Chapitre II

II.1 Automne

Chapitre 2

Automne

« Rorkal pensa « le temp soudain se fige! »

Psylvien lève les bras, dit quelque mots et lance un sort. Elle semble plus calme.

La guérisseuse prononce ensuite, « Roiss ess od kales erte ued ser’re getork! »
Une lumière diffuse s’échappe de mes mains et envellope Islidna, assise devant elle.
Sa Soeur sent qu’une bénédiction lui accorde protection supplémentaire. Elle ouvre les yeux.

Psylvien lance autre un sort , tournée vers le Troll. Une protection sainte entoure Rorkal, tourbillonne un instant puis vient se déposer contre lui.

Psylvien s’évanouit…

Islidnna s’avance vers elle d’un air inquiet. Rorkal à son tour incante et lance un sort.

Psylvien, sous l’effet du charme, commence à reprendre ses forces plus rapidement.

Rorkal: « Puisse le dieu Frigg te venir en aide »
Isli: «  »ca va? »
Psylvien: »Mmmm…. c’est plus fort que ce que je ne pensais… »
Isli: « Ahhh.. quel malheur! »
Psylvien: « Mais j’ai reussi », souriante malgré l’effort.
Isli: « Il va falloir que nous trouvions un moyen…. il faut que nous … »

Ils distinguent non loin les bruits d’un combat, certainement assez près du mur de la maison de bois laquelle ils sont. La bête grondante s’arrête un instant, trainant peut-êre la dépouille vers sa tanière.

Psylvien reprend « Vous voici protégés de la possession »
« Ta protection me va droit au coeur ma Soeur! je te remercie! »
La guérsseuse est encore un peu faible de l’effort qu’elle a dû faire, Isli la fait asseoir près d’elle.

-« Repose toi… repose toi ma douce Soeur »

Rorkal dit, « Je te remercie aussi noble Psylvien, ta dévotion t’honore »
Psylvien dit, « par malheur, s’il m’arrivait quelque chose, elle vous serait toutefois retirée… »
Rorkal savait que l’enchantement demandait beaucoup de concentration, il était prêt a garder un oeuil vigilant sur sa nouvelle amie.

-« Je pense qu’il faut que les Vierges reconnaissent l’amour d’Aeli et de Bryn devant les Dieux pour que ce genre de malheur ne nous arrive jamais plus! » s’exlama Islidnna, avant d’ajouter « Et le notre aussi », regardant Rorkal avec une étincelle de peur dans les yeux.
-« Oui… même si je ne pense pas cela évident…,vous devriez vous unir au plus vite… »
– « Il nous faudra réfléchir… les unions classiques n’y changeront rien… »

Psylvienn: « Je peux essayer de vous bénir par le biais de Eir… »
Islidnna: « Toi qui est fort sage et puissante ma Soeur, tu pourras nous aider… »

Rorkal retrouvait le sourire mais ne disait mot, pensant que le visage de son aimée éclairé par le jour naissant lui suffisait.

Islidnna « Oui… je pense qu’il faut que les Vierges créent un rituel pour bénir leurs unions »
Psylvien: « Mais cette protection ne sera permanente que lorsque j’aurais atteint le 30ème niveau de ma connaissance… »
Psylvien: « Sinon, il y a bien un moyen… »
Psylvien: « Mais… »
Rorkal: « Oui le chemin est long pour atteindre de telle connaissance »
Psylvien : »Non, oubliez… »
Islidnna: « Quoi donc? »
Rorkal: « Si parle noble Psylvien »
Psylvien: « Cela demanderait trop de sacrifice de notre part à toutes… »
Islidnna: « Parle ma Soeur, nous sommes prêts à tout pour vivre ensemble, et je ne veux plus qu’Aeli et Bryn soient importunée »
Puis elle réagit soudain,
« Des sacrifices? quels sacrifices? pas de sacrifices humains « 
Psylvien: « Non pas de sacrifices humain, mais cela me semble impossible a réaliser vu l’union mal vue par Odin de Bryn et Aeli… »
Psylvien: « Je parle d’une bénéction suprême de notre guilde par Odin… »
Isidnna: « Que notre guilde soit bénie par Odin?… mais…. »
Rorkal: « Comme dans les écrits de l’Ancien Artefact? »
Psylvien: « Je ne sais quelle fantaisie il pourrait nous demander…. »
Islidnna: « Je pense que si les Vierges reconnaissent devant les forces supérieures les amours qu’elles engendrent, alors cela ne pourra plus se reproduire »
Rorkal: « Je connais un rite ancien qui pourrait vous aider »
Psylvien: « La théorie de cette cérémonie est simple, mais la pratique… »
Psylvien: « Et dans tous les cas, il faut que personne ne soit sous l’influence de l’entité… »
Islidnna: « Tout d’abord il faut délivrer Bryn et Aeli de cette malédiction et réparer le mal fait! »
Psylvien: « C’est cela, il nous faut une digne représentante de chaque dieu pour créer une barrière équilibrée… »
Rorkal: « Me permettez vous de soumettre une idée? »
Islidnna: « Oui? vos forces conjuguées semblent pouvoir nous aider… »
Psylvien: « Bien sûr Rorkal… »
Rorkal: « Il me semble me souvenir d’un ancien rituel comme je vous le disait »
Islidnna: « Oui mon amour? »
Psylvien: « Quel est il? »

Rorkal semble se concentrer.
Rorkal: »il me faut entrer en transe pour pénétrer mes souvenirs enfouis »
Psylvien: « Je vais t’y aider.. »
Psylvien lance un sort, et Rorkal semble plus calme.
Rorkal: « Comme je le sais déjà, je suis moi même le jouet d’un dieu, Ymir »
Rorkal lance un premier sort, se concentre et des éclats de cristal apparaissent sur son armure. Puis il incante une seconde fois et semble gagner en force. Enfin au troisième sort, une aura magique l’entoure, conférant à son arme la puissance de la Terre.

Rorkal:, « OH Ymir, ouvre moi les portes de la connaissance!!! »
Psylvien souffle, « oui… »

Rorkal: « Je vois … »
Islidnna surveille attentivement son aimé.

Rorkal: « Ca y est je me souvient maintenant « 
Islidnna: « Nous sommes toutes ouies! »
Rorkal: « Oui une ancienne prière aux dieux « 
Rorkal: « Mais dans un endroit dangereux !! »
Rorkal: « Oui, l’Artifact!! »
Psylvien: « Nous t’écoutons »
Islidnna s’assied pour écouter et se concentrer.

Rorkal: « C’est lui la clef !!! »
Islidnna: « Qui? »
Rorkal: « Il nous faut monter une expedition « 
Psylvien: « Où donc? »
Rorkal: « Je crois savoir où il se trouve, dans Yggra Forest !! »
Rorkal: « Oui je le vois… »
Rorkal: « le chateau « 
Rorkal commence a trembler.
Psylvien: « Non pas ce chateau…. « 
Rorkal: « Non « 
Rorkal: « Cet esprit me trouble »
Isildnna: « Qu’est ce donc? Je ne comprend rien… »

Isidnna se relève et s’approche de lui, posant une main sur son bras.
Rorkal: « Ma concentration est fini mais j’ai le nom du chateau »
Islidnna: « Explique nous… »
Psylvien: « Mmmm… et quel est-il? Je crains le pire… »
Islidnna « Pourquoi penses-tu que nous devrions nous y rendre? »
Rorkal: « Il nous faut nous rendre au chateau du Grallohorn »

L’aura magique qui entourait Rorkal se dissipe et son arme redevient normale.

Psylvien s’exclame: « La sainte relique! »
Rorkal: « oui !! »
Islidnna, qui ne comprend pas grand chose: « Quoi? »
Rorkal dit, « là doit etre accomplit le rite »
Psylvien dit, « hélas j’ai grande appréhension à aller en cet endroit… »
Psylvien:, « … mon… mon père….y a trouvé la mort… »
Islidnna « Oh Psyl! j’en suis désolée! »
Rorkal: « en effet cela n est pas sans risque »
Isildnna: « Quel rituel veux-tu que nous fassions là bas mon beau? »
Rorkal: « J ai bien une idée mais… »

Psylvien se frotte les tempes, assaillie par un mal de tete. Islidnna vient serrer sa soeur contre son coeur.
Psylvien: « Merci ma Soeur… »
Rorkal dit, « il nous consulter les ecrit afin de retroouver ce chant »
Psylvien: « Arrghh…ma tete… »
Islidnna: « Je t’aime ma Soeur, nous resterons unies »
Mais sa Soeur Psylvien semble souffrir atrocement…

Psylvien: « Quelle douleur lancinante… »
Rorkal: « Mais je pense qu’avec une bonne équipe cette expédition serait une noble épreuve »

Isildnna: « Mais.. que… »
Psylvien: « AH AH AH AH AH ! »
Isildnna: « Qu’est-ce? »
Psylvien: « PENSEZ VOUS POUVOIR M’ECHAPER? »
Islidnna: « Que se passe-t-il? »
Psylvien: « JAMAIS! »

Rorkal lance deux sorts. L’un commence à guérir Psylvien plus rapidement.
Islidnna: « Ma.. ma soeur »
Psylvien: « VOTRE UNION, JE LA MAUDIRAIS ! »
Rorkal: « Frigg, vient moi en aide !!!! » et commence à incanter, usant des pouvoirs apaisant et guérisseurs qui sont les siens sur Psylvien, déchaînée.

Psylvien: « ETRES INGIGNES! »
Rorkal: « Mais !! »
Islidnna: « Je.. je ne sais que faire… Psyl, non… »
Psylvien: « INDIGNES DE TOUT!!!!!!!!!!!!! »
Rorkal: « IL SUFFIT !!! »
Psylvien: « AH AH AH AH AH , VOUS N’ETES PAS AU BOUT DE VOS SOUFFRANCES!!!!!!!!!!!!!! »

Le Troll met la main à la ceinture pour y trouver son arme.
Islidnna: « non! c’est ma soeur! »
Islidnna s’interpose.

Psylvien se dirige vers le bord de l’île et s’immerge.
Islidnna tente de sortir sa soeur de l’eau. Elle sort son bâton de Myste et, s’en aidant, essaie vainement de rattraper sa cheville.

Islidnna: « Vite, vite »
Rorkal: « NON !!!!! »
Islidnna: « Ah quel malheur »
Rorkal: « Elle semble attirée vers le fond! »
Psylvien: « cough… cough à moi !!!!!!!!!!! »
Rorkal, à nouveau, incante.
Psylvien: « Par Eir…. »
Rorkal: « Par Ymir de qui sommes-nous le jouet cette fois… »
Islidnna se penche et tente de l’aider à respirer.
Psylvien: « Merci ma soeur…. »
Rorkal: « PAR YMIR montre TOI !!!!! »
Psylvien est épuisée…
Islidnna: « oh! Psyl… « 
Rorkal montre Psylvien.
Rorkal: « Ca va »
Islidnna: « Il… il faut que nous trouvions une solution…. »
Rorkal, revenu de sa colère, s’assied d’un air étonné.
Islidnna: « ah… non il faut que tout cela cesse! je n’en peux plus! »
Islidnna: « voir ma soeur ainsi… ah… c’était presque aussi horrible que de découvrir la tombe de Bryn! »

Psylvien: « Je ne tiendrais plus longtemps si cela ne cesse pas « 
Islidnna: « Oui, nous allons trouver »
Islidnna: « De quel rituel parlais-tu Rorkal? quel en était le but? »
Rorkal: « toute les vierge semble atteintent je craint pour vous mon aimée »
Psylvien: « mais quelle est donc cette harpie et que nous veut elle? »
Islidnna: « Oui… oui, il faut vraiment trouver au plus vite une solution »
Rorkal: « le temps nous est compté et pourtant notre élan semble s’essoufler… Que va-t-il nous arriver maintenant… »
Islidnna: « Bien, il faut donc au plus vite trouver le moyen de délivrer les Vierges de cette emprise »
Psylvien: « Je pense que vous avez compris le but de cette possession sur mon être… »
Islidnna: « oui… cette force cherche à atteindre toutes les Vierges! »
Rorkal: « Je pense que c’est l’amour même qui est visé »
Psylvien: « Hmmm… si elle s’est emparée de moi, je pense surtout que c’était dans le but de me supprimer pour briser votre bénédiction… »
Rorkal: « Celui d’Aeli et Bryn, le notre, celui qui vous uni « 
Islidnna: « Oui… Ou que l’amour au sien des Vierges a été le déclencheur de cette malédiction! Il nous faut l’assumer et trouver un moyen »
Psylvien: « Une fois brisée, elle aurait pu s’emparer de toi Islidnna, je pense que tu es visée pour le savoir que tu pourrais nous apporter »

Rorkal: « Sans une bonne expedition, nous ne pourrons surmonter l’épreuve de la traversée d’Yggra « 
Islidnna: « Quoi? »
Islidnna: « Explique moi Rorkal, je ne connais ni cet endroit, ni cette relique et je ne comprend pas… »
Psylvien: « Ta connaissance des runes et ta recherche de traduction semble l’irriter semble t il… »
Rorkal: « Oui attend mon aimée je comprend les propos de psylvien »
Psylvien: « Je vais avoir besoin d’une protection permanente… »
Psylvien: « Pour pouvoir moi aussi vous protéger… »
Islidnna: « Oui Psyl… mais il ne faut pas pour autant avoir peur! Nous trouverons une solution »
Rorkal: « Peut-être existe-t-il une solution disont plus simple à votre problème? »
Psylvien: « Que pourrais nous apporter la sainte relique de Midgard? »

Islidnna s’assied et laisse ses ainés s’expliquer.
Psylvien: « Islidnna ne sera t elle pas trop exposée au danger? »
Rorkal: « Je me charge de la protéger voyons! Remet-tu en doute mes talent de guerrier? » lui dit-il, sans colère.
Islidnna: « Je n’ais pas peur! »
Psylvien: « en aucun cas… »
Rorkal sourit, semblant ravi de détendre l’atmosphere en ces moment troublés.
Psylvien: « Je ne me permettrais pas… »
Psylvien: « Mais tout me semble si étrange… »
Islidnna: « Alors que pourra nous apporter cette relique Rorkal mon aimé, à quelle solution penses-tu? »
Rorkal: « La vision que j’ai eue me montrait ne ancienne prière purificatrice !! »
Psylvien: « mmm… »

Islidnna sent la présence de Lame, son amie, disparaitre dans les brumes… Elle vient surement de s’endormir pense-t-elle.

Islidnna: « Pourquoi penses-tu qu’elle pourra nous aider? n’y aurait-il un moyen moins dangereux? ce n’est pas que j’aie peur mais… »
Rorkal: « Les problèmes que vous affrontez sont à la hauteur de la tache que je vous propose Rorkal: « Mais selon moi elle pourrait vous delivrer »
Islidnna: « nous t’écoutons … ah? cette relique pourrait nous aider alors? »
Rorkal: « Elle represente un lien direct avec nos dieux , celui qui s’en approche voit ses pouvoir décupler »
Psylvien: « un instant… je vous laisse… Psylviann doit recueilllir des objets précieux qu’elle vous remettra; un ami doit lui donner à Alta et est fort pressée… »
Islidnna: « oui, bien ma soeur…. »

Rorkal: « très bien « 
Rorkal s’incline devant Psylvien.
Psylvien: « Pouvez vous attendre Psylviann ici? »
Islidnna: « nous restons ici! »
Islidnna: « oui! »
Psylvien: « bien »
Rorkal: « bien sûr, à bientôt »
Psylvien: « à bientôt »
Rorkal fait un signe à Psylvien.

Rorkal souffle « Oh mon aimée, ces journées passées avec toi son si douces malgré les évènements ».
Islidnna le contemple avec les yeux de l’amour… elle sourit et semble plus heureuse que jamais.
Rorkal : « Loin des combats ou à la recherche perpétuelle d’experience arrachée à des corps sans âmes, vous me siderez »

Islidnna: « Je sens que Psylviann, la soeur de Psylvien, arrive, je vais me concentrer quelques minutes sur les Runes mon amour, je suis à toi d’ici peu, accueille Psyl si elle arrive » puis ferme les yeux, et, aborbée par ses prières, commence à consulter les Runes.

Rorkal ferme les yeux un instant et prononce à mi voix:
« Oh Ymir le très miséricordieux !! »
« Je reconnais avoir gaspillé mon temps avec des projets sans importance ! »
« Celui ci n ‘émanne pas de moi ! »
« Mais à cet instant précis j’implore une seule chose »
« Pour tous ce que j’aurais du penser »
« Pour tous ce que j’aurait du dire »
« Pour tous ce que j’aurait du faire »
« Oh misericordieux Ymir j’implore votre pardon !! »

Psylviann s’incline devant eux.
Psylviann dit « Bonjour Monsieur Rorkal, bonjour ma soeur »
Elle lance un sort et appelle une âme combattante pour les assister. Puis le regarde faire tandis qu’il convoque à son tour un esprit déchu. L’esprit soldat incante à son tour,se conférant une aura de sainteté. Psylviann, répétant l’opération se retourne, assistée de quatres guerriers.

Islidnna: « bonjour Psylviann! »
Psylviann lui fait signe.
Islidnna: « comment va-tu? »
Rorkal : « Enchanté, noble Psylviann, j’étais dans mes pensées »

Un champ entourant Psylviann se dissipe tandis Rorkal s’incline devant elle.
Psylviann dit, « Bien ma foi malgré ces troubles, je ne comprends pas tout… »

Islidnna: « J’étais plongée dans mes Runes et Rorkal prie à son tour… ah il a fini! »
Islidnna: « Ta soeur a-t-elle dit quelque chose? »
Psylviann: « Je vous présente mon papa Phorgen Eolh, enfin, son esprit »

Ils semblent tout deux examiner l’esprit soldat. La créature ayant visiblement une attitude amicale à leur égard, ils s’inclinent de concert.
Islidnna: « ravie de vous rencontrer »
Phorgen : « Bonjour à vous »
Rorkal: « il semblait être un fier guerrier »
Psylviann: « Oui mon papa il était très fort ! »
Islidnna: « Psyl, que t’as dit ta Soeur? »
Psylviann dit, « pfff… j’ai pas tout compris… »
Rorkal: « laissez moi lui rendre hommage au nomd ymir !! »
Rorkal lance un sort, et une aura magique entoure l’esprit soldat, conférant à son arme la puissance de la Terre.

Psylviann dit: « Phorgen dit, « merci Brave Guerrier au coeur pur » »
Islidnna est visiblement très impressionnée par le père de son amie.

Psylviann: « Apparemment, c’est une drôle d’histoire… »
Islidnna: « Oui, une bien sombre histoire surtout! »
Rorkal: « En effet aussi sombre que les nuit du Niflfheim »
Psylviann dit « Au fait ma Soeur, pourrais tu rendre sa statuette à Psylvien? », mettant la main dans son sac pour ressortir une statuette de pierre.
Islidnna la prend et la regarde en souriant.
Islidnna: « Bien, merci! C’est la statuette de ta Soeur? », inspecte la statuette.
Psylviann: « On pensait que ça servait à rien, mais bon après ce qu’elle m’a raconté, il vaut mieux qu’elle l’ait! »

Rorkal, qui avait le regard Mesdames, mon chef de guilde requiert ma présence au plus vite, je dois m’absenter un moment mais je reviendrais vite.
Islidnna: « Va vite »
Islidnna: « A tout àl’heure mon amour »
Psylviann dit, « Au revoir M. Rorkal »

Islidnna : « Effectivement c’est bien ta Soeur en train d’incanter, je peux la reconnaitre et puis l’enchantement est intact »
Islidnna: « Merci, je lui rendrais au plus vite… »
Phorgen: « Avez vous compris l’importance des statuettes, prêtresse Islidnna? »
L’aura magique qui entourait Phorgen se dissipe et son arme redevient normale.
Islidnna: « Oui… je crois… que pouvez vous me dire de plus? »
Phorgen: « La vie au Valhalla présente aussi ses troubles, je ne sais pas tout… »
Phorgen:  » Je pense toutefois que ces statuettes pourraient etre un moyen de controle de Wotan sur ses Vierges… »
Islidnna: « Un moyen de contrôle? »
Phorgen:  » Et cela avec tous les effets positifs et négatifs que cela implique… »
Islidnna: « Voulez vous dire que… quelqu’un se serait-il…oups? »

Soudian, le soldat tombe à terre, se désincarnant.
Psylviann dit, « papa !!!!!!!!!!!!! »
Isildnna se relève.
Islidnna: « Et bien? »
Psylviann pleure…
Islidnna: « Il a été rapellé… »
Psylviann: « … snif… il m’avait prévenue… »
Islidnna console sa soeur.
Psylviann: « Il n’a pas le droit de révéler ce qui se passe au Valhalla… »
Islidnna: « oui, les esprits ne sontpas toujours à leur place parmmis nous… »
Psylviann semble se ressaisir.
Islidnna: « Je me pose une question: si Aeli et Bryn sont manipulées comme je le pense, est-ce parce que quelqu’un possèderais leurs statuettes? »
Psylviann: « Mais je sais qu’il reviendra !!! »
Psylviann: « Mmmm… tout est possible, en tous cas d’après ce que j’ai compris, Bryn n’a plus la sienne »
Islidnna: « Et pourquoi ne nous auraient-elles pas dit qu’elle ne l’avaient plus? »
Islidnna: « Il faut le leur rendre au plus vite! »
Psylviann: « Je ne sais pas… c’est difficile pour moi tout ça… »
Psylviann dit, « Je suis encore jeune… je comprends pas tout… »
Islidnna: « Bien, je pense donc que dans un premier temps, il faut tenter de délivrer Bryn et Aeli de cette emprise en leur rendant leurs statuettes »
Psylviann: « Mais où on va les trouver? »
Islidnna: « Puis… réparer l’erreur de la mort de Brynhidr »
Psylviann: « Oui, ca c’était horrible… »
Islidnna: « Et enfin, instaurer un rituel pour bénir les unions des Vierges »
Psylviann: « Puis un rituel de protection de la guilde…. c’est énorme… »

Psylviann a l’impression qu’elles n’y arriveront jamais…
Islidnna: « Oui, où trouver ces statuettes? j’avais cru comprendre que Hingeleen était à la recherche de celle de Brynhild »
Psylviann: « Oui mais elle a été troublée elle aussi et je sais pas si elle l’a eu ou si elle a encore l’envie de le faire … »
Islidnna: « Je ne sais pas si le rituel de protection de la gilde sera nécessaire… car si la pureté des Vierges a été vue comme un affront par cette chose… »
Islidnna: « C’est l’amour au sein de la guilde qui a été le déclencheur, il faut donc pouvoir s’assurer que les unions des Vierges seront acceptées par les Dieux »
Psylviann dit, « Moi j’ai une question pour toi… »
Islidnna: « Oui, je t’écoute »
Psylviann dit, « la méchante entité que tu as vu, c’était celle que vous appelez la Norne??? »
Islidnna: « Je ne crois pas… mais comme je ne connais pas le visage de cette Norne, je n’en sais rien… »
Psylviann dit, « Pfff…. houlala…. c’est difficile… »
Islidnna: « Ce qui me fait dire que ce n’est pas elle est le fait que Brynhild la consultait régulièrement »
Islidnna: « Elle devait donc bien la connaitre… »
Psylviann dit, « Mmmm… c’est pas bête ça… »
Islidnna: « Mais peut-être as-tu raison… oui… je vais explorer cette piste! »
Psylviann: « Aaah… si j’étais plus grande je pourrais plus vous aider »
Islidnna: « Bryn n’étais pas à l’abri d’une erreur »
Psylviann: « Ou alors c’est la méchante qui a possédé la Norne? »

Islidnna: « quand à moi, j’ai aussi une question à te poser… »
Psylviann dit, « oui quoi ma soeur? »
Islidnna: « Que peux tu me dire de ton Dieu, Hell? »
Psylviann dit, « ……. »
Psylviann dit, « … euh… »
Islidnna: « Bien bien, ne te presse pas, mais il faudra quen ous en parlions »
Psylviann: « …. Moi j’ai pas le droit… »
Islidnna: « D’accord… Je ne veux pas te mettre mal à l’aise »
Psylviann dit, « … Y’a que les grandes pretresses qui peuvent le faire, je suis trop inexpérimentée et je risque beaucoup… »

Islidnna: « Mais Rorkal a eu l’intuition que ce Dieu pourrait nous venir en aide, ou ses prêtres peut-etre… il faudrait que j’en sache plus…. »
Islidnna: « Je chercherais »
Psylviann: « Faut demander à Hingeleen, je l’ai vu promue dans l’ordre, elle doit etre forte maintenant, non? »
Islidnna: « Il faudra aussi que Rorkal nous explqiue un peu mieux son idée quand à trouveer un certaine relique… »
Islidnna: « Oui, je compte demander son aide à Hingeleen, quand elle sera définitivment une Vierge de Wotan »
Psylviann dit, « oui ma soeur croyait que la relique c’était la relique de force ou de mana de Midgrad… »
Islidnna: « Je crois qu’il a voulu nous faire comprendre qu’lle nous serait utile mais je ne sais pas exactement ce qu’il avait en tête… »
Psylviann: « Faudra en parler aux autres de tout ca… »
Islidnna: « Oui, tu as raison! »
Psylviann: « Je dois partir, ma soeur revient, tu peux lui donner sa statuette? »
Islidnna: « Oui, bien sûr, je l’attend ici! »
Psylviann dit, « Merci, à bientot gentille Islidnna »
Islidnna: « merci Psylviann, à très bientôt! »

Psylvien revient quelques temps plus tard.
Psylvien: « Bien bien bien… »
Elektra dit « bonsoir », puis entame une discussion avec Lynnleigh.
Psylvien: « bonsoir »
Islidnna: « bonsoir Elektra! »
Ils entendent les mots « sang de thane », et Elektra reçoit un objet de Lynnleigh, qui lance un sort.

Islidnna: « bonjour Psyl, tu vas bien? »
Islidnna: « tiens! » et sort l’objet de sa besace.

Psylvien : « oui, ca va je viens de me faire taper sur les doigts mais bon… »
Psylvien : « Tiens ma statuette? »
Islidnna: « Voilà ta statuette, ta soeur me l’a remise »
Islidnna : « Qui t’a tapé sur les doigts? »
Psylvien : « Mon maitre armurier… »

Psylvien : « Je ne savais même plus qu’elle l’avait ! »
Islidnna: « Il est important que tu la garde dorénavant toujours sur toi »
Psylvien : « Oui je la garderais… »
Islidnna: « Nous avons .. nous pensons que notre statuette petu-être un contrôle sur nous… »
Psylvien : « Oui, nous avions déja des doutes quand a cette possibilité, et cela se confirme de plus en plus… »
Islidnna: « Et nous nous sommes demandé aussi si celles de Bryn et Aeli ne leur avait pas été substituées pour les controler ainsi qu’elles le sont actuellement…. »
Islidnna: « Bryn n’ a plus le sienne, c’est sûr… »
Psylvien: « …..Mmmmm…. ce n’est pas bête… il faut voir leurs statuettes… »
Islidnna: « Oui, il le faut… »
Psylvien: « Selon Aeli, la sienne à le marteau brisé, mais elle ne l’a pas montré… »
Islidnna: « Ce soir, nous serons toutes ensemble pour la cérémonie de Hing’ nous en parleront »
Psylvien: « Oui, mais après ne troublons pas cet instant de joie…. ils sont rares en ce moment… »
Islidnna: « J’exposerais à toutes les Soeurs réunies ce que j’ai découvert »
Psylvien: « Tu feras bien… »
Islidnna: « Après la cérémonie bien sûr, mais il faut bien avertir tout le monde, car nous avons toutes des informations éparpillées… »
Psylvien: « Cela est vrai… »
Islidnna: « Et nous réfléchirons aux solutions à adopter »
Psylvien: « Ma soeur a-t-elle pu vous aider? »
Islidnna: « Comme je le disais à ta soeur, je vois plusieurs choses à faire dans l’immédiat… »
Psylvien: « Oui… »
Islidnna: « J’ai aussi rencontré votre père! Quel honneur! »
Islidnna: « Bien alors, retrouver les statuettes de Bryn et Aeli et les délivrer de l’emprise du mal »
Islidnna: « Ensuite, réparer l’erreur de la mort de Brynhidr »
Islidnna: « Enfin, instaurer une cérémonie propre aux Vierges pour bénir leurs amours »
Islidnna: « et je me demande si Rorkal n’avait pas raison quand il parlait d’une purification de la guilde »

Soudain, des bruits se font entendre. Un jeune homme court vers elles en agitant les bras. Un voleur tomte à ses trousses tente de lui extorquer quelque chose, visiblement.
Reyshender dit, « Au secours »
Reyshender attaque le voleur tomte avec son marteau, qui réplique et le balafre. Le jeune homme trébuche, et se reprend un coup. Reyshender attaque son assaillant une deuxième fois.

Islidnna: « peut-être devront nous en passer….huuuh! »
Elle se relève.

Les deux arrivants se battent à quelques pas.

Psylvien lance un sort, tandis qu’Islidnna commence à incanter votre Ombre Agressive.

Reyshender attaque le voleur tomte avec son marteau, le voleur tomte attaque Reyshender et touche, Isildnna lance le sort Ombre Agressive, et frappe mortellement le voleur qui s’écroule sur le sol. Sa victime récupère vivement ses affaires, en profite pour vider le sac du Tomte, et s’incline.
Reyshender dit « Merci beaucoup »
Islidnna: « De rien » en se rasseyant.
Psylvien: « De rien ».
Islidnna: « Donc je disais… Nous devrons peut-être passer par une cérémonie de purification de la guilde pour laver cet affront… »
Islidnna: « C’est à voir…. »
Psylvien: « Oui je suis d’accord avec tout cela, il faudra l’exposer aux autres… »
Islidnna: « Oui, nous en parlerons ce soir… je vais continuer pour ma part à prier et à consulter les Runes, je dois reprndre mes forces et me réconcilier avec le Runes, car j’ai perdu beaucoup de mes visions tellement la dernière m’a effrayée! »
Psylvien: « Je comprends… »
Islidnna: « Je vais donc te laisser, nous reparlerons de cela plus tard… »
Psylvien: « Je dois pour ma part retourner à Jordheim…. mon maitre est un peu tyrannique.. »
Islidnna: « Merci d’être venue Psyl! merci beaucoup! »
Psylvien: « Je t’en prie, c’est normal… »
Islidnna: « Ta présence m’a fait du bien, cela faisait longtemps que je ne n’avais pas vu une des notres et j’avais si peur de ma vision… »
Psylvien: « Il n’y a aucun probleme ma soeur… »
Islidnna: « A ce soir, prends bien garde à toi, fais attention »
Psylvien: « Que Eir te protège, à ce soir »
Islidnna: « A ce soir! »

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II.2 Sangs mêlés

Chapitre 2

Sangs mêlés

Dévouées à Odin, dont le nom est aussi Wotan, les Vierges sont l’image de la Walkyrie.

« Une Walkyrie est une femme restée vierge sur
Midgard et à laquelle Odin a reconnu de si
grandes bravoures au combat qu’il l’intègre
dans une sorte de garde rapprochée dont le
but est de préparer Ragnarok, lui laissant
ainsi officielement la possibilité de se
dépraver aupres des Einjerhars
qu’elle juge digne de ramener en Valhalla… « 

Telle est la définition qu’en donne Brynhild.
En ces temps, l’histoire et la mythologie n’étaient pas regroupés en une seule vision des choses, et bien souvent certaines obédiences enseignaient leur interprétation des Légendes.
Islidnna avait choisi de confier sa carrière à Odin et portait sa dévotion envers ce père de toutes connaissances.

 » Odin, dieu de Toutes les Connaissances, père de Toutes les Choses. Odin est un dieu sage et juste. Les prêtres d’Odin sont sages et avisés. Ils sont respectés par tous les clans, autant pour leur connaissance des runes magiques que pour leurs sages conseils. Prêtres Vikings et Nains sont établis depuis longtemps dans des temples anciens, entretenus et où l’on organise régulièrement des célébrations en l’honneur d’Odin et des autres Aesirs. »
En épousant cette carrière, elle a pu se rapprocher encore plus d’Odin, le dieu des Runes sacrées.

La Tradition indique que c’est Odinn qui révèla les Runes aux hommes :
« Odinn voulait connaître les runes et les révéler.
Les runes, ces signes mystérieux, écriture secrète et magique, symboles d’une connaissance interdite, auxquelles les dieux n’avaient pas accès.
Neuf jours et neuf nuits, il médita dans l’ombre protectrice d’Ygdrasil. Puis il demanda aux autres dieux de réaliser son désir. C’était un véritable sacrilège que de réclamer ce pouvoir interdit aux dieux, aussi refusèrent-ils.
Alors Odinn demanda l’arbitrage des Nornes. Les gardiennes des portes sombres, après réflexion, lui furent favorables ; mais elles lui imposèrent de terribles conditions. Odinn accepta le sacrifice, en toute connaissance de cause.
Il se pencha sur la fontaine de Mimir. Comme il ne voyait rien, il sacrifia son oeil droit, qui tomba dans la source sacrée.
Alors il vit.
Il vit les temps infinis, la profondeur de la mémoire, le passé et le futur des hommes.
Puis, il se perça le flanc de sa lance et les dieux le pendirent, la tête en bas, par un pied, sur l’if sacré dont il était né. Tous les bourgeons de l’arbre se mirent à saigner. Pendant neuf terribles nuits de souffrance, le dieu borgne resta suspendu à Ygdrasil.
Neuf nuits, comme il faut neuf mois pour faire un homme.
Ses seuls compagnons étaient ses corbeaux, Hugin et Munin, et ses deux loups, Freki et Geri. Ils accompagnaient de leur chant de désespoir son horrible supplice.
Odinn lutta pour surpasser sa douleur, s’appliquant à percer le secret des runes.
Il finit par les découvrir et les retint dans une indicible souffrance, à la fin de la neuvième nuit.
Alors que les ténèbres cédaient la place au soleil, le dieu fut illuminé par la lumière des runes enfin révélées. En découvrant les runes, Odinn devint « le prince du pouvoir gravé ».
Odinn enseigna qu’il faut utiliser les runes dans toutes les circonstances de la vie, car elles sont un guide, une aide ; elles sont l’espoir des désespérés, les fidèles compagnes du coeur brisé par la solitude. « 

Neraia, skald, aimait à entendre cette ode sur les Valkyries guerrières, servantes d’Odin, qui choississent les guerriers qui vont mourrir au combat.

Le sang tombe
De la toile nuageuse
Du vaste tissu
Du massacre.
Le tissu de l’homme,
Gris comme une armure,
est en train d’être tissé
Les Valkyries
Le croiseront
D’un fil sanglant.
La trame
Est faite d’entrailles humaines;
Des têtes coupées
Tendent ses fils;

Les supports
Sont des lances ensanglantées;
Les barres sont couvertes de fer,
Et des flèches en sont les navettes.
Avec des épées nous tisserons
La toile de la bataille.

Regarder autour de soi
Devient horrible maintenant,
Un nuage rouge comme le sang
Obscurcit l’horizon.
Les cieux sont teintés
Du sang des hommes,
Et les Valkyries
Chantent leur chant.

Brennu-Njáls saga (saga de Njal).

Chacune d’entre elle avait sa vision de leur vocation, et elles en parlèrent franchement durant de longues heures.
Mélange de tradition, d’enseignements, de légendes et parfois même d’héritage de sang, malgré leurs différences elle savaient partager le même chemin, comme une évidence. Le travail sur une charte de guilde était nécessaire, et elles s’y atelèrent, mettant en commun leurs convictions.

Mais ni la terre de Midgard , ni Odin ne sont qu’amour et tendresses. Aux portes du royaume, les combattantes sont souvent appelées par des alliés. D’une part, les zones frontalières sont le terrains d’affrontements sournois et sanglants entre les groupes se rencontrant, défendant leur territoire d’éventuelles invasions. D’autre part, les reliques magiques conférant à tout le royaume une puissance physique et magique supplémentaire, gardées dans des forts, sont les cibles d’attaques continuelles. Bien des morts passent par un autre monde avant de pouvoir revenir sur Midgard. Certains sont tout de suite réanimés par des guérisseurs ou des shamans. D’autres errent un long moment, fantômes au desus de leurs dépouilles, attendant l’instant où leur corps pourra être rappelée à leur dernière Pierre des Ames. Cet ‘autre monde’ dans lequel ils ne font alors qu’un passage est le Valholl.

« Le paradis, cet espace céleste des guerriers germaniques et scandinaves. Il existe, nous le rappelons, deux sortes de « morts », ceux qui ont trépassé de façon « banale », destinés aux Vanes et ceux qui sont tombés, les armes à la main, sur le champ de bataille, choisis (leur destin) par les Nornes.
Ce sont les Walkyries qui ont la charge de cueillir sur le champs de bataille les héros morts, ceux destiné à l’Asgardr. Les Walkyries, divinités rédemptrices, amazones vierge, choisissent les héros morts au combat et les escortent dans le Walhalla. Le héros arrive glorieux, à cheval et en armes, au Walhalla, précédé d’un chien. Le défunt est accueilli par ses pères qui lui tendent une corne d’hydromel à boire ; puis il reçoit la couronne d’un vainqueur. « 

Sûrement, les Vierges ont aussi été confrontées à cette omni-présence de la mort, objet de leurs vocations comme de leurs malheurs, par ce rapprochement aux femmes que sont les Valkyries.

Partout, d’autres guildes et vocations voient le jour, constituant des fronts et des alliances. L’organisation matérielle et structurelle de la guilde se devait d’être fixée pour participer à la vie midgardienne.
Gronk Talin le premier intervient pour leur parler d’un regroupement de Maitres de guilde, l’athling.
– « Je vous propose, si vous désirez en faire partie, de vous adresser a Wolik, representant pour les chiens de guerre du grand conseil.  » lança-t-il en passant le pas de la porte, réajustant son haubert.
Bien que flattées, les Vierges ont encore des points à régler avant de s’engager.

La cérémonie d’introduction fût instaurée, à l’issue d’une période probatoire aboutissant à l’intronisation. La recrue devait tout d’abord trouver au sein des Vierges une marraine. Les membres de la guilde tinrent longtemps le secret sur les modalités de ces rituels. Il s’agissait, au long de rencontres avec chacunes d’elles, de mener la novice à trouver un objet: une statuette de Walkyrie. Puis cette statuette était enchantée pour elle lors de la cérémonie finale, moment où elle prêtait son serment d’allégeance. C’était un objet très important que la Vierge se devait de protéger. On a pu voir précédemment qu’après qu’elle fût cassée, Aeli avait perdu ses pouvoirs divins: c’était probablement un ‘lien’ qu’Islidnna par un enchantement scellait dans la pierre taillée. D’ailleurs la jeune femme, persévérante, pouvait désormais officier seule et s’intéressait de plus près aux Runes divinatoires. Grâce à Psylvien qui ouvrit sa première échoppe à Jordheim, elle obtint un coin de l’arrière boutique pour entreposer ses composants et commercer un peu.
Les temps alors étaient à la recherche de fonds pour pourvoir aux nombreux besoins de la guilde. De nouvelles recrues arrivant il s’agissait de les accueillir au mieux.
Slayanya travaillait d’arrache-pied pour s’améliorer en armurerie, passant ses nuits au marché de la ville. Les guerrières toujours vaillantes au combat détroussaient voleurs et monstres bien lotis pour ramener de l’or et des denrées.

Certaines guildes deviennent extrèmement puissantes, clés des défenses aux frontières comme des assauts de reliques. Il devient pour tous évident que l’union fera la force, mettant en commun le matériel de guerre, armes parfois très lourdes et coûteuses, et les talents par le biais des meilleurs artisants. Les places de marché, situées non loin des forges et instruments à travailler, devinrent rapidement le point de rencontre et de d’échanges marchands. Le système d’alliance fût institué, afin que les guildes puissent s’organiser et se regrouper. Le royaume était alors en ébulition, chacun sachant que la guerre grondant aux portes n’attendrait que le meilleur pour entammer les premiers coups de semonce.

Extrait.
« Isli sourit.
Chaque jour un peu plus, l’amour de son tentre promi la rendait plus forte et plus courageuse.
Elle savait le prix de son engagement au sein des Vierges de Wotan et était certaine que cet amour en aucune façon ne viendrait amoindrir sa foi en leur destinée, mais au contraire la renforcait.
Cependant, un voile sombre vint ternir son regard.
 » Il est temps que je leur dise » souffla-t-elle.
« Aucune d’entre elles n’ignore notre désir de nous unir, et je pense être sûre que toutes soutiendront notre projet, mais ces Révélations, comme chaque instant qu’Odin met sur notre chemin, modifient le cours des choses. »
La petite artisane range son ouvrage, se lève et va s’asseoir dans la chambre derrière son atelier. Elle sort de son sac son livre de sorts, en extrait une grande feuille végétale séchée de couleur claire, une plume et une fiole de liquide marron.
Et tout en imbibant la pointe concue, murmure:
« Posée dans notre pigeonnière, ce mot ne pourra leur échapper. Certaines en savent déjà beaucoup, mais il est temps de tirer les conclusions qui s’imposent de toute cette histoire ».

« Mes chères Soeurs,
Je vous avait déjà parlé de ce que les Runes me montrent parfois. J’avais déjà eu le sentiment que des forces avaient manipulé les gestes de nos chères Bryn et Aeli pour les mener à faire ce qu’elles ont fait, mais cela semble prendre maintenant une tournure plus claire.
Il y a de cela quelques jours, j’ai souhaité interroger les forces, préocuppée par l’état des fronts auxquels se rendait mon aimé. Alors que je voyageais au travers des Runes, une terrible force me pris à parti, me menaçant en nom des Vierges de Wotan. Quelle vision horrible! Une femme hideuse, rongée par la haine et l’odeur de la Mort, qui, pointant son doigt envers moi me fit sentir son courroux. Je compris à ces mots que la pureté, la vocation, des Vierges de Wotan l’avait offensée, elle qu’elle nous haissait pour cela. Elle me parla en ces termes d’un « amour maudit qu’aucun Dieu n’accepterai » qui avait exacerbé son courroux. Puis vinrent les images de son visage grimaçant, tirant les fils du destin de notre guilde… une petite rixe… Bryn saisissant l’épée pour se suicider, son aimée aveuglée cherchant sa Soeur Brynhidr, et l’aboutissement de cette malédiction avec l’âme de notre maitresse de guilde errant parfois sur Midgard, Aeli privé de ses pouvoirs et une mort tragique…
Je compris qu’elle était bien la cause de tout ce mal et qu’en aucune façon nos Soeurs n’étaient responsable de leurs gestes, que cette chose immonde les avait manipulées. Et qu’il fallait aussi à tout prix que nous luttions de toutes nos forces pour rétablir l’ordre des choses avant que cela ne s’aggrave. Cette force semble très déterminée, elle a tenté de posséder Psyl pour m’atteindre, et je crains de déceler son influence dans quelques tensions naissantes entre certaines de nous. Mais c’est avec confiance que le destin peut se frotter aux Vierges de Wotan, car je le sais, nous ne faillirons pas à notre tâche.
Grâce à Odin et aux pouvoirs des Runes il a été possible, je pense que vous l’avez apprit, de réparer la statuette brisée d’Aeli, et cela semble avoir marché. Il nous faudra sûrement encore nous battre pour retrouver Bryn intacte et venger de quelconque façon de ce soit la disparition de sa soeur.
Ces circonstances m’ont donné depuis à réfléchir sur l’idée d’une cérémonie d’alliance propre à notre guilde, car une union bénie dans les formes sera toujours protégée des Dieux. Je pense que les amours des Vierges doivent pouvoir être officialisées tout en respectant les termes de nos engagements, et un rituel particulier, de plus au regard de la situation actuelle, me semblerai assez approprié. Bien sûr, vous devinez que je pense aussi à Rorkal et moi en évoquant cette union, et c’est non sans émotion que je vous réitère notre souhait de nous unir avec votre bénédiction à toutes.
Enfin, je proposerai d’autre part -mais peut-être serais ce trop m’avancer sans votre avis mes Soeurs- que la ‘virginité’ de notre destin soit scellé par une promesse de ne pas avoir de descendance, ainsi en signe d’engamement envers notre vie de Valkyries.

Voilà.
J’attends avec impatience de pouvoir vous en parler de vive voix,
et c’est avec toute ma tendresse que je vous embrasse.
Votre soeur islidnna.

PS: chère Psyl, tu avais proposé d’officier pour notre union, j’espère très sincèrement que cette idée ne eemettras pas en cause ta participation, cela restera un honneur

Elle partit vers la pigeonnière non sans émotion, pressée d’avertir ses Soeurs; et, le regard tourné vers l’avenir à la fois tendu et confiant, sourit au destin comme à un ami facétieux dont les gestes restent incertains »

Bryn savait la réalité des sentiments amoureux qui unissaient certaines des Vierges à d’autres âmes, et avait accepté l’union. Mais le destin des Vierges de Wotan n’est pas dicté par leurs choix, et leur place était déjà réservée dans l’Histoire.

Ainsi que le fil se coupe toujours trois fois, Islidnna à son tour est profondément meurtrie par la tragique disparition de Rorkal, mort sur les champs de bataille.
Ces derniers mots écrits juste avant de l’apprendre, elle les oubliera, repliée sur elle-même pendant de longues années.

II.3 Génèse

Chapitre 2

Génèse

La guilde se formait non sans mal. De nouvelles recrues commencèrent à y entrer, aggrémentant elles aussi de leur histoire celle des Valkyries. Parfois, elles parlaient d’elles mêmes, d’autres se confiaient moins facilement, mais toutes avaient connu des périodes difficiles.

Hingueleen souvent racontait cette terrible tragédie, avec le charme naïf de sa jeunesse, et, les yeux pleins d’émotion, semblait chercher auprès des Vierges une réponse à ses questions:

« Je suis née à Veldon, un petit village au nord du Val Mularn ou il fait toujours froid. J’ai grandi aux pieds des montagnes gelées que Vanjord, mon regretté père, m’a appris à respecter et au coté ma mère Jeel, qui m’a élevé dans la tradition viking.

Avant la construction de Svasud Faste, le fort de Veldon fut édifié ds le but de prévenir toute incurtion d’un royaume ennemi et garantir une protection aux habitants du village. A l’époque ou les troubles commencèrent à apparaitre dans la faune qui peuplent « mes » montagnes, j’oubliai un soir les recommandations de mon père et fut attaquée par ce qu’on ne croyait n’être qu’un hobgobelin. La vérité se revela être bien pire…

On raconte au village qu’on retrouva mon père mourant à mes cotés, le corps lacérés, seul témoignage d’un combat perdu d’avance ou seuls l’honneur d’un viking et la vie de sa fille furent sauvés. On fit mander le guérisseur et l’enchanteur d’Haggerfel afin de soigner la morsure dont j’avais été victime. Devant leur impuissance, ma mère faillit à la promesse donnée à mon père de ne jamais revoir son frère maudit… Dyre.

On m’emmena jusqu’à Jordheim ou mon oncle accepta de me soigner sans hésiter alors qu’il ne me restait qu’une étincelle de vie. Je ne croyais pas les disciples de Hel capable d’un tel prodige. Ma mère non plus. Pour sa sécurité et la mienne, nous nous etablîmes à Jordheim et j’apprenai de mon oncle les secrets de la magie. Celle de Hel.

Par la volonté d’Odin, j’ai croisé le chemin des Vierges et mis mon baton au service de leur cause. »

Pylvien pour sa part avait aussi sa part de mystère… qui joua tout au long de sa vie un très grand rôle. Les Vierges connaissaient alors déjà sa mère, Orsalne, qui passait régulièrement dans leur demeure, et sa petite soeur Psylviann venait d’intégrer leurs rangs.

« Je suis Psylvien Eolh, fille de Phorgen et Orsalne Eolh. Mes parents étaient un couple de Thanes, guerriers et protecteurs de Midgard. Ils faisaient partie de l’ancienne guilde « Valkjosandi ».Au cours d’un combat en forêt d’Yggdra, mon père trouva la mort par un Mage Albionnais qui le maudit, l’empêchant ainsi de rejoindre le Valhalla…

A la fin de la guerre, ma mère se trouva fort dépourvue, elle n’avait que 28 ans et 3 enfants dont elle devait s’occuper : Moi-même, alors âgée de 8 ans, mon frère Cadalys, 6 ans et ma sœur Psylviann, 5 mois… La situation n’était pas facile pour elle… Elle se lança dans le commerce, mais Midgard avait surtout besoin de reconstruction… Elle fut donc obligée, je le comprends maintenant et ne lui en veut pas, de m’envoyer au couvent d’Eir dès l’âge de 10 ans afin de m’assurer une éducation correcte tout en pouvant subvenir aux besoins de ses autres enfants…

Les études ne me passionnaient pas vraiment, mais je tenais beaucoup à pouvoir soigner les gens et entretenir des rapports privilégiés avec Odin et le Valhalla : la mort de mon père était inacceptable et, égoïstement, je pensais qu’en vouant ma vie à Odin, celui-ci pourrait permettre à mon père de rejoindre le Valhalla… Mais le prix à payer était la solitude…

La guerre recommença alors que je n’étais âgée que de 17 ans… Les bases de mon éducation étaient posées, mais j’avais encore beaucoup à apprendre… Lors de séminaires entre guérisseurs, je rencontrais Vylsk, jeune disciple d’Eir de mon âge… Le coup de foudre fut instantané, mais de courte durée : la guerre redoublait et notre présence sur les champs de bataille devenait nécessaire au détriment de notre apprentissage…

Suite à une grande bataille en Uppland, nous devions soigner beaucoup des nôtres, j’entendis soudain des pleurs et vit un jeune Elfe blessé et terrorisé, sa mère gisait à ses côtés. Il semblait n’avoir que 4 ou 5 ans, et mon cœur oublia la guerre, Vylsk était d’accord avec moi, nous voulions le recueillir n’ayant pas le droit d’enfanter… Mais je dus demander la permission au conseil d’Eir, ce que je fit en allant chercher du renfort la zone n’étant pas sure… Quand je revint, l’horreur remplaça ma joie en ne voyant que le cadavre de Vylsk… immédiatement je tentais de le ramener du Valhalla mais la voix du grand prêtre de Eir se fit entendre : « point d’amour interdit en ce royaume, telle est la règle… il ne reviendra pas… »

Désemparée, je quittais alors l’ordre de Eir, et devint une none guerrière itinérante…

Odin est juste toutefois : il ne me retira pas mes pouvoirs et me permis de continuer à progresser, car j’allais sur tous les champs de bataille pour prodiguer mes soins et assouvir ma soif de vengeance si toutefois je restais célibataire… Quelques années plus tard, à Jordheim alors que je travaillais avec Gest à l’apprentissage de l’armurerie, je rencontrais Slayanya, j’ai aujourd’hui 28 ans et la suite, mes sœurs, vous la connaissez… Mon frère est entré dans l’ordre des Skalds, et ma sœur est une jeune prêtresse d’Odin, elle a en effet été très troublée pendant toute son enfance et à fait ce choix le jour ou elle réussit à entrer en contact avec l’âme de mon père…Elle cherche depuis, elle aussi, à entretenir les meilleurs rapports possibles avec celui qu’elle sert et garde le contact avec mon père…Cela lui donne un certain équilibre et nous permet d’avoir une grande aide de temps à autres…L’aide qu’il nous apporte aidera peut être à sa conduite vers le Valhalla, c’est la mon seul espoir… Ma mère, quant à elle, voyage de ville en ville à la recherche de disciples Thanes qu’elle pourrait aider, étant la seule survivante de sa guilde « Valkjosandi », et ne voulant pas que celle-ci meurt, elle cherche celui ou celle qui pourra lui succéder…. « 

L’on peut remarquer que les deux femmes ont en commun la disparition de leur géniteur, et que cela les marque fortement. Sont-ce des orphelines qu’Odin, père de toutes choses, a appelées pour venir le seconder? Se sont-elle naturellement tourné vers lui pour retrouver un père? Ou ces morts faisaient-elles déjà partie de l’Histoire?

Un jour, alors qu’on ne l’avait plus revue depuis de nombreuses lunes, Islidnna revint.

« Au coin de l’âtre du foyer des Vierges,
dans les rues de Jordheim,
aux dîners communs,
la Vikti Naine est réapparue.

Souriante comme à son habitude, bien que la verve engourdie,
peut-être un peu maigrie et pâlie de ses longs séjours enfermée,
elle explique à qui veut savoir les raisons de son absence.

Bientôt se sait qu’elle a passé du temps à travailler ses rituels,
jusqu’à acquerir d’anciens et rares sortilèges.

De l’usage des plante entre autre, lui aillant permit d’apaiser son asthme chronique.
Et à ceux qui cherchent jusqu’où le pouvoir des Runes peut mener, répond:

« Les Runes du pouvoir guerrier affectent le présent,
celles de divination nous éclairent l’avenir.
Nulles de celles là ne peut pourtant égaler le pouvoir des Runes qui dévoilent notre passé ».

Grossbouf, devenu plus proche encore de la guilde au long du temps, continuait à vivre à leurs côtés. Il se tourmente de voir combien son aimée a changé, comme son frère Oriphiel l’avait dit. A l’image de Bryn revenue hagarde du Valholl, son comportement est différent. De plus en plus, il comprend qu’elle est loin de tout ce qui les attachait avant cet évènement.
Un soir, seul dans la cour, il déclamait ce poème à mi-voix, entrecoupée d’émotion. Nous ne saurons pas si Sil l’a un jour entendu, mais il lui était certainement destiné.

« Decouvrir a quel point la souffrance peut etre dure…
Toucher parfois le vide du desepoir….
Retrouver peut etre les larmes que l’on a pleuré avant….
Des fois nos reves nous echappe….
De pres et de loin…
Nous les gardons serrez contre notre poitrine…
Nous disant qu’ils existent….
Que nous devons seulement chercher….
Chercher l’impossible
Courage dans la nuit qui nous défie…
dans son ombre voudrait-elle nous embrasser parfois…
Ne laissons pas le doute se semer dans notre conscience…
Suivons les cris de notre coeur…
La vie existe…
Elle se nourit par nos rêves….
Par nos désirs…
Par notre desespoir…
Ne point lacher la corde qui nous relie à Elle…
Voici notre devoir….
Tu te bats pour elle mais aussi contre Elle..
Elle apporte en elle la réalité…
Elle nous brise…
Elle déchire notre coeur et meurtrie des fois notre ame
plus qu’elle ne l’est déjà…
Mais toi…
Tu as la force, la sagesse, le courage en toi..
Serts toi de ses armes
Pour la combattre…
Et pour la mériter… « 

Ainsi qu’il était désigné, les Vierges ne pouvaient entretenir d’alliance de coeur autre que celle qui les liait à la guilde, et quel qu’en soit le coût, la consigne était préservée.

Courageux, ‘Boubou’ ainsi qu’aimaient à le surnommer ses proches, surmonte l’épreuve lui aussi. Cela, entre autres, lui vaut l’honneur d’être le seul homme jamais intronisé auprès des Vierges de Wotan. Sans pouvoir pour autant porter l’insigne, il est adoubé Gardien des Vierges, titre qu’il gardera tout au long de sa vie.

Pendant ce temps, une assemblée extraordinaire est initiée par Brynhild. Pour s’agit pour les membres d’une part de faire le point sur la Charte de Guilde et sur les derniers évènements.

Au sujet des sacrifices, Brynhild cite un extrait sur la vocation et la position d’Odin.

« La pendaison d’Odin, qui semble avoir inspiré de réels sacrifices :

Je sais que j’étais pendu / A l’arbre balayé par le vent
Pour neuf longues nuits, / Percé par la lance
Et offert à Odin : / Moi-même donné à moi-même
Sur cet arbre / Dont nul ne connaît Les racines.
Ils ne me donnèrent pas de pain / Ni à boire dans la corne;
Je scrutais les profondeurs, / J’atteignis les runes,
Dans un cri je m’en emparai, / Et alors je tombai à la renverse…

Il montre un double caractère: on le vénère comme le protecteur de ceux qui lui sont dévoués, mais on le redoute comme le dieu aux actions imprévisibles et néfastes. Il est le chef d’une équipe de guerriers, constituant un corps de fidèles autour du chef élu. Ce dévouement a donc un caractère sacré et trouve sa justification dans le lien étroit qui les relie à Odin. Le dieu protège les grands héros et il leur prête son secours en leur donnant l’invulnérabilité, en leur apprenant un stratagème et en leur prêtant la victoire. Mais il arrive toujours un moment où il trahit son protégé. « 

Cette citation soulève à nouveau la question de l’interprétation de leurs vocations et façon de l’interpréter.
Sil décrit une vision beaucoup plus sanguinaire du dieu et des Valkyries:

« WOTAN(ou Odinn)
Dieu insatiable, qui veut toujours plus de combats, de puissance, de plaisirs, de femmes; voulant imposer la loi de sa volonté à tout et à tous; à la recherche du pouvoir absolu; l’archétype d’un Faust.Il est aussi le dieu des morts, qui parcourtles champs de batailles pour offrir les victimes aux Walkyries.
Symbole de la violence aveugle: il voyage dans les plis d’un manteau bleu de nuit, un large sombrero cache son visage, il n’a qu’un oeil, il surgit à l’improviste.Le personnage se complique dans l’interpretation wagnérienne: en s’approfondissant, le sentiment de la puissance se pénètre d’incertitudes,d’angoisse, de désespoir.Cette évolution du symbole de Wotan vers l’intériorité fait apparaître les contradictions internes de la puissance: aucune de ses oeuvres n’echappe à l’inexorable loi de la destruction et de la mort.Le Dieu lui même est soumis à la fatalité, comme la nature toute puissante à produire la vie et impuissante à empêcher la mort.
WALKYRIES:
Nymphes du palais de Wotan souvent rapprochées des Amazones.Messagères des dieux, guides des combats, elles conduisaient les héros à la mort et, une fois introduits au Paradis, leur versaient la bière et l’hydromel.elles excitent les combattants, par l’amour que leur charmes insufflent en leur coeur, par exemple de leur bravoure en tête des batailles, sur des coursiers rapides comme les nuages et comme les vagues possées par la tempête.Elles symbolisent à la fois l’ivresse des élans et la tendresse des récompenses, la mort et la vie, l’héroisme et le repos du guerrier.Moins sauvages et cruelles peut-etre que les Amazones, elles sont tous aussi ambigues.Elles représentent l’aventure de l’amour, conçu comme une lutte, avec ses alternances d’extase et de chute, de vie et de mort. « 

Les Vierges se mettent d’accord pour cohabiter dans leurs différentes façon d’être au service de Wotan, et choissisent leur symbole.
L’emblèmes était tiré d’une ancienne gravure représentant une Servante Valkyrie offrant une corne d’abondance aux héros de Valhalla, et leurs couleurs le rouge, signe de sang, ainsi que le blanc, pureté divine.
Les rangs de guilde, au nombre de dix, sont définis selon des rôles, et non un niveau hiérarchique.

Les trois premiers sont La Maîtresse des Portes -chef de guilde-, les Veneuses d’Einherjar -rang d’accession à un ‘but’ de carrière- et les Danseuses d’Absoutes -conseillères.
Elles constituent le Conseil de Gladsheim, dont le but est, entre autres, de régler les conflits internes et externes si les membres n’arrivent pas à s’entendre.
Ensuite viennent les chefs d’Ohtilas. Les Othilas sont des voies que peuvent suivre les Soeurs: l’Othila du Sang, l’Othila du Verbe, et l’Ohtila de la Création, dont les membres se nomment les Erilaz.
Les Cavalières Vigilantes sont les hauts gradés de la guilde qui ne font ni partie du Conseil, et ne sont non plus Chef d’Ohtila mais participent activement à la vie de la guilde.
Enfin viennent les Novices Valkyrie, « mises à l’essai en vue de l’intégration définitve et officielle », et les Soeurs Solenelles, qui sont intégrées et se préparent à choisir l’Ohtila qui deviendra le leur.

Un système de gestion du trésor de guilde est aussi mis en place, afin de gérer sous l’oeuil vigilant d’Aeli les dépenses et fonds du groupe.

Des réunions sont alors mises en place avec d’autres guildes, afin d’échanger les pionts de vue. Ainsi le Sieur Angromond, rencontré lors de la Croisée des Chemins, crée sa guilde ‘Les templiers de Mjjolnir. Altair, lui, fonde ‘Les Gardiens de Draupnir’.
« Depuis la nuit des temps, les Dieux d’Asgard et le peuple des géants se sont affrontés en de multiples batailles. Jusqu’au jour ou Dieux et géants lancèrent toutes leurs forces dans ce qui sera appelé par les Skalds le Ragna Rokkr, le crépuscule des Dieux, bataille finale qui vit les Dieux vainqueurs et les géants vaincus.
Le Ragna Rokkr dura des jours et des jours. Tous les Dieux d’Asgard étaient là, tous les géants également.
Au cours des combats, et par une sombre traîtrise, Geirroed, le roi des géants s’empara de Draupnir, l’anneau sacré d’Odin, dont le métal provient du coeur même du soleil.
A la fin de la bataille, les géants furent exilés aux confins du monde, et les Dieux se retirèrent à jamais en Asgard.
Ne pouvant pénétrer sur les terres des géants, Odin ne peut récupérer Draupnir.

C’est cette tâche que les membres de la guilde des Gardiens de Draupnir essayera par tous les moyens d’accomplir.
Nous irons défier Hjalgunnar le géant des fôrets, escaladerons les territoires de Bergelmir le géant des montagnes, traverserons les terres gelées de Hrun le maître des banquises.
Une fois arrivés à la forterresse de Geirroed nous récupérerons l’anneau Draupnir pour le remettre à Odin, pour la plus grande gloire de Midgard. « 

Un nouvel ami, Faille, vient se joindre auprès des Valkyries, avec sa guilde des Fils du Vent.
 » Les peuples des territoires du royaume de Midgard sont nommés les Nordiques. Moins civilisés que les habitants des autres Royaumes, les peuples Nordiques sont sans égal quand vient le temps du combat. Traditionnellement, les différentes races de Midgard ne sont pas alliées.
Mais en ces temps de conquêtes et de danger, ils ont mis leurs différents de coté pour combattre leurs ennemis communs.
Que cela se sache, tous les peuples de Midgard sont désormais unis afin de reconquérir leur grandeur d’antan.
La guilde des Fils du Vent est née dans ce contexte trouble de l’histoire de Midgard et garde les marques de cette période profondément ancrées dans ses chairs. »

L’Histoire donc s’écrit, a gré des actions et des convictions des héros de ces terres sacrées, sans que rien ni personne ne puisse présager de ce qu’il adviendrait par la suite.