Her – Film

HerCa fait des mois que je l’avais promis : une petite review du film Her, que j’ajoute au passage à ma filmographie geek. Petit article, parce que je ne pense pas qu’il y aie grand chose de plus à dire sur ce film que ces quelques lignes. Non pas qu’il ne m’aie pas plu, au contraire, mais il a cette présence impeccable et pourtant fugitive qui n’en font ni un film culte, ni un navet. On s’en souvient, c’est un bon film, on passe un très bon moment. Ni plus ni moins.

Her ne réinvente pas complètement la roue en terme de geekostories, mais sort du lot avec un idée intelligente. Scarlett Johansson y incarne, vocalement, un système d’exploitation anthropomorphique, c’est à dire qu’elle émule un comportement humain. S’ensuit une affection entre elle et son « propriétaire ».

Si ce n’est pas le premier film qui évoque ce type de relation avec un programme/robot/humanoïde, il le fait cependant brillamment avec quelques idées simple : Her n’a pas de représentation physique donc tout se joue sur la voix envoutante de Scarlett, elle nous projette dans un futur proche avec le concept d’OS intelligent – pas juste un programme ou une personnalité avec quelques outils d’interface, mais une entité fédérant toutes les capacités technologiques actuelles comme la webcam, Internet, la domotique, la portabilité -, et le pitch de fin est très bien amené.

De quoi se questionner, en passant un bon moment avec une esthétique impeccable. J’ai adoré la façon dont le style des années 70 est modernisé, dépoussiéré dans un environnement hyper technologique.

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Tout est aussi bien pensé qu’un Imac édition spéciale Ralph Lauren : concordance des couleurs, filtres graphiques, costumes impeccables …

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Même l’interface mobile est coordonnée…

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Et la déco d’intérieur n’y échappe pas non plus :

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Bref, si vous êtes esthète ET geek, ça devrait vous plaire.

(GIF > Article « 7 Awesome Details From Her » )

 

S33 you!

6 commentaires

  1. Je redoutais ce film vu le pitch présenté. Et finalement ce fût plutôt une agréable surprise pour quelqu’un qui s’attendait aux sempiternels clichés qu’on inflige aux geeks. Primo parce qu’il ne s’agit pas de geeks dont on parle, mais plutôt de la population en géneral. Secundo parce qu’est bien mis en évidence cette façon chronique qu’a cette population d’utiliser les outils de communication pour mieux s’isoler finalement (grande plaie internationale des années 2000 on dirait). Et finalement parce que sans en faire trop ni pas assez, et suivant une ligne toutefois plutôt convenue, le film s’en sort avec quelques passages subtiles aptes à faire se poser quelques questions aux plus naïfs et moins geeks des spectateurs.
    Les outils numériques ne valent ils finalement que pour notre quart d’heure de gloriole interplanétaire ? Ou cette compagnie sincère que la lacheté ou peur d’autrui n’est plus capable de créer dans la société d’aujourd’hui ?… ce sont là de bonnes questions à se poser si l’on ne veut pas finir aussi cons que des fourmis obéissant à quelques reines manipulatrices.

    1. Merci Tonton pour cet avis, toujours éclairé, toujours mi-acide mi-raisin ;) Je te suis parfaitement sur l’analyse au sujet de l’isolement, mis d’ailleurs fort bien en valeur dans le passage sur le pont, où tout le monde est au téléphone.

      1. Nous sommes tous au téléphone dehors en ville. Ceux qui parlent dedans (ah oui, j’avais oublié cette fonction qui nécessite d’autres humains ^^). Et ceux qui trompent l’ennui et esquivent les « T’as pas… » en s’amusant avec. Je me rappelle qu’au début en jouant intensément à Ingress j’avais un peu honte. Maintenant je m’en tape totalement tant j’observe que l’entourage n’a pas envie de connaitre autrui. Chacun se hisse sa bulle de protection, quitte à passer à côté du merveilleux et unique. Alors le complexe s’est barré et comme tout le monde : on assume.
        Mais cela reste tout de même une étrange période avec ces outils très sophistiqués dont on ne tire pas l’essentiel : être mieux avec les autres… peut être qu’un peu moins de « Moi je… » permettrait aux gens de se rendre compte de la futilité de leur existence en l’absence de relations réelles avec ce qui les entoure.

      2. Cette « bulle », c’est ce que je crains avec les Google Glass, cette technologie ne me tente pas du tout. Je ne crois pas que les objets soient la seule raison de l’isolement, la politique des médias par la peur et le rêve y joue un rôle prépondérant je pense. Qui a envie de sortir ou de s’intéresser à l’extérieur quand soit tout est pourri, soit tout pourrait être bien mais seulement si on a de l’argent… Pour mon prochain événement multimédia je vais organiser un parcours flashcode culturel, histoire de rester dans une belle dualité réel/numérique. L’objet technologique ne doit pas être une finalité, mais un outil « pour aller vers » (media). Tu as largement raison sur ce point.

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