IV.2 Un autre souffle

Chapitre 4

Un autre souffle

Les cités s’aggrandissaient et le monde ressaisit par les difficultés de guerres continuait à fourmiller de vie. Les alliances étaient fructueuses, les artisans plus doués que jamais, vinrent même de nouvelles techniques telles la taille et l’enchantement de pierres précieuses, ou encore le pouvoir de la magie emprise.
Chaque place, chaque cité prenait sa place au sein des autres en complémentarité, les guildes régulaient les relations entre les factions et groupes divers.

Dans cette prospérité, fût célébrée l’alliance attendue et sincère de deux êtres chers à la guilde.

« Neraia et Faille

ont l’immense joie de vous faire part
de leur mariage qui sera célébré
le mardi 24 septembre à 21h au sein
de notre capitale Jordheim.

Nous même ainsi que les Vierges de Wotan et les Fils du Vent
vous accueillerons pour des festivités que nous espérons
inoubliables. « 

Ainsi ce fût Neraia, qui, la première, eu le bonheur d’unir son coeur à son aimé, Faille. Ses Soeurs, heureuses, respectèrent son choix et leur amour, approuvant leur mariage.

Il fût peu après suivi d’un autre, celui de Gretell.

« Mes chères Soeurs,

Othon et moi nous vous invitons a un mariage fort simple.
Il aura lieu à la Pierre de Lynnleigh de Vasudheim ce Jeudi à 21h.

Nous comptons sur votre présence ».

Maîtresses de leurs choix malgré les difficultés qu’elle savaient pouvior traverser, les Vierges ainsi par ce geste s’émancipèrent de leurs chaines. Aisni peut-être aussi de leurs destins.

* * *

Décidée, Isliadel se rend à la demeure des Vierges de Wotan. De sa plus belle écriture, elle rédige une lettre à leur intention, qu’elle placarde sur le mur de la grande salle. Sûrement pense-t-elle alors que maintenant qu’elle avait vécu la même tragédie que sa mère quelques années auparavant en perdant son amour de toujours, elle n’aurait plus rien à risquer par ce geste.

« Bonjour à vous Dames de Wotan,

La plupart d’entre vous m’ont connu toute petite, et ma mère a bercé mon enfance des légendes qui vous entourent.

Je viens aujourd’hui me présenter moi-même, en tant que guerrière et non pas seulement fille de votre Vikty.

Après y avoir longuement réfléchi, j’ai choisi de rejoindre vos rangs, si vous m’acceptez parmis vous.

J’attendrais avec patience votre décision.

Isliadel.
Skald 36e cercle. »

Lorsqu’Islidnna voit ce message, bien plus tard, plusieurs Soeur ont déjà répondu, dont Brynhild qui se montre très enjouée, malgré l’humour dont elle sait faire preuve dans ce genre de circonstances.

« Hmmm, une jeune Skald!

Qui chante, chasse et conte à merveille.
Pour tester ta bravoure et tes mérites, nous allons changer un peu nos habitudes.
Las, les bloodfelags, harassés de nos attaques, se sont séparés de ces petites statuettes, pour nous, bien tentantes.
Il ne reste que leur Trésor.

Tu as exactement, 17 jours et 16 lunes, et toutes lattitudes et ingéniosité pour nous ramener 17 pièces de Platine.
Ceci fait, nous testerons tes talents d’artisane en architecture, tu auras 14 jours pour batir le dongeon principal de notre futur chateau.
Et, enfin, pour te reposer de tous ces efforts, il te suffira, de retracer, la généalogie, les faits et gestes digne d’être narés, de l’ensemble des familles constituant notre charmant petit groupe.

Ces menues travaux menés à bien, tu auras prouvé de grandes qualités que nous mettrons ensuite réellement à contribution par mis nous, la tâche se révèlera alors un petit peu plus difficile.

Je ne peux que me joindre à mes soeurs, apres t’avoir ainsi rassurée, quant au chaleureux accueil qui te sera alors rendu.

Brynhild. »

Dès qu’elle fût au courant de son geste, la Rune Master fît discrètement sortir sa fille des Terres connues et l’emmena en retraite durant de nombreuses lunes, n’avertissant ses Soeurs que par quelques mots brefs et prononcés à demi-voix, d’un air très préoccupé.

Lorsqu’elles revinrent, Lili était guérie d’un mal qui la rongeait depuis sa plus tendre enfance: une grave allergie à la magie, qui l’empêchait même lorsqu’elle était enfant de prendre les portails d’énergie.

* * *

Suivant les humeurs du temps, la grande salle ou la cour continuaient d’accueillir nombreux voyageurs, amis et curieux. L’on y entendit parmis les plus grands noms et vint même un jour passer Sire Phemios de Lys, Consul de Rome en Britannia. Il fît ses honneurs à la maitresse de maison, et s’assit pour raconter son histoire, sur l’invitation de son amie Sil.
Voici ce qu’il confia aux Soeurs.

« Là où le mal ne dort pas, là où l’ombre de la mort guette ses proies, là où l’amour naît dans la peur, et où la souffrance de sa main hideuse balaie tout être d’esprit et de chair, en ces terres noires naquit celui qui dans les âges lointains fut maudit…

Le monde où coule aujourd’hui le sang des Hommes, ou s’entendent les cris des Elfes et ou tombent les nains, lorsque ni le soleil ni lune ne brillaient, par les dieux fut écrit et pensé, et ce de lettres de Mithril dans la roche du mont le plus haut d’un monde a son aube…

Et ce monde prit vie, et ce monde fleurit, des êtres d’esprit et de sang peuplèrent durant les ères la belle et écrite terre…

Et les lettres de mithril coulaient de leur flot inlassable, et les lettres de mithril dictaient de ce monde le destin, les guerres et les peines, les religions, les patries, les nation, les joies et les morts… Les lettres du destin dictaient la vie du monde… Et dans ce mithril furent liés les pleurs des dieux, larme de joie, larmes de malheurs, larmes d’honneur, mais larmes d’avenir, et elles décrivent la vie de chacun, dans le meilleur ou dans le pire…

Naquirent d’abord les Elfes, et les Hommes puis les Nains, et tout ce qui en ces jours porte la vie… et la mort. Il construisirent palais et vécurent dans les grandes vallées, couverts d’or et de pierres, de beaux objets et d’autels funéraires, et pour encore plus richement couvrir les villes, la peine et le sang ils amenèrent sur terre, et ainsi il etait écrit sur le mur du destin, et ainsi beaucoup plus jamais ne virent les rayons du soleil.

Mais c’était là le résultat de la folie des Elfes…

Au commencement du monde les Elfes furent les premiers et leur domination fut assurée, et pour couvrir leur palais d’or, ils firent des nains leurs chercheurs, ils creusèrent jusque dans les entrailles de la terre, et ouvrirent l’accès a ce qui fut le Temple des Dieux, et ainsi s’enfoncèrent dans le berceau du monde, la ou toute vie est écrite, la ou la terre prend vie, et lorsque Daruin, le chef des Nains, vit s’étendre devant lui le mur du mithril, il en arracha une partie, et l’histoire resta ainsi creusée…

Lorsque fiers de leur découverte, les Nains s’en retournèrent chez les Elfes, ceux ci levèrent une grande armée, fût ce même une grande colonie, et allèrent la ou les Nains trouvèrent la pureté du destin, dans les demeures des Dieux, sur les monts de la terre connue.

Dès lors que les Nains eurent arrachés au monde un bout de son destin, la plus belle déesse fut envoyée pour le réécrire, et de ses larmes elle commença à forger l’avenir de chaque cœur et de chaque âme.

Et de ses larmes et de son chant, elle arriva enfin au dernier mot du butin des Nains, l’Anerioë, le blasphème… La force des Elfes se déversa dans les grottes, et arriva bientôt, et elle fut aussi longue que tout le récit du destin, émerveillé devant sa brillance, devant sa pureté. Mais il firent ce qui allait changer le destin, ils transpercèrent la déesse qui pleurait l’avenir, et elle pleura le dernier mot dans une larme de sang, et les grottes s’effondrèrent, et l’armée fut enfouie, et le destin allait à tout jamais en être changé.

Un seul survécut, un de ceux de la jeune race des hommes, brave et vaillant, et dans sa fuite il arracha le dernier point du récit de la vie, celui qui du monde renfermait toute la sagesse, la sagesse de l’avenir, et les leçons du passé, porté par sa lame, HeruCeleb, il vint à bout des monstres et des créatures, et sorti des grottes des nains, dans la montagne des destins, il était Helevorn Gelion, il fit forger l’anneau par Amarth, le forgeron des Dieux, qu’il connu depuis bien longtemps, et revenant vers son peuple, dernier des Grands De la terre, les Elfes le prirent pour Roi, et lui donnèrent pour épouse Brethil Melian, princesse des Elfes D’Haleth, fille du Roi Erinë Paervö. L’histoire d’Helevorn, de son épouse, et de son royaume est contée dans HeruHaleth ( Seigneur d’Haleth ), tout ce qui en sera dit, et qui influera le destin du monde, est qu’Helevorn et Brethil eurent un Fils, semi-Elfe, semi-Homme, de sang royale, et de lignée courageuse, Immortel parmi les vivants, il s’agissait de Phemios Gelion, fils princier, descendant des seigneurs elfes et des Rois des Hommes…

Ainsi Helevorn régna sur Haleth, et lorsque vinrent ses vieux jours alors il commença à s’interroger sur son anneau, et découvrit, chez les Lutins du sud de son royaume, peuple de Luri, que son anneau lui permettait de lire dans l’avenir du monde, et de l’apprécier avec la sagesse du passé. Voyant les dangers qui menaçaient son royaume, son peuple, et sa maison, il décida d’envoyer son épée, son anneau, et son Fils Phemios, dans le bon et fort royaume d’Albion.

Et son choix fut juste, car plusieurs années plus tard, la maison de Gelion succomba devant le mal, le mal le plus fort de la terre, le mal incarnation des ténèbres, et le Royaume d’Haleth perdit sa force, du moins Arogarth le croyait il…

Ici commence le reçit du mot de sang, celui forgé par le pleur maudit de la déesse assassinée par la folie des Elfes…

Le monde n »tait pas encore, les dieux écrivaient l’avenir, et vivaient dans un monde lointain, où le bonheur et la plénitude régnaient. Certains de ces dieux se mariaient, ainsi, quelques siècles avant le déclin d’Haleth, Celion Corentin, figure emblématique de la divinité, pris pour épouse Lolth, mais arriva ce qui jamais ne fut conté, et du sang coula dans son nom, Lolth etait le mot de sang, et son destin en resterait marqué…

Lorsque le fil de la vie continua son cours, et vint le mot de sang, alors Lolth devint mauvaise, assoiffée de pouvoir et obsédée par la mort, elle complota la guerre qui déchira dans le monde de Dieux, la paix ancestrale, et opposa la maison de son mari a celle d’Areliant, Dieux des eaux, qu’elle divisa par maléfices et filtres de ténèbres. Mais la guerre ne fut pas si facile, et Celian perdit son pouvoir et fût ainsi vaincu, Lolth dans sa folie parti alors sur terre, elle y épousa un puissant mage dieu, Narvoc, maître des morts et des nécromanciens, et ils allèrent peupler un royaume souterrain, Arogarth …

En Arogarth, les puits étaient secs, les bêtes soufraient et les hommes étaient esclaves, la souffrance y etait le fruit de la folie de Lolth, prise dans les tourments des ténèbres, elle imposa sa loi, et ses désirs, les femmes devinrent maîtresses, les araignées princesse, et le peuple pacifique des Elfes noirs qui peuplait d’antan les terres d’Arogarth devint mauvais, cruel, cynique, et hideux, ils assassinaient dans un plaisir, ils buvaient du sang pour le désir…

Ainsi Lolth faisait régner la terreur, ainsi Lolth faisait germer la peur, Narvoc, ignoré de sa femme, vivait en retrait, et lorsque le premier enfant du couple maudit arriva, ce fut un fils un homme, un inférieur, ! Quelle humiliation pour Lolth ! Alors Narvoc, hasard du destin, ou plutôt phrase de l’avenir… envoya son fils, Erischlchest sur les terres d’Albion …Lolth dans sa colère maudit Erischlchest et lia son destin et sa vie a celle des Araignées ses filles !

Il faisait déjà sept longs siècles que le royaume d’Haleth avait sombré dans l’oubli, mais le sang de Gelion vivait par Phemios, en Albion, ou Erischlchest connut ses premiers printemps…

Il fut éduqué par les chevaliers Innosang de la Croix, ami de Narvoc, connaisseur d’Arogarth, et Willow le Pec, et loin de la cruauté de sa mère, Erischlchest grandit dans la lumière de Camelot, et dans les principes de la sainte lumière…

Un beau matin, Erischlchest arrivé a son age mure, alla parachever son entraînement dans les contrées désertiques de Dartmoor, ou l’influence de Lolth etait faible, et Erischlchest rencontra la bas Phemios, le fils des Elfes et des Hommes, et ils surent alors qu’ils combattaient le même ennemi…

Et leur lutte allait être forte ! Et leur lutte allait être longue ! Car Erischlchest avait aidé le Seigneur de Gelion à reforger l’anneau, mais le destin allait être terrible… Car en Arogarth les forces maléfiques grouillaient, et la guerre se présageait, une guerre qui mettrais à bas Albion et sa lumière… Erischlchest sentait en lui le mal grandir, sa malédiction se rapprocher de son apogée… cette malédiction qui allait nous sauver tous…

Au détour d’une auberge, Erischlchest et Phemios partagèrent leur savoir et leur passé, la clé en fut bien sur comment Erischlchest fut lié à son destin…

Un matin où la brume était dissipée mais où les nuages couvraient pesamment les toits de Camelot, reparut à Erischlchest l’existence de sa mère, elle voulait le faire revenir à elle, et le croyait-il, l’aimer, mais ce en échange d’un service…

Sa mission devait être de dérober au sein même de la grande Académie de Camelot, là où vivent les textes du monde, et où dorment les livres d’antan, un livre précis, le Livre des Morts. Il engagea ainsi sicaires et assassins, discrets et ténébreux, mais ils furent pris au piège, et tous périrent sous les lames de la garde, sauf un, Kennsanir. Le livre était toujours caché… Erischlchest était au point de rendez-vous, il attendit de longues heures, mais il ne vit arriver autres que des nains, qui n’avaient d’autre mission que de le tuer, ainsi ils mirent fin a ses jours, mais ne purent détruire le corps du fils des Dieux…

Sire Eto Demerzel, grand chroniqueur du Royaume d’Albion, et Berenger partirent, le cœur vaillant, a la recherche d’Erischlchest, pour… le ressusciter, en effet on leur avait confié une relique puissante, détenant les pouvoirs de la vie, et les pouvoirs de la mort. Mais la nuit ne commença qu’alors, car Eto dans son périple, tua une araignée, fille de Lolth ! Et Erischlchest était maintenant maudit, et son cœur de jour en jour se détruisait, et le mal assombrissait son âme, lorsqu’il sera revenu dans le mal, alors ni Albion, ni les Hommes n’auront de pouvoir contrer la colère de Lolth. Mais ils le trouvèrent et le rendirent à la vie…

Sachant cela, Phemios prêta serment d’aider Erischlchest, à détruire sa malédiction, à détruire Lolth, à sauver les enfant de son peuple… Phemios etait tenu par l’honneur de son sang, et par celui de Rome… mais c’est une autre histoire.

Les ténèbres progressent, les ennemis se font nombreux, et le mal assombri nos terres, n’est-il pas une cause à tout cela ? Maintenant si, Lolth progresse, Lolth se renforce… et la fin approche, car la puissance d’un Dieux, n’a d’égal que la force de l’union, l’union des Hommes…
Aronim Hervirat Helianö a Hin Tseal Geri Nemienoë ! « 

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