide. « 

Malgré cela, rien ne fût réussi pour sauver la soeur perdue de Brynhild, et personne ne lui parle jamais d’elle, ni du geste d’Aeli.
On a pu retrouver un écrit d’Ivory, très pragmatique, à ce sujet:

« Revenue parmis nous, Bryn semble ne se souvenir de rien, mais a parfois quelques aspects ‘changeants’ dans sa personnalité.
Isli, avec le pouvoir des Runes, a pu réparer la statuette cassée d’Aeli pour lui rendre au plus vite ses pouvoirs… et a eu d’étrange présages en cherchant à en savoir plus: une femme parlant de la ‘pureté des Vierges de Wotan’ qui l’aurait offensée, et dont le courroux aurait été exacerbé par un amour naissant…
Ce que nous savons… Une certaine Guldrun est apparue, amie proche de Brynhidr. Elle aurait détenu la statuette de Brynhild, mais ne l’a plus.Cette statuette pourrait-elle permettre un rituel.
Aeli possède toujours l’épée du sacrifice sur elle.
Les deux soeurs connaissaient une Norne, que Brynhild cite dans son message ‘Présage’. »

Toutes pensent cette malédiction un signe, mais ce n’est qu’un début. Très peu de temps après, leur soeur Sil est elle aussi directement impliquée, comme si, ainsi que le disait Isli, ‘le sort semblait s’acharner contre elles’. Et là de plus une histoire d’amour est en cause.

J’ai couru vers le rivage,
J’ai maudit les Nornes,
Je voulais me libérer
Du destin qu’elles me réservaient,
Les vagues m’ont soulevée,
Ne m’ont pas laissé noyer,
M’ont emporté jusqu’au rivage
Et j’ai été bien forcée de survivre.
Gudrúnarhvöt (l’exhortation de Gudrun), dans l’Edda.

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