.: Les Cahiers Pourpres :.

Les Cahiers Pourpres

Les Cahiers Pourpres, Histoire d’un monde.

‘Les Cahiers Pourpres’ sont l’histoire d’un monde, celui de la communauté ayant vécu sur Midgard/Ys. C’est un des nombreux villages de Dark Age of Camelot (jeu de rôle online massivement multijoueur). Ils sont vus à travers l’histoire d’un personnage, Islidnna, et de la guilde des Vierges de Wotan. L’histoire est donc forcément sélective, mais un maximum de points de vue et de témoignages sont récoltés pour l’écrire -les parties en italique ont toutes été écrites par des héros de cette histoire. Les textes cités sont entière propriété de leurs auteurs et ont été collectés sur le forum du site des Vierges de Wotan. Ceci est un recueil pour vous dire merci à tous, à Goa bien sûr, mais surtout à tout ceux que j’ai pu rencontrer au long de cette aventure, de plus ou moins près, et avec qui j’ai vécu de merveilleux moments.

(Voir la vidéo expliquant cette aventure sur Geeky Girl In Motion)

Chapitre I.
I.1 Prélude
I.2 Légendes
I.3 La croisée des chemins

Chapitre II.
II.1 Automne
II.2 Sangs mêlés
II.3 Génèse

Chapitre III.
III.1 Les Nornes
III.2 Le temps des Dieux
III.3 Poupées de pierre

Chapitre IV.
IV.1 Brumes
IV.2 Un autre souffle
IV.3 L’histoire éternelle du cycle de la vie

Chapitre V.
V.1 L’infante
V.2 Sommeil
V.3 Une âme

V.4 Epilogue

.:. Amraël

Crédits
Les textes dit rapportés sont extraits d’autres sources ‘officielles’, les textes rapportés d’une scène sont des échanges ayant eu lieu entre les protagonistes.
.:. Prélude: Introduction tirée de Léon Pineau, Chants populaires scandinaves; textes, Isli; chanson des Vierges de Wotan, Psylvien; texte de fin, extrait du Dictionnaire des mythologies nordiques.
.:. Légendes: chronologie, site de Dark Of Camelot, poème rapporté par Grossbouf.
.:. La croisée des chemins: introduction, Brynhild; textes, Isli, rapportés d’une scène; explication, Aeli; textes, Isli, rapportés d’une scène; poème, Neraia; texte, Altaïr; texte de fin, Gudrúnarhvöt (l’exhortation de Gudrun), dans l’Edda.
.:. Automne: textes, Isli, rapportés d’une scène.
.:. Sangs mêlés: introduction, extrait rapporté par Brynhild; extrait rapporté par Isli; extrait rapporté par Neraia; extrait rapporté par Sil; texte, Isli.
.:. Génèse: biographie, Hingueleen; biographie, Psylvien; texte, Isli; poème, Grossbouf; citation sur Odin, rapporté par Brynhild; texte des Gardiens de Daupnir par Altaïr; texte Les Fils du Vent, Faille.
.:. Les Nornes: histoire par Grossbouf; texte, Isli, rapporté d’une scène; biographie, Grossbouf; extrait Hamdismál (dits de Hamdir), dans l’Edda; texte Assemblée du Dixième Jour, extrait de leur site.
.:. Le temps des Dieux: extrait rapporté, Neraia; texte, Faille; texte, Groumph; texte, Brynhild.
.:. Poupées de pierre: texte, Tildef; texte, Brynhild; texte Gunn; texte, Gretell; texte, Psylvien; texte Isli; texte, Tildef.
.:. Brumes: texte, Neraia; texte, Islidnna; texte, Psylvien; texte; Islidnna.
.:. Un autre souffle: texte, Neraia; texte Gretell; texte, Isli; texte, Bryn; texte, Phemios de Lys.
.:. L’histoire éternelle du cycle de la vie: texte, Psylvien.
.:. L’infante: texte, Isli; texte guilde Les Spectres; échange Isli,Cypheer.
.:. Sommeil: texte, Isli; texte, Skud; texte, Cadira; texte, Millie; texte, Tuor; texte, Psylvien.
.:. Une âme: texte, Isli, rapporté d’une scène; texte, Millie.
.:. Epilogue: texte ajouté.
.:. Amraël: texte, Psylvien.

Un grand merci à: Aeli pour m’avoir fait rentrer dans ce monde, ainsi qu’à: Brynhild, Slayanya, Neraia, Psylvien, Psylviann, Ivory, Grossbouf, Lame, Gretell, Melissandre, Millie, Rorkal, Magnusson, Tuor, Vynnea, Altair, Angromond, Cila, Enae, Gunn, Hingeleen, Tildef, Faille, Katay, Nott, Niki, Symphonie, Nali, Araushnee, Tyu, Eza, Airk, Cadira, Guldrun, Othon, Skud, Dioxine, Helena, Arcalhed, Erika, Keldaelin, Krispylène, Merialk, Ragnuff, Cypher, Nka, et tous ceux que j’oublie….

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I.1 Prélude

Prélude.

Après avoir passé plusieurs jours à marcher, une jeune femme arrive au fond d’un col montagneux, enneigé par la douce journée de printemps. Elle fredonne doucement, regardant l’horizon.

Bien plus loin, au coeur du large pays de Midgard, dans un village marchand, une Vikty des Vierges de Wotan s’assied derrière un étal après avoir soigneusement disposé ses objets. Un homme au visage doux et sans âge pose la main sur son épaule.
« Une belle journée qui s’annonce, Dame. Il y a déjà quelques chalands qui arrivent. »
« Oui je peux les entendre Gedri, ils viendront ».

* * *

Revenons quelques temps en arrière…
Islidnna arrive à Jordheim après avoir fini son enseignement de Myste. Très tôt orpheline, elle a été élevée dans la communauté de son peuple, près d’une ville d’artisans Nains. Encapuchonnée, elle avance pour l’instant dans la foule, les paumes tournées vers le ciel, les doigts tendus.
Sans regarder les passants qui la frôlent, la jeune femme se dirige dans les rues, traversant le marché jusqu’à une chapelle.
Elle lève les yeux et inspecte les environs, semblant chercher quelque chose, se baisse pour mettre à terre un galet dessiné d’un symbole. Puis d’un geste ample elle dépose par dessus une sorte de poudre. Ses doigts bougent et dessinent un signe dans les airs. Devant l’objet, un vent se soulève doucement et disperse la poudre.
Islidnna attrape rapidement la pierre et se relève, dirigeant son pas ferme vers le côté de la bâtisse. Cherchant un instant, son oeil s’éclaire alors qu’au coin elle discerne des bribes de conversation. Ce sont deux jeunes femmes qui, appuyées contre le mur, discutent tout sourire.
Lorsque la Naine apparait, l’une des deux se met prestement d’applomb, le visage aux aguets. L’autre, une superbe rousse, regarde la nouvelle venue en lissant ses cheveux tressés.
-« Je suis Islidnna, Dames. On m’a guidée vers vous et je me remet à votre bienveillance. »

« Qui t’as dit où nous étions? »
Une main à sa garde, l’imposante guerrière parle d’une voix forte.
« Et bien… ».
Troulée, la jeune Myste quand à elle bégaie en pâlissant.
-« Nous ne recrutons que des braves, il ne suffit pas d’être une femme! »
Devant son étonnement flagrant, la rousse se redresse à son tour et prend la parole.
-« Nous devons tout d’abord savoir qui t’as recommandée jeune fille! »
-« Ce.. ce sont les Runes qui m’ont guidée, je n’ai fait que suivre leurs signes! »

-« Hm… » La plus grande se frotte le menton d’un air dubitatif, puis reprend
-« Et que penses-tu apporter aux Vierges? »
-« Aux Vierges? » s’étonne encore la Naine
-« Hey oui quoi, aux Vierges de Wotan, notre guilde! » complète l’autre, tandis que son amie esquisse déjà un geste d’ennui.

Islidnna s’empresse de répondre.
-« Mes mains! Je suis artisanne, une très bonne couturière! ».
Les deux femmes esquissent en coeur un sourire, quelque peu condescendant.
-« Aisni que ma connaissance des Runes! ».
-« Laisse petite, ne gaspille pas ta salive, nous ne recrutons que des braves, je te l’ai déjà dit! »
-« Bryn… » La rousse tente un instant de lui dire quelque chose, mais se ravise et se tourne vers la Myste.
-« Pourtant je suis bien sûre… »
Dépitée et presque suppliante, l’enfant tend les mains ouvertes vers elle, laissant s’échapper la pierre gravé qui vient rouler aux pieds des Vierges.

Les trois femmes regardent le galet s’échapper dans un instant de silence, et lentement se stabiliser, dévoilant le signe.
-« Eolh ». Elles prononcent toutes trois le mot et se regardent mutuellement.
-« Eolh, le symbole des Valkyries. Tu avais raison, c’est sûrement nous que tu cherche petite! Quel est ce signe pour toi? ».
-« C’est la Rune qui m’a été attribuée lors de la cérémonie de sacre Dames. Il est celui qui guide mes orations et mes pas, la voie qu’Odin a choisi pour moi. »
-« C’est bien ça alors. Soit la bienvenue parmis nous ma Soeur! ».

Leurs visages se détendent et elles semblent soudain se comprendre parfaitement.
« Je me nomme Brynhild, je suis la Gardienne des Secret des Vierges de Wotan ».
« Et moi je suis Aeli. Excuse notre chef mais elle est très méfiante. Soit la bienvenue… quel est ton nom encore? »
« Islidnna! Je me nomme Islidnna, Dames ».

C’est ainsi que la jeune femme entre dans la légende des Vierges de Wotan. Aujourd’hui encore, nous ne savons pas tout sur ces guerrières mystérieuse.

On a retrouvé ce commentaire sur elles.
« Ces femmes sont courageuses, Elles ont choisi une voie difficile… Vivre sans hommes, faire voeux de chasteté et de pureté… Quelle audace si ce n’est orgueil ! Mais le chemin du Valhalla et la défense des Ases amène parfois les hommes à bien des extrêmes… »
Erika pasait par leur taverne et les messages laissés sur des parchemins parcourus lui inspiraient la complexité de la destinée des Vierges, gardiennes du royaume d’Odin.
Car ce ne sont que des écrits qui restent de leur histoire, des bribes de mémoire marquées à jamais, constituant le parcours qui les mena… vers leur destinée.

Et voici quelles étaient les paroles de la Complainte des Vierges de Wotan, qu’un jour une chanteuse Kobold confia à l’une d’entre elles, Psylvien.

« Laissez-moi vous parler d’un autre temps,
D’une guilde à Midgard il y a bien longtemps,
Des femmes, toutes sœurs dans la joie et dans le sang
Elles s’appelaient Vierges de Wotan…

Fortes et fières, elles allaient de l’avant,
Contre tous les démons, Odin les guidant,
Valkyries fidèles et servantes mais, mortelles pourtant
Triste destin, Vierges de Wotan…

Richesse et gloire n’étaient pas leurs penchants,
Honneur et dévotion bien plus gratifiants,
Malgré les épreuves et les doutes elles souhaitaient vraiment,
Etre toujours Vierges de Wotan… « 

Tragique et pourtant indispensable, leur destin se dessina entre elle au long de leurs aventures. Lorsqu’on pu retrouver les Tablettes runiques, de nombreux noms étaient cités. Nous savons alors que les fondatrice étaient au nombre de huit: Brynhild Nifflehog, Sil Sigrdifa, Slayanya BloodMessiah, Psylvien Eolh, Neraia Skeggjold, Aeli Wassili, Ivory Haggerfel, et Islidnna. La neuvième fût Melissandre, fille du protecteur des Vierges Grossbouf, la dixième et dernière leur Soeur de sang Vynnea. Elles furent accompagnées de Cila, Enae, Hingeleen, Katay, Nott, Psylvian, Symphonie, Araushnee, qui partagèrent leur vocation, et de bien d’autres qui passèrent un temps, et parfois revinrent comme Lame.

Mais commençons par le début.
Islidnna vient d’arriver à la maison des Vierges. Cette grande bâtisse rénovée est tenue avec rigueur mais semble toujours un peu agitée. Dans la grande salle, où siège une immense table pour les réunions privées, sont disposées des chaises, près de la cheminée. Ici une armure traine, là un livre ouvert. Près de la fenêtre, un atelier de cuirs semble servir régulièrement. La première à l’accueillir dans ces murs est une femme au visage mince et avenant. C’est Neraia Skeggjold, qui lui tape gentillement dans le dos.
-« Bienvenue nouvelle Soeur ».
Avant qu’Isli aie pu comprendre comment Neraia savait déjà qu’elle venait pour cela, ses affaires étaient posées sur une chaise, et, une choppe de bière prestement servie à la main, elle visite la maison. Ce n’est pas alors encore le bel intérieur que Brynhild put s’offrir par la suite, mais l’ensemble est propre et entretenu. Elle découvre en souriant le grand dortoir où elle allait passer les nuits suivantes, et reste un long moment devant l’immense bibliothèque, qu’elle aura soin de compléter à son tour par la suite. Neraia est étrangement familière, et la jeune femme en conclu que les Vierges sont une grande fratrie soudée, apaisée de trouver en ces lieux une nouvelle communauté pour l’accueillir.

Quelques temps lui furent nécessaire pour s’habituer à cette autre vie. Elle continuait son apprentissage des Runes, aidée de Psylvien, une guérisseuse elle aussi sortie depuis peu de son Temple d’Eir. De longues soirées à réviser, entre fous-rires et sérieux religieux, tissèrent tout de suite entre elles une indéfectible amitié.
Elle fît la connaissance de Sil, étrange entre toutes, courageuse devant l’éternel, certainement la plus féroce de toutes les guerrières. De Slayanya, guérisseuse, excellente artisane des métaux. D’Ivory, la chasseuse douce et ingénue, toujours prompte à partir son arc en main et son loup aux bottes. Toutes différentes, complémentaires, la nouvelle venue eu au début un peu de mal à trouver sa place. De petite nature et sujette à de fréquentes crises d’athme, il lui était très difficile de tenir la distance lors des sorties armées que ses Soeurs affectionnaient. Elle choisi de se perfectionner dans la théorie des Runes tout en s’appliquant à la couture. C’est encore avec Psylvien, grande artisane de la guilde, qu’elle passait alors le plus de temps, égayée par les passages de Sieur Grossbouf Oengus (il changea de nom par la suite…).
Ce Troll toujours enjoué, beau parleur devant l’éternel, venait souvent les divertir en racontant de ses interminables histoires, ponctuées d’anecdotes de guerre, faisant briller dans les yeux d’Islidnna les souvenirs qu’elle ne pouvait partager avec ses Soeurs.
Ainsi passsèrent les premiers temps dans la maison des Vierges, dans l’allégresse et la joie des retrouvailles.
Islidnna, passant parfois en ville pour acheter des composants de sorts et du nécessaire de couture, fît la connaissance de plusieurs personnes, dont un chaman Troll nommé Rorkal. Touchant et romantique, il ne tarda pas à convaincre son coeur de s’unir au sien.
C’est alors que le destin frappa une première fois.

Les Valkyries, dites de filles d’Odin, étaient des vierges accompagnant Odin dans la Chasse Sauvage à la quête de héros morts au combat. Leur mission était de sélectionner les Einherjars pour les emporter au Walhalla en vue du Ragnarök. Elles chevauchaient de superbes étalons nacrés qui étaient la personnification des nuages. Leur crinière mouillée répandait une rosée fertile sur la terre mais leurs ailes emmenés même leurs maîtresses sur les mers où elles appelaient les marins pour les rejoindre. Cependant cette version idyllique des Valkyries ne doit pas cacher leurs origines sanguinaires qui les présentent comme des créatures redoutables ivres de tueries et de carnages telles des amazones sauvages ou des Déesses sanguinaires ayant plaisir à s’enivrer de la vision des membres arrachés et des blessures gorgées de sang. Et ces funestes esprits démoniaques tuaient les guerriers parfois elles-mêmes pour les choyer au Walhalla ! Là, elles se présentaient comme des gracieuses vierges aux longs cheveux blonds coiffés en chignon. Elles étaient vêtues de larges et amples robes de cérémonies pour servir la viande et l’hydromel aux guerriers fatigués. Outre leur quête de guerriers, elles étaient aussi les messagers d’Odin et elles parcouraient les cieux armés de lances et e casques sur leurs chevaux ailés (ou parfois des cygnes, voir des dragons ailés), leurs armures formant parfois d’étranges lueurs, les « lueurs Nordiques », en fait, les aurores boréales.

I.2 Légendes

Chapitre 1

Légendes

Afin de mieux cerner les interactions entre les peuples et les factions qui habitent Midgard, nous consignons ici une chronologie des premiers temps, texte reconnu et souvent cité, source de référence pour l’époque.

Chronologie de Midgard.

L’exode des Vikings, bien avant l’an 300

« Filsdancienroisenvont, çapasseplusieursjours. GranfroidévorechateauSvervig. Vagueblancheglacetneige, çabalayevieumurdepierre, çalaisseplurien ! »
– Anrid, Kobold Prêtresse de Hel

Bien des Skalds chantent les temps anciens, lorsque Midgard la grande était alors fertile et verdoyante. En ces temps ancien, même les plus hautes terres du Nord connaissaient des étés sans neige, et de grands et justes seigneurs veillaient sur leurs clans. Puis vint l’Uferlong. Comme par une mauvaise et terrible malédiction les neiges empoisonnées de Nifleheim avaient franchi les sourcils d’Ymir, un froid mordant et mortel descendit sur ces riches contrées. Nombreux furent ceux alors contraints à l’exil, voyageant vers les terres plus chaudes du Sud, et priant les dieux que les montagnes puissent contenir la fureur de l’hiver. Bien des clans furent disloqués par la colère des éléments et la famine, bien des braves périrent de morts sans gloire dans le froid et le dénuement, bien des légendes et savoirs furent abandonnés dans des ruines écrasées par la glace et la neige.

L’alliance des Nains, Années 300 à 450

« J’ai une histoire que vous aimerez, je pense. Il y a longtemps, bien avant que le clan Grenlock ne fonde Mularn, les nains régnaient ici. Ils cultivaient la terre grasse le jour et retournaient sous la montagne le soir. »
– Denise, villageaoise Viking

Alors que les survivants des clans Vikings descendaient vers le Sud, ils découvrirent les premières bourgades naines, qui en ces temps anciens vivaient encore sous la terre, mais découvraient les richesses de la surface, à travers la culture de la terre ou encore la chasse. Peu nombreuses furent les hostilités, la terre était encore vaste et vierge, Nains et Vikings priaient les même dieux et défendaient les mêmes valeurs. C’est tout naturellement que les premiers vinrent à l’aide des seconds, et les aidèrent à s’installer. Ainsi se forgea une alliance et une amitié naturelle entre les deux peuples, unis contre l’adversité. Du peuple Nain, les Viking apprirent beaucoup sur l’art de la forge et l’artisanat, tout en leur enseignant en retour la construction de batiments et les aléas de la vie à l’air libre.

Le ralliement des Trolls, Années 450 à 540

« Grunt, Nain être envoyé par Inkasha. Inkasha avoir grandes visions. Visions raconter légendes oubliées. Légendes être oubliées depuis longtemps. Mogo longtemps ! »
– Corath, jeune chaman Troll

La nouvelle communauté prosperait en nombre et en force, et il devint nécessaire de découvrir de nouveaux territoires et de nouvelles richesses. Les premiers drakkars s’en irent sur les mers, prenant une juste part de butin sur les terres d’une Albion alors divisée par les conflits, et d’une jeune Hibernia aux sols riches et fertiles. Mais sur leur propre terre, les éclaireurs Vikings et Nains durent bientôt cesser leurs avancées. D’autres peuples hostiles vivaient sur leur sol. Plus d’un groupe de colons isolés tomba dans une embuscade Kobold. Mais si les peaux-bleues n’étaient qu’une nuisance de passage, leur tribus nomades ne s’attardant jamais sur un territoire bien défendu, les terribles tribus Trolls vivant loin dans le Sud ne comptait pas céder un pouce de leurs territoires à ces nouveaux venus. Ce peuple ancien vivant depuis si longtemps dans un environnement hostile, peuplé de créatures vindicatives, était rompu à l’art de la guerre. Les premiers conflits violents et lourds en pertes firent place au fil des années à des escarmouches temporaires, chacun des camps rappellant ainsi à l’autre sa présence et sa vaillance. De nouvelles inquiétudes plissaient les fronts : dans la lointaine Albion, un nouveau roi charismatique unissait ses troupes. Les raids devenaient infructueux, et pis encore, des étrangers s’en venaient combattre jusque sur les sols sacrés de Midgard ! C’est alors qu’une immense armée de Trolls, un collossal rassemblement de presque toutes leurs tribus, se mit en branle vers Jordheim, la grande cité batie conjointement par les Vikings et les Nains. Personne n’osait s’interposer sur leur route, tous préférant rallier Jordheim pour la défendre. Mais alors que sur les murailles de la ville s’amassaient ses défenseurs, l’immense cohorte des Trolls s’arrêta dans un épais nuage de poussière. Des émissaires de chaque camp s’avancèrent, et la plus improbable des alliances fut conclue. Le peuple Troll s’en venait défendre Midgard contre l’avancée des troupes d’Arthur, ainsi que celles de mystérieux combattants venus d’Hibernia.

La venue des Kobolds, Années 540 à 590

« Aha ! Canouveaupige… euh, nouveauvisageàVasudheim. Cacontentdêtrelà ? Cabonneville, justesavoiroùaller. PasallervoirKyba, çadiremensonges, pasallervoirDaga, çadiremensongepires ! »

– Erekith, Kobold peu recommandable

Débarassée de ses luttes intestines, Midgard repris force et vie. Vaillants Vikings, braves Nains et puissants Trolls combattaient ensemble et libérèrent leurs terres encore occupées. Nul doute que cette nouvelle alliance explique la désorganisation et la débandade des armées d’Albion d’alors. Dans un royaume à nouveau uni, les tribus Kobold qui vivaient autrefois de larcins et de rapines, profitant des conflits pour assaillir les voyageurs affaiblis et les villages isolés, se réunirent extraordinairement dans un lieu qui reste encore aujourd’hui inconnu. Ainsi tous semblèrent avoir disparu soudainement, et quelques mois après ils se présentaient plus ou moins timidement dans de nombreuses villes, redoublant d’effort pour convaincre de leur bonne volonté, et de leurs intentions désormais rigoureusement pacifiques. Tous se souviennent encore des débuts difficiles, et des peaux-bleues qui se firent massacrer sans pitié par des villages en colère. Mais curieusement la plupart réussirent à se faire petit à petit une place dans l’alliance des races de Midgard, et plus d’un s’est surpris à reconnaître que les avoir de son côté au cours de combat est un avantage non négligeable. Cependant, d’aucuns ne sauraient oublier que les motivations de ce soudain revirement restent secrètes, ainsi que ce dont il fut débattu au cours de leur mystérieux grand conseil tribal. « 

Cette partie est complétée par un poème, commenté par Boubou lorsquu’il le retranscrit aux Vierges au cours de trois longues soirées.

Le Père de tous> Óðinn
a capacité d’agir,
Les Elfes ont compréhension,
Les Vanes > Dieux anciens
connaissance,
Les Nornes >géantes maîtresses du destin des humains et des Dieux
ont révélation,
Iviðja > »habitante des bois », sans doute la mère du loup Fenrir
engendre,
Les humains supportent,
Les Thurses > les géants mauvais
attendent,
Les Valkyries se languissent.

Les Ases >les Dieux Nordiques principaux
se doutèrent
Qu’un plan mauvais se préparait,
Le vent, il fut confondu
Par les Esprits avec les runes;
On chargea Urðr > une des Nornes
De surveiller Óðhrærir, > l’hydromel de la poésie, dont on boit pour acquérir la connaissance, il est aussi connu sous le nom de Ódrœrir
Puissante est-elle à le protéger
Du pire des hivers.
Hugr >sans doute Hugin, « la pensée » un des corbeaux d’Óðinn
disparaît
A la recherche des cieux,
Ils suspectent des humains
La destruction, s’il tarde;
La pensée de Þráinn> un Nain
est un rêve épais,
Le rêve de Dáinn > un Nain
Apparaît mystérieux.
Les pouvoirs des Nains
S’effritent, les mondes
S’enfoncent dans
Ginnung, l’abysse du vide ;
Souvent Alsviðr> un des chevaux qui tirent le soleil
Tombe de là-haut,
Souvent, il réunit
Ceux qui sont tombés.
Terre ni Soleil
Ne peuvent se tenir;
Des vents mauvais
Forment des courants incessants;
Caché dans le glorieux
Puit de Mímir >Puit situé au pied de l’arbre du monde, et d’où coule toute sagesse
Toute connaissance est couchée;
Sais-tu déjà, ou quoi?
Elle reste dans la vallée
La Dise avide de connaissance >on peut traduire « dis » par « femme » et « forvitin » par « curieuse » mais je trouve qu’on perd alors l’esprit du poème
Du frêne Yggdrasill
tombée;
De race elve,
Iðunn était son nom,
D’Ívald >un patriarche Elf la plus jeune
De l’ancienne portée.
Elle supportait mal
La chute depuis là-haut,,
Confinée sous le tronc
Du précieux arbre;
N’appréciait pas du tout
Chez les filles de Nörvi > le père de Nuit,
Habituée à un meilleur
Logement chez elle.
Les Dieux victorieux > formule toute faite, ou ironie ?
virent
La peine de Nauma [nouveau nom d’ Iðunn après sa chute
Dans le temple du cheval >ici, cheval = loup, comme on le comprend plus tard;
Une peau de loup [ou de monstre à elle donnée,
Elle s’en couvrit,
Changea son humeur,
Prit plaisir « à la calamité »,
Changea de forme.
Viðrir >Óðinn
sélectionna
Le gardien de Bifröst >le pont qui relie Asgard aux autres mondes. Son gardien est Heimdall
Pour demander à
La porteuse du soleil de Gjöll > nom d’une rivière souterraine, c’est Iðunn-Nauma qui l’illumine de sa présence; noter la forme « Gjallar » qui évoque le Gjallarhorn de Heimdall
Ce qu’elle savait
Des affaires du monde;
Bragi > Dieu de la poésie, et mari d’ Iðunn et Loftr > « l’aérien », Loki
Etaient témoins.
Ils chantèrent le galdr > chant-hurlement à base de runes,
Ils chevauchèrent des loups [encore une façon de pratiquer la sorcellerie,
Rögnir et Reginn >peut se traduire par: Les Dieux et les Puissances suprêmes
Vers la demeure de Heimir;
Óðinn écoute
Dans Hliðskjálf > une tour placée dans Asgard;
Observe des voyageurs
Le lointain parcours.
Le sage > Heimdall
demanda
A la serveuse d’hydromel > les déesses servent l’hydromel magique,
Enfant des Dieux
Ainsi que ses compagnons de route [demandèrent,
Si elle connaissait l’origine,
La durée et la fin
Du ciel, du séjour des morts,
Du monde.
Elle tut sa pensée
Et Gefjun > troisième nom donné à Iðunn
fut incapable
De prononcer un mot,
Ni d’exprimer quelque joie;
Des larmes jaillirent,
Des boucliers du crâne > les orbites,
La puissante était
Privée de son pouvoir.
Il en arrive un de l’Est > les Thurses vivent « à l’Est »,
Sortant d’Élivágar > l’océan arctique, de l’autre côté duquel vivent les Thurses
Une épine venant du champ > le mot « épine » est aussi utilisé pour désigner un Thurse
Du Thurse glacé > le tout désigne donc un géant, lui-même enfant d’un géant glacé,
(Epine) avec laquelle Dáinn > un nain, un troll ?
Tue les gens
Du glorieux Midgard > lieu d’habitation des humains
Chaque nuit.
Les actions sont floues,
Les bras pendants,
L’épée du Dieu immaculé > Heimdall
S’affaisse sous le trouble;
Par le vent de la géante
L’accablement chasse,
le fonctionnement de l’esprit
De l’humanité entière.
Ainsi les Dieux sentirent
L’état d’esprit de Jórunn, > encore un nom donné à la völva
Gonflé de chagrin,
Alors qu’aucune réponse ne venait;
Ils devinrent plus insistants
Quand réponse leur était déniée,
Mais toutes leurs paroles
Furent en vain.
Il continua, le responsable
De l’expédition, > Heimdall
Gardien de la possession de Herjan, > « conducteur des armées », Óðinn
le Gjallarhorn;
Il choisit comme compagnons
le parent de Nál, >mère de Loki, son « parent » est Loki lui-même
Le poète de Grímnir > « le dissimulé », Óðinn; son poète est Bragi
Montait la garde.
A Vingólf > « plaisante demeure », peut-être Valhöll, le fameux « Valhalla » séjour des guerriers morts au combat ?
De Viðar >Óðinn les guerriers, >Heimdall et Bragi sont les guerriers d’Oðinn
Par les fils de Fornjót >nom d’un géant
Tous les deux transportés;
Ils [les géants transporteurs – ou les Ases transportés ?
entrent,
Saluent les Ases,

De suite à la fête de la bière
Joyeuse d’Yggr > »celui qui engendre la crainte », Óðinn:
« Bonne santé, Hangatýr, > »Tyr pendu », Óðinn
Le plus heureux des Ases,
Puisses-tu présider à
L’hydromel depuis le plus haut siège! »
« Asseyez-vous, Dieux, dans le délice
A la fête de la boisson;
Puissiez-vous, avec Yggjungur, >Óðinn
Jouir d’un éternel bonheur! »
Assis sur les bancs
A l’invitation de Bölverk > »celui qui crée des troubles », Óðinn
La tribu des Dieux
Fut de Sæhrímnir >sanglier dont la chair ne s’épuise jamais
rassasiée;
Skögul >une Valkyrie qui sert à boire, affairée aux tables,
Servit dans les cors une bonne mesure
De l’hydromel de Mímir >la boisson qui donne la connaissance
Tiré du récipient de Hnikar > »celui qui pousse, qui lance », Óðinn
Beaucoup fut demandé
A cours du banquet
A Heimdall par les Dieux,
A Loki par les Déesses,
Si la femme avait prononcé
Des prophéties ou de sages paroles;
Toute la journée ils demandèrent
Jusqu’à ce qu’approche le crépuscule.
Tristement, ils conclurent,
Que s’était perdue
Leur futile aventure
De petite gloire;
Difficile d’inciter
Une telle femme
A fournir une réponse.
Ómi >Óðinn répond,
Tous écoutèrent:
« C’est la nuit que
Se font de nouvelles opinions;
Que pense jusqu’au matin
Celui qui est capable
De donner un conseil
Pour le bien des Ases! ».
Le champ de Fenris >le soleil
Son grenier à foin > le soleil
Court le long des courants
Des plaines de Rindr >déesse Vane représentant l’Ouest; le soleil se couche
Les Dieux quittèrent
La fête et saluèrent
Hroptr > »l’aérien », Loki et Frigg >femme d’Óðinn,
Comme Hrímfaxi >un cheval de Nuit
montait.
L’enfant de Delling >Delling est le père de Soleil
S’installa sur son cheval,
Bien décoré
De pierres précieuses;
La crinière du cheval luit
Au-dessus de Manheim > »demeure des humains », le monde des humains,
L’étalon avec son chariot
Entraîne le trompeur de Dvalin >un nom de nain.
De Jörmungrund [ou Jórmungandr, nom du serpent entourant la terre et couché au fond de l’océan arctique
La frontière Nord,
Sous la plus lointaine racine
Du noble arbre,
Vont se coucher
Géantes et Thurses,
Morts, nains,
Et Elfes noirs.
Les Dieux se levèrent,
L’Elf-soleil a couru,
Nuit s’est avancée
Vers le Nord, vers Niflheimr;
Le fils de Úlfrún >une géante, la mère de Heimdall
A levé Árgjöll, > »celui qui résonne fort (« gjöll « ) et tôt (« ár ») »
Le puissant souffleur de cor,
Dans Himinbjörg. >demeure de Heimdall

I.3 La croisée des chemins

Chapitre 1

La croisée des chemins

 » Elle sortit brisée et dépitée du cercle de pierre.
Plus tôt dans la journée son grand amour l’avait rejeté à jamais et là, les
prédictions de cette norne, qui l’avait maintes fois aiguillée vers les bonnes voies, venaient de l’achever.
Jusqu’alors l’approche de la mort ne l’avait jamais effrayée et maintes fois elle avait senti son souffle froid et mordant souffler sur sa nuque…
Mais depuis quelques temps, son caractère avait changé ; la présence, le réconfort d’une certaine personne, la poussait à craindre la mort de l’une d’entre elles et les séparer définitivement.
Alors, savoir que son heure était venue en cette soirée si maussade, ne lui donna aucun regret, et ne voulut plus écouter les préparatifs de la shaman pour repousser une fois de plus l’échéance…
Elle quitta donc ce lieu de prière et se força à devancer l’appel, espérant simplement pour que ce ne soit pas Hell qui la recueille. Elle traversa la sombre foret vers son destin…
Plus tard des sœurs trouvèrent non loin de sa tombe un étrange texte écrit en runes.

Dans la pénombre, elle rencontra les silhouettes peuplant ses rêves
Elles dansaient sur la voie qu’elle suivait, lui montrant le chemin à emprunter
Ces créatures qui l’avaient tant effrayées lui paraissaient si douces
Maintenant qu’elle avait trouvé le chemin de l’oubli et de l’abandon.

En suivant la voie des ténèbres
Vos souhaits deviendront réalités
A la croisée des chemins vous rencontrerez
Tout ce auquel votre cœur aspire vraiment.
Ayez foi dans les ombres,
Lorsque votre visage se reflétera en eux.
Une fois endormie vous vous réveillez selon vos désirs
Et vous apercevrez que vous sommeiller éternellement. « 

-« La suite est déchirée… » fît Slay en levant les yeux vers Neraia.
-« Si c’est bien Bryn qui a écrit cela, nous en saurons plus demain. »
Leurs visages éclairés d’une bougie semblait étrangement calme mais retenu. Leurs sourcils froncés trahissent leur préoccupation. Les deux Vierges ont trouvé ce parchemin sur la grande table, alors qu’elles se croisaient en cette nuit de pleine lune pour aller prendre l’air.
Le lendemain, Aeli envoyait un message, annonçant que sa bien-aimée Brynhild s’était tuée. Elle avait retrouvé la place de sa mort marquée d’une tombe, alors qu’elle cherchait à la retrouver près d’un village, et refusait d’en dire plus.

Islidnna n’était alors pas là, partie pour quelques jours d’achat, et ne savait rien de l’annonce de la mort de Brynhild par Aeli. Le jour où son amant la demande en mariage à Jordheim, elle reçoit l’ordre de se rendre à Hugginfel, où toutes les Vierges sont attendues par Aeli.

Elle raconte elle-même cette scène dans son journal.
« Alors que je cherchais à contacter les Vierges pour leur annoncer la bonne nouvelle, j’appris qu’un problème était survenu avec l’une d’autre nous. Brynhild, notre Maitre de Guilde bien aimée, s’était enfuie, visiblement tourmentée, avec des paroles inquiétantes, parlant  » d’acte irréversible « . Il fallait que je me rende au plus vite auprès d’elles. J’embrassai alors Rorkal, l’assurant de le tenir au courant par pigeon voyageur dès que je le pourrais, et attrapai mon poney pour les rejoindre.
Il fallait tenir conseil et nous nous retrouvâmes dans une maison pour discuter, chacune essayant de comprendre les raisons de son acte. Car dès les premières constatations, son geste paru un suicide. Elles avaient retrouvé sa tombe, et son comportement étrange les avait alertées.
Nous savions toutes les sentiments très forts qui la liaient à Bryn, et aucune ne souhaitait lui rendre le moment plus difficile. Mais il nous sembla tout de même pouvoir discerner qu’il s’était passé quelque chose entre elles : une dispute qui aurait peut-être mal tourné ? Et chacune cherchait à se souvenir de ses derniers mots, d’un détail qui aurait pu nous éclairer.
Ainsi, elle avait quelques temps avant son départ parlé d’un homme, un ancien amour… des mots étranges, des incertitudes, des hésitations dans ses paroles. Soudain, Aeli s’enfuit, sans expliquer son geste, parlant d’une ‘affaire personnelle à régler’. Nous comprîmes toutes qu’accablée par la douleur et l’incompréhension face au geste de son amie, elle aie eu besoin de se retirer. De plus, nous entendîmes un message post-mortem, sorte d’explication de son geste écrit de la main de notre Sœur, qu’avaient trouvé Neraia et Slayanya. Hélas, ses mots ne nous éclairèrent pas beaucoup.
Nous pensions cependant comprendre que c’était bien un drame qui avait poussé Bryn au suicide, et non un geste inconsidéré. Alors que nous étions en train de continuer d’avancer des hypothèses, nous remarquâmes un homme qui, présent dans la pièce depuis quelques temps, s’intéressait à notre conciliabule.
– » Bon cœur à vous Gentes Dames ! Je souhaiterais écouter votre histoire et partager votre peine  » .
Nous déclinâmes son invitation, en lui faisant comprendre que cette affaire personnelle ne pouvait lui être dévoilée, mais une de nous chuchota : –  » Et si c’était l’homme dont elle parlait ? « .
Nommé Angromond, il se tenait devant la porte et dit quelques phrases étranges….
-« Le hasard d’une mort »
-« Que nous aurions en commun? » Vocifère Sil.
-« Mais je suis en bonne compagnie. Je veux vous entendre. »
-« Nous entendre pleurer, vous moquez-vous? »
-« Eclaircissez vos dires, car la rage est prête à bondir » dit Sil en portant la main à sa garde.
L’échange fût bref et nous rendit perplexes…. Il ne répondit pas quand à savoir s’il connaissait notre Sœur, mais vint vers moi et me fit don d’une cape avant de s’éclipser. Ivory dût à regret partir à son tour, convoquée auprès d’un parent extrêmement malade. Neraia, Psylvien, Sil, et moi étions décidées à aller rendre un dernier hommage à notre défunte Sœur, en nous rendant sur sa tombe.
Psylvien : « Qui cherche donc à semer le trouble parmi les Vierges ? Cette histoire ne me plait guère… »
I »Moi non plus je vous l’avoue je n’aime pas ce qui se trame » ajoutais-je.
La pluie s’était mise à tomber sur la terre de Midgard comme sur nos cœurs emplis de douleur.
« C’est une histoire bien sombre… » dis-je,
« Pourquoi Bryn nous aurait-elle fait ça? »
Psylvien : « Je doute de tout et de tous maintenant… » fit-elle en faisant la moue
Neraia : « Le problème, c’est que nous devons l’emmener au Walhala, sans quoi Hel prendra possession de son âme… »
« Oui, on doit y aller » dis-je, « Je te suis Ner ».
Neraia : « Je comprends très bien ce que tu ressens Psyl… »
Neraia : « Je suis Sil »
Sil : « prête ! »
Nous partîmes en direction de la tombe, non sans appréhension. Sur le chemin, je réfléchissai à cette rencontre avec Angromond, et à la cape qu’il m’avait donnée.
Je dis, « et cette histoire de cape aussi… Angromond est toujours là, dans le coin… »
Psylvien dit, « seul? ».
Nous ne savions finalement rien de cet homme… et s’il avait cherché à nous faire comprendre quelque chose ?
– « Dites je vois que vous êtes toutes en rouge, c’est une convention des Vierges? » dis-je
J’avais remarqué être la seule à ne pas porter au moins une cape rouge dans l’équipe.
Psylvien : « Yep »
Neraia : « On aime le rouge, les taches de sang s’y voient moins » fit-elle en riant.
Elles me donnèrent une teinture rouge que j’appliquais immédiatement sur ma cape.
« Hehehe ! » soufflais-je fière de mes nouvelles couleurs. »Je suis une vrai Vierge de Wotan maintenant! »
Psylvien : « parfait!! »
Etait-ce la signification du geste d’Angromond ? Je ne le savais pas encore, mais je me sentais tout à coup beaucoup mieux, rassurée… Il n’y a pas de hasard, tout cela est la volonté d’Odin, qui guide nos pas…
Sil : « Ce qui est bizarre, c’est ce Fulgor, qui m’a parlé alors que je le connais pas »
Psylvien : « Que se passe-t-il? »
Neraia : « Le Troll? »
Sil : « Oui »
Neraia : « C’est lui qui t’a dit où trouver la tombe de Bryn? »
Décidément, les rencontres étranges se succédaient ce soir… Devais-je ajouter que moi aussi, j’avais été contactée par un étrange inconnu, Guldrun, qui m’assurait me connaître, ayant passé notre enfance à chasser les termites non loin de Vasudheim ?
Psylvien : « Les cheveux commencent à se hérisser sur mon crâne,…. c’est une conspiration? » souffle-t-elle,
– « Oui » lui répond Sil
Et Neraia d’ajouter : »the plot thickens », dans une langue étrange qui lui est familière, à laquelle Psylvien répond « Will the Wotan’s Maidens ever find the answer ?… »
Nous arrivions à la tombe, et la tension allait en s’exacerbant… Bientôt, elle fût en vue, non loin d’un repaire de Svard Blodfelags.
Psylvien : « Oui elle est la… »
Nous nous dirigeâmes toutes vers la tombe de Brynhild, formant une procession mortuaire bien pénible…Neraia envoie un baiser à la Tombe de Brynhild et je pleure devant la stèle….
Mais bientôt, il fallu partir….
Sil : « Prêtes ? »
Psylvien : « … oui…. »
Neraia : « … en quelque sorte … »
Le retour s’avèra difficile, comme si le sort s’acharnait à nous accabler…
Arrivées à Hugginfel, nous retrouvâmes Aeli, qui s’explique sur les raisons de son absence, et ce qu’elle a appris sur la mort de Bryn. Grossbouf, un ami de longue date, assiste avec nous à cet instant crucial. »

Le jour suivant, la rousse guerrière revint l’air sombre et fermé, accompagné d’une Brynhild au visage livide. Elles s’enfermèrent dans leurs quartiers. Pendant deux jours aucune n’osa les interroger.
Etrange penserez-vous peut-être mais il faut comprendre les liens qui les unissent pour savoir que chacune sait que son destin est lié à celui de toutes les autres. Quoi qu’il advienne. Une des raisons pour lesquelles elles ne cherchaient alors pas à obtenir des réponses avant que le temps fût venu de les avoir, tient certainement aussi à la pudeur et au respect qui régnaient entre elles.

La cérémonie d’Higueleen avait lieu le soir même. C’est une grande fête pour elles toutes, acte par lequel la jeune pretresse de Hel va rentrer dans leur rangs.
Dans la journée, Psylvien, Rorkal et Isli se retrouvent pour discuter.

La cérémonie se passe fort bien. Si ce n’est pas présence d’une certaine Guldrun, venue aux côtés d’Hingueleen. La jeune fille l’avait rencontrée les jours précédents. Selon ce qu’Aeli dévoila par la suite, il semble qu’elle fût la Diseuse de Bryn, qui allait la consulter régulièrement.

Rentrées à la maison des Vierges, Aeli prit la parole devant elles toutes afin d’expliquer, hésitante et choquée, alors qu’aucune n’avait encore revu Brynhild, barricadée depuis ce retour.

– « Vous toutes mes Soeurs, savez dans quel état j’ère en ce moment. J’ai accompli quelque chose d’affreux il y a deux nuit pour permettre à Brynhild de revenir du Walhöll.
Pour celle qui n’etait pas là je vais récapituler succintement ce qui s’est passé :
Alors que nous étions à Hugginfel à se demander pourquoi Bryn avait fait ça, des visions me traversèrent l’esprit,l’image d’une jeune fille ressemblant étrangement à Bryn se promenant a Audliten.
Ecoutant mon instinct, je me dirigeai a la rencontre de cette jeune fille qui repondait au nom etrange de Brynhildr. Apres plusieurs heures de marche je la trouvai près d’un arbre au bord de l’eau et c’est que tout bascula. »

La guerrière pâlit, baissant les yeux et levant ses mains en signe d’impuissance.
– « Mon corps ne m’appartenait, plus j’étais consciente mais je ne pouvais pas contrôler mes mouvements ni mes paroles, et je fût entrainée avec elle dans les montagnes sur un lieu sacré.
Là nous attendîmes le message d’Odin et à l’heure où le soleil dardait ses premiers rayons, Thor prit mon bras et poussa la jeune fille dans le vide. Une voix résonnait dans ma tête, une vie pour une vie me disait-elle.
Une larme coula sur ma joue et accompagna la chute de la jeune fille.
Je m’écroulais fatiguée, hébétée puis après quelques secondes je devalais la pente pour trouver le corps de la jeune fille.
Je lui prit la main et tenta de la panser mais la chute avait été fatale, dans son dernier souffle elle me parla d’une norne d’un rituel et d’une certaine Guldrun, et surtout je decouvris que c’etait la soeur de Bryn.
Je pris l’épée à son coté car je sentais qu’il fallait la garder et je me dirigeai vers Huggin pour vous retrouver mes soeurs.
Le lendemain le rituel avait marché, Bryn etait revenu mais il reste une chose a accomplir mes Soeurs et dans le plus grand secret face a Brynhild, trouver comment faire revenir sa soeur avant qu’elle ne découvre la vérité, nous devons trouver le moyens de ramener Brynhildr du Walhöll sinon je crains que Bryn ne me pardonne jamais ce que j’ai fait.
J’ai besoin de vous mes soeurs j’ai besoin de vos talents, j’ai besoin de la vitesse de Bragi, de la bravoure de Tyr, des pouvoirs de Hel, du savoir d’Odin, de l’art d’Eir, de la discretion de Loki et enfin du charme de Skadi.

Sans vous Bryn decouvriras la verite je demande d’etre discrete dans vos recherches et de faire au plus vite.

J’ai demandée de l’aide à une jeune personne, Hingeleen dit Hing, la seule que je connaisse à disposer des pouvoirs de Hel.
Je lui ai demandée d’aller parler a Guldrun au sujet de la disparition de Brynhildr (je n’ai pas put lui parler du rituel, j’ai trop honte) car cette derniere ne veux pas parler aux vierges de Wotan du moins pour l’instant, je l’ai apercut au mariage de lame entrain de boire de la cervoise et quand je lui ai parlée elle s’est enfuis.
J’attend donc les réponses de guldrun a travers Hing mais apres ce seras a vous de faire la suite je dois resté aupres de bryn afin de ne pas eveiller les soupcons.
« Ah oui encore une chose mes soeurs » finit-elle,
« J’ai omis de vous dire que puisque Brynhildr la soeur de brynhild n’est pas morte au combat les armes à la main son me ne peut atteindre le Valholl, je ne sais pas si elle ère dans Midgard mais le rituel que j’ai accompli n’est pas gratuit, Thor a entendu mes prières pour faire revenir Bryn en contrepartie il m’a retirés les pouvoirs qu’il me conferait.
Tant que nous n’aurons pas trouve le moyen de sauver Brynhildr je serais sans aide de la part de mon dieux c’etait le prix a payer, mais Bryn etait trop chere a mes yeux pour ne pas essayer. « 

Les Soeurs écoutaient le discours de leur compagne, chacune exprimant un sentiment différent. Ce fût le premier évènement qui les partegea.
Islidnna les consigne dans ses écrits:

« Et pourquoi ne nous avoir rien dit, nous avoir laissé dans le doute à pleurer des heures durant? »
Aeli s’effondre d’épuisement sur le sol…. et dit, « je ne pouvais rien dire cela risquais de compromettre le rituel »
Psylvien : « Hélas, je viens d’entendre Psylviann me parler… ton acte réjouit Hel…. »
« Bryn te dois donc la vie? » lui dis-je, et, alors que Neraia se cache le visage dans ses mains, j’ajoute : et sa soeur la mort…… »
Grossbouf : « il ne faut jamais regretter les actes passes Mes dames »
Aeli : « Elle me doit rien, Odin a voulut Bryn près de lui pour lui parler, je suis sur qu’à son retour elle aura des choses a nous dire »
Sil : « Oui mais cela nous explique pas qui a provoqué la mélancolie chez Brynhild »
Psylvien : « J’avoue ne pas comprendre… »
J’ajoutai « Ce que je ne comprends pas c’est la mort de sa soeur…. pourquoi? quel est donc le prix de la vie? »
Aeli : « Je n’en sais rien Isli, je n’en sais rien…. la volonte de Wotan »
Grossbouf dit, « La vie n’a pas de pris Petite Islidnna »
Neraia : « Parole de sagesse Gros… »
Aeli : « Je devais accomplir le rituel seule car c’est a cause de moi qu’elle a commis cet acte »
Psylvien : « comment???? »
« Ah donc voilà la cause » m’écriais-je.
Sil : « Brynhildr est morte pour que sa soeur Brynhild revive »
Neraia « Oh! »
Aeli : « Je ne puis vous en dire plus pour l’instant, c’est trop tôt … « 
Grossbouf dit, « Mais ce n’est pas en vous lamentant sur vos même que vous lui ferez honneur »
Psylvien : « J’en ai assez entendu…….. je suis dans une fureur noire…. »
Aeli : « Sachez une chose mes sœurs, une aventure nouvelle commence « 
Je dis : « Brynhlidr est morte pour sauver Brynhild qui s’était suicidé à cause de Aeli »
Neraia : « Il faut que j’aille… méditer. Dans les montagnes. »
Aeli : « C’est un peut ça Isli, mais pas simplement. Des forces sont a l’oeuvre et masque la verité »
Psylvien : « ne nous abandonne pas… »
Neraia : « Je vous salue tous. Je me retire. « 
– « En tout cas, nous sommes plus soudées que jamais…. dans le malheur et la joie mélangés…. » dis-je. »Ce soir j’aurais appris beaucoup de choses mes soeurs, et je ne vous en aime que plus. »
Aeli : « Je vais devoir me retirer le rituel m’a épuisee et j’aie grandement besoin de repos »
Neraia, quand à elle, dit « Au revoir mes soeurs. Je vais me chercher la sagesse de Bragi vers les sommets les plus hauts.  » et disparu.
Psylvien dit « moi, je ne comprends pas… c’en est trop… », avant de s’enfuit à son tour…

L’amour et la mort intimement liés: tragique destin que celui des Vierges de Wotan, et qui n’aura cesse de se répéter. C’est au cours de cet épisode que les guerrières affirmèrent aussi le port de la couleur rouge comme signe distinctif.

Neraia composa une ode à ce moment troublé, c’est une de son répertoire et il n’était pas rare qu’on la chante encore au coin des auberges, alors que toute cette histoire était devenue légende…

« Chante pour moi l’adieu
Ce doux son
Que les jours passés
Me rappelle toujours

La vie de l’amour
Amours de mon coeur
Oh heureuse, toi mon âme
chante doucement…

Force ta lyre et chante
L’hymne de le mort
Le ciel s’ouvre a nous
Volants vers les rayons

La vie de l’amour
Amours de mon coeur
Oh heureuse, toi mon âme
chante l’adieu… « 

Alors que Lame et Grossbouf proposaient leur aide, un autre vint se joindre à leur quête: Altaïr. Cet homme sombre et érudit, guerrier de Thor, apprit un jour qu’Aeli avait perdu ses pouvoirs.

« L’après midi était froide mais la ballade agréable. Après quelques escarmourches, nous arrivions enfin en vue du camps de bandits que nous nous étions promis de mettre au pas. Après avoir repéré les lieux, nous décidons d’éliminer les sentinelles. Bientôt, sur le plateau rocheux ou dans les collines avoisinantes le combat fait rage. Le guerrier de Thor commence à bien connaître ses compagnons de combats et il sait qu’il n’est nul besoin de beaucoup de mots pour se comprendre. Inlassablement les escarmouches se succèdent alors que le petit groupe avance vers le camp.
Pourtant au fur et à mesure des combats quelque chose le tracasse. Quelque chose d’inhabituel. Ce n’est pas son frère Grossbouf dont les chants de guerre rythment les combats, ce n’est pas Dame Sil dont le bouclier est toujours là pour dévier les coups qui lui sont destinés, ce n’est pas Dame Lame, qui apparaît des ombres pour frapper l’ennemi dans le dos, ce ne sont pas les Dames Vorhala et Rouma, dont inlassablement les soins viennent revigorer les combattants….non c’est autre chose.
Repoussant ce sentiment gênant, le guerrier de Thor s’apprête a déchainer la foudre sur une patrouille isolée quand soudain il comprend. Pendant le combat, il ne peut s’empêcher de regarder Dame Aeli. Oh bien sur elle se jette dans le combat avec son courage habituel, mais contrairement à son habitude elle n’invoque pas la puissance de la foudre.
Profitant d’un court moment de repos après un combat éprouvant, le guerrier de Thor s’approche de la jeune fille et s’assied à côté d’elle. Dans un souffle il lui glisse :
– Dame Aeli, pourquoi n’invoquez vous pas la puissance de Thor ?
A ces mots la jeune femme blémît et commence à bredouiller quelques mots, avant de relever la tête et croiser son regard. Elle n’y voit nul jugement, nul reproche, simplement une surprise sincère.
Alors en quelques mots elle lui raconte ce qu’il lui est arrivé.
Le guerrier de Thor ne dit rien d’abord, mais une fois rentré au poste frontière, il s’approche de la jeune dame et lui dit :
Je connais un Shaman, je lui parlerait de ce qui vous arrive, peut être pourra-t-il vous aider. En attendant vous savez que vous pouvez compter sur mon aide. « 

Malgré cela, rien ne fût réussi pour sauver la soeur perdue de Brynhild, et personne ne lui parle jamais d’elle, ni du geste d’Aeli.
On a pu retrouver un écrit d’Ivory, très pragmatique, à ce sujet:

« Revenue parmis nous, Bryn semble ne se souvenir de rien, mais a parfois quelques aspects ‘changeants’ dans sa personnalité.
Isli, avec le pouvoir des Runes, a pu réparer la statuette cassée d’Aeli pour lui rendre au plus vite ses pouvoirs… et a eu d’étrange présages en cherchant à en savoir plus: une femme parlant de la ‘pureté des Vierges de Wotan’ qui l’aurait offensée, et dont le courroux aurait été exacerbé par un amour naissant…
Ce que nous savons… Une certaine Guldrun est apparue, amie proche de Brynhidr. Elle aurait détenu la statuette de Brynhild, mais ne l’a plus.Cette statuette pourrait-elle permettre un rituel.
Aeli possède toujours l’épée du sacrifice sur elle.
Les deux soeurs connaissaient une Norne, que Brynhild cite dans son message ‘Présage’. »

Toutes pensent cette malédiction un signe, mais ce n’est qu’un début. Très peu de temps après, leur soeur Sil est elle aussi directement impliquée, comme si, ainsi que le disait Isli, ‘le sort semblait s’acharner contre elles’. Et là de plus une histoire d’amour est en cause.

J’ai couru vers le rivage,
J’ai maudit les Nornes,
Je voulais me libérer
Du destin qu’elles me réservaient,
Les vagues m’ont soulevée,
Ne m’ont pas laissé noyer,
M’ont emporté jusqu’au rivage
Et j’ai été bien forcée de survivre.
Gudrúnarhvöt (l’exhortation de Gudrun), dans l’Edda.

II.1 Automne

Chapitre 2

Automne

« Rorkal pensa « le temp soudain se fige! »

Psylvien lève les bras, dit quelque mots et lance un sort. Elle semble plus calme.

La guérisseuse prononce ensuite, « Roiss ess od kales erte ued ser’re getork! »
Une lumière diffuse s’échappe de mes mains et envellope Islidna, assise devant elle.
Sa Soeur sent qu’une bénédiction lui accorde protection supplémentaire. Elle ouvre les yeux.

Psylvien lance autre un sort , tournée vers le Troll. Une protection sainte entoure Rorkal, tourbillonne un instant puis vient se déposer contre lui.

Psylvien s’évanouit…

Islidnna s’avance vers elle d’un air inquiet. Rorkal à son tour incante et lance un sort.

Psylvien, sous l’effet du charme, commence à reprendre ses forces plus rapidement.

Rorkal: « Puisse le dieu Frigg te venir en aide »
Isli: «  »ca va? »
Psylvien: »Mmmm…. c’est plus fort que ce que je ne pensais… »
Isli: « Ahhh.. quel malheur! »
Psylvien: « Mais j’ai reussi », souriante malgré l’effort.
Isli: « Il va falloir que nous trouvions un moyen…. il faut que nous … »

Ils distinguent non loin les bruits d’un combat, certainement assez près du mur de la maison de bois laquelle ils sont. La bête grondante s’arrête un instant, trainant peut-êre la dépouille vers sa tanière.

Psylvien reprend « Vous voici protégés de la possession »
« Ta protection me va droit au coeur ma Soeur! je te remercie! »
La guérsseuse est encore un peu faible de l’effort qu’elle a dû faire, Isli la fait asseoir près d’elle.

-« Repose toi… repose toi ma douce Soeur »

Rorkal dit, « Je te remercie aussi noble Psylvien, ta dévotion t’honore »
Psylvien dit, « par malheur, s’il m’arrivait quelque chose, elle vous serait toutefois retirée… »
Rorkal savait que l’enchantement demandait beaucoup de concentration, il était prêt a garder un oeuil vigilant sur sa nouvelle amie.

-« Je pense qu’il faut que les Vierges reconnaissent l’amour d’Aeli et de Bryn devant les Dieux pour que ce genre de malheur ne nous arrive jamais plus! » s’exlama Islidnna, avant d’ajouter « Et le notre aussi », regardant Rorkal avec une étincelle de peur dans les yeux.
-« Oui… même si je ne pense pas cela évident…,vous devriez vous unir au plus vite… »
– « Il nous faudra réfléchir… les unions classiques n’y changeront rien… »

Psylvienn: « Je peux essayer de vous bénir par le biais de Eir… »
Islidnna: « Toi qui est fort sage et puissante ma Soeur, tu pourras nous aider… »

Rorkal retrouvait le sourire mais ne disait mot, pensant que le visage de son aimée éclairé par le jour naissant lui suffisait.

Islidnna « Oui… je pense qu’il faut que les Vierges créent un rituel pour bénir leurs unions »
Psylvien: « Mais cette protection ne sera permanente que lorsque j’aurais atteint le 30ème niveau de ma connaissance… »
Psylvien: « Sinon, il y a bien un moyen… »
Psylvien: « Mais… »
Rorkal: « Oui le chemin est long pour atteindre de telle connaissance »
Psylvien : »Non, oubliez… »
Islidnna: « Quoi donc? »
Rorkal: « Si parle noble Psylvien »
Psylvien: « Cela demanderait trop de sacrifice de notre part à toutes… »
Islidnna: « Parle ma Soeur, nous sommes prêts à tout pour vivre ensemble, et je ne veux plus qu’Aeli et Bryn soient importunée »
Puis elle réagit soudain,
« Des sacrifices? quels sacrifices? pas de sacrifices humains « 
Psylvien: « Non pas de sacrifices humain, mais cela me semble impossible a réaliser vu l’union mal vue par Odin de Bryn et Aeli… »
Psylvien: « Je parle d’une bénéction suprême de notre guilde par Odin… »
Isidnna: « Que notre guilde soit bénie par Odin?… mais…. »
Rorkal: « Comme dans les écrits de l’Ancien Artefact? »
Psylvien: « Je ne sais quelle fantaisie il pourrait nous demander…. »
Islidnna: « Je pense que si les Vierges reconnaissent devant les forces supérieures les amours qu’elles engendrent, alors cela ne pourra plus se reproduire »
Rorkal: « Je connais un rite ancien qui pourrait vous aider »
Psylvien: « La théorie de cette cérémonie est simple, mais la pratique… »
Psylvien: « Et dans tous les cas, il faut que personne ne soit sous l’influence de l’entité… »
Islidnna: « Tout d’abord il faut délivrer Bryn et Aeli de cette malédiction et réparer le mal fait! »
Psylvien: « C’est cela, il nous faut une digne représentante de chaque dieu pour créer une barrière équilibrée… »
Rorkal: « Me permettez vous de soumettre une idée? »
Islidnna: « Oui? vos forces conjuguées semblent pouvoir nous aider… »
Psylvien: « Bien sûr Rorkal… »
Rorkal: « Il me semble me souvenir d’un ancien rituel comme je vous le disait »
Islidnna: « Oui mon amour? »
Psylvien: « Quel est il? »

Rorkal semble se concentrer.
Rorkal: »il me faut entrer en transe pour pénétrer mes souvenirs enfouis »
Psylvien: « Je vais t’y aider.. »
Psylvien lance un sort, et Rorkal semble plus calme.
Rorkal: « Comme je le sais déjà, je suis moi même le jouet d’un dieu, Ymir »
Rorkal lance un premier sort, se concentre et des éclats de cristal apparaissent sur son armure. Puis il incante une seconde fois et semble gagner en force. Enfin au troisième sort, une aura magique l’entoure, conférant à son arme la puissance de la Terre.

Rorkal:, « OH Ymir, ouvre moi les portes de la connaissance!!! »
Psylvien souffle, « oui… »

Rorkal: « Je vois … »
Islidnna surveille attentivement son aimé.

Rorkal: « Ca y est je me souvient maintenant « 
Islidnna: « Nous sommes toutes ouies! »
Rorkal: « Oui une ancienne prière aux dieux « 
Rorkal: « Mais dans un endroit dangereux !! »
Rorkal: « Oui, l’Artifact!! »
Psylvien: « Nous t’écoutons »
Islidnna s’assied pour écouter et se concentrer.

Rorkal: « C’est lui la clef !!! »
Islidnna: « Qui? »
Rorkal: « Il nous faut monter une expedition « 
Psylvien: « Où donc? »
Rorkal: « Je crois savoir où il se trouve, dans Yggra Forest !! »
Rorkal: « Oui je le vois… »
Rorkal: « le chateau « 
Rorkal commence a trembler.
Psylvien: « Non pas ce chateau…. « 
Rorkal: « Non « 
Rorkal: « Cet esprit me trouble »
Isildnna: « Qu’est ce donc? Je ne comprend rien… »

Isidnna se relève et s’approche de lui, posant une main sur son bras.
Rorkal: « Ma concentration est fini mais j’ai le nom du chateau »
Islidnna: « Explique nous… »
Psylvien: « Mmmm… et quel est-il? Je crains le pire… »
Islidnna « Pourquoi penses-tu que nous devrions nous y rendre? »
Rorkal: « Il nous faut nous rendre au chateau du Grallohorn »

L’aura magique qui entourait Rorkal se dissipe et son arme redevient normale.

Psylvien s’exclame: « La sainte relique! »
Rorkal: « oui !! »
Islidnna, qui ne comprend pas grand chose: « Quoi? »
Rorkal dit, « là doit etre accomplit le rite »
Psylvien dit, « hélas j’ai grande appréhension à aller en cet endroit… »
Psylvien:, « … mon… mon père….y a trouvé la mort… »
Islidnna « Oh Psyl! j’en suis désolée! »
Rorkal: « en effet cela n est pas sans risque »
Isildnna: « Quel rituel veux-tu que nous fassions là bas mon beau? »
Rorkal: « J ai bien une idée mais… »

Psylvien se frotte les tempes, assaillie par un mal de tete. Islidnna vient serrer sa soeur contre son coeur.
Psylvien: « Merci ma Soeur… »
Rorkal dit, « il nous consulter les ecrit afin de retroouver ce chant »
Psylvien: « Arrghh…ma tete… »
Islidnna: « Je t’aime ma Soeur, nous resterons unies »
Mais sa Soeur Psylvien semble souffrir atrocement…

Psylvien: « Quelle douleur lancinante… »
Rorkal: « Mais je pense qu’avec une bonne équipe cette expédition serait une noble épreuve »

Isildnna: « Mais.. que… »
Psylvien: « AH AH AH AH AH ! »
Isildnna: « Qu’est-ce? »
Psylvien: « PENSEZ VOUS POUVOIR M’ECHAPER? »
Islidnna: « Que se passe-t-il? »
Psylvien: « JAMAIS! »

Rorkal lance deux sorts. L’un commence à guérir Psylvien plus rapidement.
Islidnna: « Ma.. ma soeur »
Psylvien: « VOTRE UNION, JE LA MAUDIRAIS ! »
Rorkal: « Frigg, vient moi en aide !!!! » et commence à incanter, usant des pouvoirs apaisant et guérisseurs qui sont les siens sur Psylvien, déchaînée.

Psylvien: « ETRES INGIGNES! »
Rorkal: « Mais !! »
Islidnna: « Je.. je ne sais que faire… Psyl, non… »
Psylvien: « INDIGNES DE TOUT!!!!!!!!!!!!! »
Rorkal: « IL SUFFIT !!! »
Psylvien: « AH AH AH AH AH , VOUS N’ETES PAS AU BOUT DE VOS SOUFFRANCES!!!!!!!!!!!!!! »

Le Troll met la main à la ceinture pour y trouver son arme.
Islidnna: « non! c’est ma soeur! »
Islidnna s’interpose.

Psylvien se dirige vers le bord de l’île et s’immerge.
Islidnna tente de sortir sa soeur de l’eau. Elle sort son bâton de Myste et, s’en aidant, essaie vainement de rattraper sa cheville.

Islidnna: « Vite, vite »
Rorkal: « NON !!!!! »
Islidnna: « Ah quel malheur »
Rorkal: « Elle semble attirée vers le fond! »
Psylvien: « cough… cough à moi !!!!!!!!!!! »
Rorkal, à nouveau, incante.
Psylvien: « Par Eir…. »
Rorkal: « Par Ymir de qui sommes-nous le jouet cette fois… »
Islidnna se penche et tente de l’aider à respirer.
Psylvien: « Merci ma soeur…. »
Rorkal: « PAR YMIR montre TOI !!!!! »
Psylvien est épuisée…
Islidnna: « oh! Psyl… « 
Rorkal montre Psylvien.
Rorkal: « Ca va »
Islidnna: « Il… il faut que nous trouvions une solution…. »
Rorkal, revenu de sa colère, s’assied d’un air étonné.
Islidnna: « ah… non il faut que tout cela cesse! je n’en peux plus! »
Islidnna: « voir ma soeur ainsi… ah… c’était presque aussi horrible que de découvrir la tombe de Bryn! »

Psylvien: « Je ne tiendrais plus longtemps si cela ne cesse pas « 
Islidnna: « Oui, nous allons trouver »
Islidnna: « De quel rituel parlais-tu Rorkal? quel en était le but? »
Rorkal: « toute les vierge semble atteintent je craint pour vous mon aimée »
Psylvien: « mais quelle est donc cette harpie et que nous veut elle? »
Islidnna: « Oui… oui, il faut vraiment trouver au plus vite une solution »
Rorkal: « le temps nous est compté et pourtant notre élan semble s’essoufler… Que va-t-il nous arriver maintenant… »
Islidnna: « Bien, il faut donc au plus vite trouver le moyen de délivrer les Vierges de cette emprise »
Psylvien: « Je pense que vous avez compris le but de cette possession sur mon être… »
Islidnna: « oui… cette force cherche à atteindre toutes les Vierges! »
Rorkal: « Je pense que c’est l’amour même qui est visé »
Psylvien: « Hmmm… si elle s’est emparée de moi, je pense surtout que c’était dans le but de me supprimer pour briser votre bénédiction… »
Rorkal: « Celui d’Aeli et Bryn, le notre, celui qui vous uni « 
Islidnna: « Oui… Ou que l’amour au sien des Vierges a été le déclencheur de cette malédiction! Il nous faut l’assumer et trouver un moyen »
Psylvien: « Une fois brisée, elle aurait pu s’emparer de toi Islidnna, je pense que tu es visée pour le savoir que tu pourrais nous apporter »

Rorkal: « Sans une bonne expedition, nous ne pourrons surmonter l’épreuve de la traversée d’Yggra « 
Islidnna: « Quoi? »
Islidnna: « Explique moi Rorkal, je ne connais ni cet endroit, ni cette relique et je ne comprend pas… »
Psylvien: « Ta connaissance des runes et ta recherche de traduction semble l’irriter semble t il… »
Rorkal: « Oui attend mon aimée je comprend les propos de psylvien »
Psylvien: « Je vais avoir besoin d’une protection permanente… »
Psylvien: « Pour pouvoir moi aussi vous protéger… »
Islidnna: « Oui Psyl… mais il ne faut pas pour autant avoir peur! Nous trouverons une solution »
Rorkal: « Peut-être existe-t-il une solution disont plus simple à votre problème? »
Psylvien: « Que pourrais nous apporter la sainte relique de Midgard? »

Islidnna s’assied et laisse ses ainés s’expliquer.
Psylvien: « Islidnna ne sera t elle pas trop exposée au danger? »
Rorkal: « Je me charge de la protéger voyons! Remet-tu en doute mes talent de guerrier? » lui dit-il, sans colère.
Islidnna: « Je n’ais pas peur! »
Psylvien: « en aucun cas… »
Rorkal sourit, semblant ravi de détendre l’atmosphere en ces moment troublés.
Psylvien: « Je ne me permettrais pas… »
Psylvien: « Mais tout me semble si étrange… »
Islidnna: « Alors que pourra nous apporter cette relique Rorkal mon aimé, à quelle solution penses-tu? »
Rorkal: « La vision que j’ai eue me montrait ne ancienne prière purificatrice !! »
Psylvien: « mmm… »

Islidnna sent la présence de Lame, son amie, disparaitre dans les brumes… Elle vient surement de s’endormir pense-t-elle.

Islidnna: « Pourquoi penses-tu qu’elle pourra nous aider? n’y aurait-il un moyen moins dangereux? ce n’est pas que j’aie peur mais… »
Rorkal: « Les problèmes que vous affrontez sont à la hauteur de la tache que je vous propose Rorkal: « Mais selon moi elle pourrait vous delivrer »
Islidnna: « nous t’écoutons … ah? cette relique pourrait nous aider alors? »
Rorkal: « Elle represente un lien direct avec nos dieux , celui qui s’en approche voit ses pouvoir décupler »
Psylvien: « un instant… je vous laisse… Psylviann doit recueilllir des objets précieux qu’elle vous remettra; un ami doit lui donner à Alta et est fort pressée… »
Islidnna: « oui, bien ma soeur…. »

Rorkal: « très bien « 
Rorkal s’incline devant Psylvien.
Psylvien: « Pouvez vous attendre Psylviann ici? »
Islidnna: « nous restons ici! »
Islidnna: « oui! »
Psylvien: « bien »
Rorkal: « bien sûr, à bientôt »
Psylvien: « à bientôt »
Rorkal fait un signe à Psylvien.

Rorkal souffle « Oh mon aimée, ces journées passées avec toi son si douces malgré les évènements ».
Islidnna le contemple avec les yeux de l’amour… elle sourit et semble plus heureuse que jamais.
Rorkal : « Loin des combats ou à la recherche perpétuelle d’experience arrachée à des corps sans âmes, vous me siderez »

Islidnna: « Je sens que Psylviann, la soeur de Psylvien, arrive, je vais me concentrer quelques minutes sur les Runes mon amour, je suis à toi d’ici peu, accueille Psyl si elle arrive » puis ferme les yeux, et, aborbée par ses prières, commence à consulter les Runes.

Rorkal ferme les yeux un instant et prononce à mi voix:
« Oh Ymir le très miséricordieux !! »
« Je reconnais avoir gaspillé mon temps avec des projets sans importance ! »
« Celui ci n ‘émanne pas de moi ! »
« Mais à cet instant précis j’implore une seule chose »
« Pour tous ce que j’aurais du penser »
« Pour tous ce que j’aurait du dire »
« Pour tous ce que j’aurait du faire »
« Oh misericordieux Ymir j’implore votre pardon !! »

Psylviann s’incline devant eux.
Psylviann dit « Bonjour Monsieur Rorkal, bonjour ma soeur »
Elle lance un sort et appelle une âme combattante pour les assister. Puis le regarde faire tandis qu’il convoque à son tour un esprit déchu. L’esprit soldat incante à son tour,se conférant une aura de sainteté. Psylviann, répétant l’opération se retourne, assistée de quatres guerriers.

Islidnna: « bonjour Psylviann! »
Psylviann lui fait signe.
Islidnna: « comment va-tu? »
Rorkal : « Enchanté, noble Psylviann, j’étais dans mes pensées »

Un champ entourant Psylviann se dissipe tandis Rorkal s’incline devant elle.
Psylviann dit, « Bien ma foi malgré ces troubles, je ne comprends pas tout… »

Islidnna: « J’étais plongée dans mes Runes et Rorkal prie à son tour… ah il a fini! »
Islidnna: « Ta soeur a-t-elle dit quelque chose? »
Psylviann: « Je vous présente mon papa Phorgen Eolh, enfin, son esprit »

Ils semblent tout deux examiner l’esprit soldat. La créature ayant visiblement une attitude amicale à leur égard, ils s’inclinent de concert.
Islidnna: « ravie de vous rencontrer »
Phorgen : « Bonjour à vous »
Rorkal: « il semblait être un fier guerrier »
Psylviann: « Oui mon papa il était très fort ! »
Islidnna: « Psyl, que t’as dit ta Soeur? »
Psylviann dit, « pfff… j’ai pas tout compris… »
Rorkal: « laissez moi lui rendre hommage au nomd ymir !! »
Rorkal lance un sort, et une aura magique entoure l’esprit soldat, conférant à son arme la puissance de la Terre.

Psylviann dit: « Phorgen dit, « merci Brave Guerrier au coeur pur » »
Islidnna est visiblement très impressionnée par le père de son amie.

Psylviann: « Apparemment, c’est une drôle d’histoire… »
Islidnna: « Oui, une bien sombre histoire surtout! »
Rorkal: « En effet aussi sombre que les nuit du Niflfheim »
Psylviann dit « Au fait ma Soeur, pourrais tu rendre sa statuette à Psylvien? », mettant la main dans son sac pour ressortir une statuette de pierre.
Islidnna la prend et la regarde en souriant.
Islidnna: « Bien, merci! C’est la statuette de ta Soeur? », inspecte la statuette.
Psylviann: « On pensait que ça servait à rien, mais bon après ce qu’elle m’a raconté, il vaut mieux qu’elle l’ait! »

Rorkal, qui avait le regard Mesdames, mon chef de guilde requiert ma présence au plus vite, je dois m’absenter un moment mais je reviendrais vite.
Islidnna: « Va vite »
Islidnna: « A tout àl’heure mon amour »
Psylviann dit, « Au revoir M. Rorkal »

Islidnna : « Effectivement c’est bien ta Soeur en train d’incanter, je peux la reconnaitre et puis l’enchantement est intact »
Islidnna: « Merci, je lui rendrais au plus vite… »
Phorgen: « Avez vous compris l’importance des statuettes, prêtresse Islidnna? »
L’aura magique qui entourait Phorgen se dissipe et son arme redevient normale.
Islidnna: « Oui… je crois… que pouvez vous me dire de plus? »
Phorgen: « La vie au Valhalla présente aussi ses troubles, je ne sais pas tout… »
Phorgen:  » Je pense toutefois que ces statuettes pourraient etre un moyen de controle de Wotan sur ses Vierges… »
Islidnna: « Un moyen de contrôle? »
Phorgen:  » Et cela avec tous les effets positifs et négatifs que cela implique… »
Islidnna: « Voulez vous dire que… quelqu’un se serait-il…oups? »

Soudian, le soldat tombe à terre, se désincarnant.
Psylviann dit, « papa !!!!!!!!!!!!! »
Isildnna se relève.
Islidnna: « Et bien? »
Psylviann pleure…
Islidnna: « Il a été rapellé… »
Psylviann: « … snif… il m’avait prévenue… »
Islidnna console sa soeur.
Psylviann: « Il n’a pas le droit de révéler ce qui se passe au Valhalla… »
Islidnna: « oui, les esprits ne sontpas toujours à leur place parmmis nous… »
Psylviann semble se ressaisir.
Islidnna: « Je me pose une question: si Aeli et Bryn sont manipulées comme je le pense, est-ce parce que quelqu’un possèderais leurs statuettes? »
Psylviann: « Mais je sais qu’il reviendra !!! »
Psylviann: « Mmmm… tout est possible, en tous cas d’après ce que j’ai compris, Bryn n’a plus la sienne »
Islidnna: « Et pourquoi ne nous auraient-elles pas dit qu’elle ne l’avaient plus? »
Islidnna: « Il faut le leur rendre au plus vite! »
Psylviann: « Je ne sais pas… c’est difficile pour moi tout ça… »
Psylviann dit, « Je suis encore jeune… je comprends pas tout… »
Islidnna: « Bien, je pense donc que dans un premier temps, il faut tenter de délivrer Bryn et Aeli de cette emprise en leur rendant leurs statuettes »
Psylviann: « Mais où on va les trouver? »
Islidnna: « Puis… réparer l’erreur de la mort de Brynhidr »
Psylviann: « Oui, ca c’était horrible… »
Islidnna: « Et enfin, instaurer un rituel pour bénir les unions des Vierges »
Psylviann: « Puis un rituel de protection de la guilde…. c’est énorme… »

Psylviann a l’impression qu’elles n’y arriveront jamais…
Islidnna: « Oui, où trouver ces statuettes? j’avais cru comprendre que Hingeleen était à la recherche de celle de Brynhild »
Psylviann: « Oui mais elle a été troublée elle aussi et je sais pas si elle l’a eu ou si elle a encore l’envie de le faire … »
Islidnna: « Je ne sais pas si le rituel de protection de la gilde sera nécessaire… car si la pureté des Vierges a été vue comme un affront par cette chose… »
Islidnna: « C’est l’amour au sein de la guilde qui a été le déclencheur, il faut donc pouvoir s’assurer que les unions des Vierges seront acceptées par les Dieux »
Psylviann dit, « Moi j’ai une question pour toi… »
Islidnna: « Oui, je t’écoute »
Psylviann dit, « la méchante entité que tu as vu, c’était celle que vous appelez la Norne??? »
Islidnna: « Je ne crois pas… mais comme je ne connais pas le visage de cette Norne, je n’en sais rien… »
Psylviann dit, « Pfff…. houlala…. c’est difficile… »
Islidnna: « Ce qui me fait dire que ce n’est pas elle est le fait que Brynhild la consultait régulièrement »
Islidnna: « Elle devait donc bien la connaitre… »
Psylviann dit, « Mmmm… c’est pas bête ça… »
Islidnna: « Mais peut-être as-tu raison… oui… je vais explorer cette piste! »
Psylviann: « Aaah… si j’étais plus grande je pourrais plus vous aider »
Islidnna: « Bryn n’étais pas à l’abri d’une erreur »
Psylviann: « Ou alors c’est la méchante qui a possédé la Norne? »

Islidnna: « quand à moi, j’ai aussi une question à te poser… »
Psylviann dit, « oui quoi ma soeur? »
Islidnna: « Que peux tu me dire de ton Dieu, Hell? »
Psylviann dit, « ……. »
Psylviann dit, « … euh… »
Islidnna: « Bien bien, ne te presse pas, mais il faudra quen ous en parlions »
Psylviann: « …. Moi j’ai pas le droit… »
Islidnna: « D’accord… Je ne veux pas te mettre mal à l’aise »
Psylviann dit, « … Y’a que les grandes pretresses qui peuvent le faire, je suis trop inexpérimentée et je risque beaucoup… »

Islidnna: « Mais Rorkal a eu l’intuition que ce Dieu pourrait nous venir en aide, ou ses prêtres peut-etre… il faudrait que j’en sache plus…. »
Islidnna: « Je chercherais »
Psylviann: « Faut demander à Hingeleen, je l’ai vu promue dans l’ordre, elle doit etre forte maintenant, non? »
Islidnna: « Il faudra aussi que Rorkal nous explqiue un peu mieux son idée quand à trouveer un certaine relique… »
Islidnna: « Oui, je compte demander son aide à Hingeleen, quand elle sera définitivment une Vierge de Wotan »
Psylviann dit, « oui ma soeur croyait que la relique c’était la relique de force ou de mana de Midgrad… »
Islidnna: « Je crois qu’il a voulu nous faire comprendre qu’lle nous serait utile mais je ne sais pas exactement ce qu’il avait en tête… »
Psylviann: « Faudra en parler aux autres de tout ca… »
Islidnna: « Oui, tu as raison! »
Psylviann: « Je dois partir, ma soeur revient, tu peux lui donner sa statuette? »
Islidnna: « Oui, bien sûr, je l’attend ici! »
Psylviann dit, « Merci, à bientot gentille Islidnna »
Islidnna: « merci Psylviann, à très bientôt! »

Psylvien revient quelques temps plus tard.
Psylvien: « Bien bien bien… »
Elektra dit « bonsoir », puis entame une discussion avec Lynnleigh.
Psylvien: « bonsoir »
Islidnna: « bonsoir Elektra! »
Ils entendent les mots « sang de thane », et Elektra reçoit un objet de Lynnleigh, qui lance un sort.

Islidnna: « bonjour Psyl, tu vas bien? »
Islidnna: « tiens! » et sort l’objet de sa besace.

Psylvien : « oui, ca va je viens de me faire taper sur les doigts mais bon… »
Psylvien : « Tiens ma statuette? »
Islidnna: « Voilà ta statuette, ta soeur me l’a remise »
Islidnna : « Qui t’a tapé sur les doigts? »
Psylvien : « Mon maitre armurier… »

Psylvien : « Je ne savais même plus qu’elle l’avait ! »
Islidnna: « Il est important que tu la garde dorénavant toujours sur toi »
Psylvien : « Oui je la garderais… »
Islidnna: « Nous avons .. nous pensons que notre statuette petu-être un contrôle sur nous… »
Psylvien : « Oui, nous avions déja des doutes quand a cette possibilité, et cela se confirme de plus en plus… »
Islidnna: « Et nous nous sommes demandé aussi si celles de Bryn et Aeli ne leur avait pas été substituées pour les controler ainsi qu’elles le sont actuellement…. »
Islidnna: « Bryn n’ a plus le sienne, c’est sûr… »
Psylvien: « …..Mmmmm…. ce n’est pas bête… il faut voir leurs statuettes… »
Islidnna: « Oui, il le faut… »
Psylvien: « Selon Aeli, la sienne à le marteau brisé, mais elle ne l’a pas montré… »
Islidnna: « Ce soir, nous serons toutes ensemble pour la cérémonie de Hing’ nous en parleront »
Psylvien: « Oui, mais après ne troublons pas cet instant de joie…. ils sont rares en ce moment… »
Islidnna: « J’exposerais à toutes les Soeurs réunies ce que j’ai découvert »
Psylvien: « Tu feras bien… »
Islidnna: « Après la cérémonie bien sûr, mais il faut bien avertir tout le monde, car nous avons toutes des informations éparpillées… »
Psylvien: « Cela est vrai… »
Islidnna: « Et nous réfléchirons aux solutions à adopter »
Psylvien: « Ma soeur a-t-elle pu vous aider? »
Islidnna: « Comme je le disais à ta soeur, je vois plusieurs choses à faire dans l’immédiat… »
Psylvien: « Oui… »
Islidnna: « J’ai aussi rencontré votre père! Quel honneur! »
Islidnna: « Bien alors, retrouver les statuettes de Bryn et Aeli et les délivrer de l’emprise du mal »
Islidnna: « Ensuite, réparer l’erreur de la mort de Brynhidr »
Islidnna: « Enfin, instaurer une cérémonie propre aux Vierges pour bénir leurs amours »
Islidnna: « et je me demande si Rorkal n’avait pas raison quand il parlait d’une purification de la guilde »

Soudain, des bruits se font entendre. Un jeune homme court vers elles en agitant les bras. Un voleur tomte à ses trousses tente de lui extorquer quelque chose, visiblement.
Reyshender dit, « Au secours »
Reyshender attaque le voleur tomte avec son marteau, qui réplique et le balafre. Le jeune homme trébuche, et se reprend un coup. Reyshender attaque son assaillant une deuxième fois.

Islidnna: « peut-être devront nous en passer….huuuh! »
Elle se relève.

Les deux arrivants se battent à quelques pas.

Psylvien lance un sort, tandis qu’Islidnna commence à incanter votre Ombre Agressive.

Reyshender attaque le voleur tomte avec son marteau, le voleur tomte attaque Reyshender et touche, Isildnna lance le sort Ombre Agressive, et frappe mortellement le voleur qui s’écroule sur le sol. Sa victime récupère vivement ses affaires, en profite pour vider le sac du Tomte, et s’incline.
Reyshender dit « Merci beaucoup »
Islidnna: « De rien » en se rasseyant.
Psylvien: « De rien ».
Islidnna: « Donc je disais… Nous devrons peut-être passer par une cérémonie de purification de la guilde pour laver cet affront… »
Islidnna: « C’est à voir…. »
Psylvien: « Oui je suis d’accord avec tout cela, il faudra l’exposer aux autres… »
Islidnna: « Oui, nous en parlerons ce soir… je vais continuer pour ma part à prier et à consulter les Runes, je dois reprndre mes forces et me réconcilier avec le Runes, car j’ai perdu beaucoup de mes visions tellement la dernière m’a effrayée! »
Psylvien: « Je comprends… »
Islidnna: « Je vais donc te laisser, nous reparlerons de cela plus tard… »
Psylvien: « Je dois pour ma part retourner à Jordheim…. mon maitre est un peu tyrannique.. »
Islidnna: « Merci d’être venue Psyl! merci beaucoup! »
Psylvien: « Je t’en prie, c’est normal… »
Islidnna: « Ta présence m’a fait du bien, cela faisait longtemps que je ne n’avais pas vu une des notres et j’avais si peur de ma vision… »
Psylvien: « Il n’y a aucun probleme ma soeur… »
Islidnna: « A ce soir, prends bien garde à toi, fais attention »
Psylvien: « Que Eir te protège, à ce soir »
Islidnna: « A ce soir! »

II.2 Sangs mêlés

Chapitre 2

Sangs mêlés

Dévouées à Odin, dont le nom est aussi Wotan, les Vierges sont l’image de la Walkyrie.

« Une Walkyrie est une femme restée vierge sur
Midgard et à laquelle Odin a reconnu de si
grandes bravoures au combat qu’il l’intègre
dans une sorte de garde rapprochée dont le
but est de préparer Ragnarok, lui laissant
ainsi officielement la possibilité de se
dépraver aupres des Einjerhars
qu’elle juge digne de ramener en Valhalla… « 

Telle est la définition qu’en donne Brynhild.
En ces temps, l’histoire et la mythologie n’étaient pas regroupés en une seule vision des choses, et bien souvent certaines obédiences enseignaient leur interprétation des Légendes.
Islidnna avait choisi de confier sa carrière à Odin et portait sa dévotion envers ce père de toutes connaissances.

 » Odin, dieu de Toutes les Connaissances, père de Toutes les Choses. Odin est un dieu sage et juste. Les prêtres d’Odin sont sages et avisés. Ils sont respectés par tous les clans, autant pour leur connaissance des runes magiques que pour leurs sages conseils. Prêtres Vikings et Nains sont établis depuis longtemps dans des temples anciens, entretenus et où l’on organise régulièrement des célébrations en l’honneur d’Odin et des autres Aesirs. »
En épousant cette carrière, elle a pu se rapprocher encore plus d’Odin, le dieu des Runes sacrées.

La Tradition indique que c’est Odinn qui révèla les Runes aux hommes :
« Odinn voulait connaître les runes et les révéler.
Les runes, ces signes mystérieux, écriture secrète et magique, symboles d’une connaissance interdite, auxquelles les dieux n’avaient pas accès.
Neuf jours et neuf nuits, il médita dans l’ombre protectrice d’Ygdrasil. Puis il demanda aux autres dieux de réaliser son désir. C’était un véritable sacrilège que de réclamer ce pouvoir interdit aux dieux, aussi refusèrent-ils.
Alors Odinn demanda l’arbitrage des Nornes. Les gardiennes des portes sombres, après réflexion, lui furent favorables ; mais elles lui imposèrent de terribles conditions. Odinn accepta le sacrifice, en toute connaissance de cause.
Il se pencha sur la fontaine de Mimir. Comme il ne voyait rien, il sacrifia son oeil droit, qui tomba dans la source sacrée.
Alors il vit.
Il vit les temps infinis, la profondeur de la mémoire, le passé et le futur des hommes.
Puis, il se perça le flanc de sa lance et les dieux le pendirent, la tête en bas, par un pied, sur l’if sacré dont il était né. Tous les bourgeons de l’arbre se mirent à saigner. Pendant neuf terribles nuits de souffrance, le dieu borgne resta suspendu à Ygdrasil.
Neuf nuits, comme il faut neuf mois pour faire un homme.
Ses seuls compagnons étaient ses corbeaux, Hugin et Munin, et ses deux loups, Freki et Geri. Ils accompagnaient de leur chant de désespoir son horrible supplice.
Odinn lutta pour surpasser sa douleur, s’appliquant à percer le secret des runes.
Il finit par les découvrir et les retint dans une indicible souffrance, à la fin de la neuvième nuit.
Alors que les ténèbres cédaient la place au soleil, le dieu fut illuminé par la lumière des runes enfin révélées. En découvrant les runes, Odinn devint « le prince du pouvoir gravé ».
Odinn enseigna qu’il faut utiliser les runes dans toutes les circonstances de la vie, car elles sont un guide, une aide ; elles sont l’espoir des désespérés, les fidèles compagnes du coeur brisé par la solitude. « 

Neraia, skald, aimait à entendre cette ode sur les Valkyries guerrières, servantes d’Odin, qui choississent les guerriers qui vont mourrir au combat.

Le sang tombe
De la toile nuageuse
Du vaste tissu
Du massacre.
Le tissu de l’homme,
Gris comme une armure,
est en train d’être tissé
Les Valkyries
Le croiseront
D’un fil sanglant.
La trame
Est faite d’entrailles humaines;
Des têtes coupées
Tendent ses fils;

Les supports
Sont des lances ensanglantées;
Les barres sont couvertes de fer,
Et des flèches en sont les navettes.
Avec des épées nous tisserons
La toile de la bataille.

Regarder autour de soi
Devient horrible maintenant,
Un nuage rouge comme le sang
Obscurcit l’horizon.
Les cieux sont teintés
Du sang des hommes,
Et les Valkyries
Chantent leur chant.

Brennu-Njáls saga (saga de Njal).

Chacune d’entre elle avait sa vision de leur vocation, et elles en parlèrent franchement durant de longues heures.
Mélange de tradition, d’enseignements, de légendes et parfois même d’héritage de sang, malgré leurs différences elle savaient partager le même chemin, comme une évidence. Le travail sur une charte de guilde était nécessaire, et elles s’y atelèrent, mettant en commun leurs convictions.

Mais ni la terre de Midgard , ni Odin ne sont qu’amour et tendresses. Aux portes du royaume, les combattantes sont souvent appelées par des alliés. D’une part, les zones frontalières sont le terrains d’affrontements sournois et sanglants entre les groupes se rencontrant, défendant leur territoire d’éventuelles invasions. D’autre part, les reliques magiques conférant à tout le royaume une puissance physique et magique supplémentaire, gardées dans des forts, sont les cibles d’attaques continuelles. Bien des morts passent par un autre monde avant de pouvoir revenir sur Midgard. Certains sont tout de suite réanimés par des guérisseurs ou des shamans. D’autres errent un long moment, fantômes au desus de leurs dépouilles, attendant l’instant où leur corps pourra être rappelée à leur dernière Pierre des Ames. Cet ‘autre monde’ dans lequel ils ne font alors qu’un passage est le Valholl.

« Le paradis, cet espace céleste des guerriers germaniques et scandinaves. Il existe, nous le rappelons, deux sortes de « morts », ceux qui ont trépassé de façon « banale », destinés aux Vanes et ceux qui sont tombés, les armes à la main, sur le champ de bataille, choisis (leur destin) par les Nornes.
Ce sont les Walkyries qui ont la charge de cueillir sur le champs de bataille les héros morts, ceux destiné à l’Asgardr. Les Walkyries, divinités rédemptrices, amazones vierge, choisissent les héros morts au combat et les escortent dans le Walhalla. Le héros arrive glorieux, à cheval et en armes, au Walhalla, précédé d’un chien. Le défunt est accueilli par ses pères qui lui tendent une corne d’hydromel à boire ; puis il reçoit la couronne d’un vainqueur. « 

Sûrement, les Vierges ont aussi été confrontées à cette omni-présence de la mort, objet de leurs vocations comme de leurs malheurs, par ce rapprochement aux femmes que sont les Valkyries.

Partout, d’autres guildes et vocations voient le jour, constituant des fronts et des alliances. L’organisation matérielle et structurelle de la guilde se devait d’être fixée pour participer à la vie midgardienne.
Gronk Talin le premier intervient pour leur parler d’un regroupement de Maitres de guilde, l’athling.
– « Je vous propose, si vous désirez en faire partie, de vous adresser a Wolik, representant pour les chiens de guerre du grand conseil.  » lança-t-il en passant le pas de la porte, réajustant son haubert.
Bien que flattées, les Vierges ont encore des points à régler avant de s’engager.

La cérémonie d’introduction fût instaurée, à l’issue d’une période probatoire aboutissant à l’intronisation. La recrue devait tout d’abord trouver au sein des Vierges une marraine. Les membres de la guilde tinrent longtemps le secret sur les modalités de ces rituels. Il s’agissait, au long de rencontres avec chacunes d’elles, de mener la novice à trouver un objet: une statuette de Walkyrie. Puis cette statuette était enchantée pour elle lors de la cérémonie finale, moment où elle prêtait son serment d’allégeance. C’était un objet très important que la Vierge se devait de protéger. On a pu voir précédemment qu’après qu’elle fût cassée, Aeli avait perdu ses pouvoirs divins: c’était probablement un ‘lien’ qu’Islidnna par un enchantement scellait dans la pierre taillée. D’ailleurs la jeune femme, persévérante, pouvait désormais officier seule et s’intéressait de plus près aux Runes divinatoires. Grâce à Psylvien qui ouvrit sa première échoppe à Jordheim, elle obtint un coin de l’arrière boutique pour entreposer ses composants et commercer un peu.
Les temps alors étaient à la recherche de fonds pour pourvoir aux nombreux besoins de la guilde. De nouvelles recrues arrivant il s’agissait de les accueillir au mieux.
Slayanya travaillait d’arrache-pied pour s’améliorer en armurerie, passant ses nuits au marché de la ville. Les guerrières toujours vaillantes au combat détroussaient voleurs et monstres bien lotis pour ramener de l’or et des denrées.

Certaines guildes deviennent extrèmement puissantes, clés des défenses aux frontières comme des assauts de reliques. Il devient pour tous évident que l’union fera la force, mettant en commun le matériel de guerre, armes parfois très lourdes et coûteuses, et les talents par le biais des meilleurs artisants. Les places de marché, situées non loin des forges et instruments à travailler, devinrent rapidement le point de rencontre et de d’échanges marchands. Le système d’alliance fût institué, afin que les guildes puissent s’organiser et se regrouper. Le royaume était alors en ébulition, chacun sachant que la guerre grondant aux portes n’attendrait que le meilleur pour entammer les premiers coups de semonce.

Extrait.
« Isli sourit.
Chaque jour un peu plus, l’amour de son tentre promi la rendait plus forte et plus courageuse.
Elle savait le prix de son engagement au sein des Vierges de Wotan et était certaine que cet amour en aucune façon ne viendrait amoindrir sa foi en leur destinée, mais au contraire la renforcait.
Cependant, un voile sombre vint ternir son regard.
 » Il est temps que je leur dise » souffla-t-elle.
« Aucune d’entre elles n’ignore notre désir de nous unir, et je pense être sûre que toutes soutiendront notre projet, mais ces Révélations, comme chaque instant qu’Odin met sur notre chemin, modifient le cours des choses. »
La petite artisane range son ouvrage, se lève et va s’asseoir dans la chambre derrière son atelier. Elle sort de son sac son livre de sorts, en extrait une grande feuille végétale séchée de couleur claire, une plume et une fiole de liquide marron.
Et tout en imbibant la pointe concue, murmure:
« Posée dans notre pigeonnière, ce mot ne pourra leur échapper. Certaines en savent déjà beaucoup, mais il est temps de tirer les conclusions qui s’imposent de toute cette histoire ».

« Mes chères Soeurs,
Je vous avait déjà parlé de ce que les Runes me montrent parfois. J’avais déjà eu le sentiment que des forces avaient manipulé les gestes de nos chères Bryn et Aeli pour les mener à faire ce qu’elles ont fait, mais cela semble prendre maintenant une tournure plus claire.
Il y a de cela quelques jours, j’ai souhaité interroger les forces, préocuppée par l’état des fronts auxquels se rendait mon aimé. Alors que je voyageais au travers des Runes, une terrible force me pris à parti, me menaçant en nom des Vierges de Wotan. Quelle vision horrible! Une femme hideuse, rongée par la haine et l’odeur de la Mort, qui, pointant son doigt envers moi me fit sentir son courroux. Je compris à ces mots que la pureté, la vocation, des Vierges de Wotan l’avait offensée, elle qu’elle nous haissait pour cela. Elle me parla en ces termes d’un « amour maudit qu’aucun Dieu n’accepterai » qui avait exacerbé son courroux. Puis vinrent les images de son visage grimaçant, tirant les fils du destin de notre guilde… une petite rixe… Bryn saisissant l’épée pour se suicider, son aimée aveuglée cherchant sa Soeur Brynhidr, et l’aboutissement de cette malédiction avec l’âme de notre maitresse de guilde errant parfois sur Midgard, Aeli privé de ses pouvoirs et une mort tragique…
Je compris qu’elle était bien la cause de tout ce mal et qu’en aucune façon nos Soeurs n’étaient responsable de leurs gestes, que cette chose immonde les avait manipulées. Et qu’il fallait aussi à tout prix que nous luttions de toutes nos forces pour rétablir l’ordre des choses avant que cela ne s’aggrave. Cette force semble très déterminée, elle a tenté de posséder Psyl pour m’atteindre, et je crains de déceler son influence dans quelques tensions naissantes entre certaines de nous. Mais c’est avec confiance que le destin peut se frotter aux Vierges de Wotan, car je le sais, nous ne faillirons pas à notre tâche.
Grâce à Odin et aux pouvoirs des Runes il a été possible, je pense que vous l’avez apprit, de réparer la statuette brisée d’Aeli, et cela semble avoir marché. Il nous faudra sûrement encore nous battre pour retrouver Bryn intacte et venger de quelconque façon de ce soit la disparition de sa soeur.
Ces circonstances m’ont donné depuis à réfléchir sur l’idée d’une cérémonie d’alliance propre à notre guilde, car une union bénie dans les formes sera toujours protégée des Dieux. Je pense que les amours des Vierges doivent pouvoir être officialisées tout en respectant les termes de nos engagements, et un rituel particulier, de plus au regard de la situation actuelle, me semblerai assez approprié. Bien sûr, vous devinez que je pense aussi à Rorkal et moi en évoquant cette union, et c’est non sans émotion que je vous réitère notre souhait de nous unir avec votre bénédiction à toutes.
Enfin, je proposerai d’autre part -mais peut-être serais ce trop m’avancer sans votre avis mes Soeurs- que la ‘virginité’ de notre destin soit scellé par une promesse de ne pas avoir de descendance, ainsi en signe d’engamement envers notre vie de Valkyries.

Voilà.
J’attends avec impatience de pouvoir vous en parler de vive voix,
et c’est avec toute ma tendresse que je vous embrasse.
Votre soeur islidnna.

PS: chère Psyl, tu avais proposé d’officier pour notre union, j’espère très sincèrement que cette idée ne eemettras pas en cause ta participation, cela restera un honneur

Elle partit vers la pigeonnière non sans émotion, pressée d’avertir ses Soeurs; et, le regard tourné vers l’avenir à la fois tendu et confiant, sourit au destin comme à un ami facétieux dont les gestes restent incertains »

Bryn savait la réalité des sentiments amoureux qui unissaient certaines des Vierges à d’autres âmes, et avait accepté l’union. Mais le destin des Vierges de Wotan n’est pas dicté par leurs choix, et leur place était déjà réservée dans l’Histoire.

Ainsi que le fil se coupe toujours trois fois, Islidnna à son tour est profondément meurtrie par la tragique disparition de Rorkal, mort sur les champs de bataille.
Ces derniers mots écrits juste avant de l’apprendre, elle les oubliera, repliée sur elle-même pendant de longues années.

II.3 Génèse

Chapitre 2

Génèse

La guilde se formait non sans mal. De nouvelles recrues commencèrent à y entrer, aggrémentant elles aussi de leur histoire celle des Valkyries. Parfois, elles parlaient d’elles mêmes, d’autres se confiaient moins facilement, mais toutes avaient connu des périodes difficiles.

Hingueleen souvent racontait cette terrible tragédie, avec le charme naïf de sa jeunesse, et, les yeux pleins d’émotion, semblait chercher auprès des Vierges une réponse à ses questions:

« Je suis née à Veldon, un petit village au nord du Val Mularn ou il fait toujours froid. J’ai grandi aux pieds des montagnes gelées que Vanjord, mon regretté père, m’a appris à respecter et au coté ma mère Jeel, qui m’a élevé dans la tradition viking.

Avant la construction de Svasud Faste, le fort de Veldon fut édifié ds le but de prévenir toute incurtion d’un royaume ennemi et garantir une protection aux habitants du village. A l’époque ou les troubles commencèrent à apparaitre dans la faune qui peuplent « mes » montagnes, j’oubliai un soir les recommandations de mon père et fut attaquée par ce qu’on ne croyait n’être qu’un hobgobelin. La vérité se revela être bien pire…

On raconte au village qu’on retrouva mon père mourant à mes cotés, le corps lacérés, seul témoignage d’un combat perdu d’avance ou seuls l’honneur d’un viking et la vie de sa fille furent sauvés. On fit mander le guérisseur et l’enchanteur d’Haggerfel afin de soigner la morsure dont j’avais été victime. Devant leur impuissance, ma mère faillit à la promesse donnée à mon père de ne jamais revoir son frère maudit… Dyre.

On m’emmena jusqu’à Jordheim ou mon oncle accepta de me soigner sans hésiter alors qu’il ne me restait qu’une étincelle de vie. Je ne croyais pas les disciples de Hel capable d’un tel prodige. Ma mère non plus. Pour sa sécurité et la mienne, nous nous etablîmes à Jordheim et j’apprenai de mon oncle les secrets de la magie. Celle de Hel.

Par la volonté d’Odin, j’ai croisé le chemin des Vierges et mis mon baton au service de leur cause. »

Pylvien pour sa part avait aussi sa part de mystère… qui joua tout au long de sa vie un très grand rôle. Les Vierges connaissaient alors déjà sa mère, Orsalne, qui passait régulièrement dans leur demeure, et sa petite soeur Psylviann venait d’intégrer leurs rangs.

« Je suis Psylvien Eolh, fille de Phorgen et Orsalne Eolh. Mes parents étaient un couple de Thanes, guerriers et protecteurs de Midgard. Ils faisaient partie de l’ancienne guilde « Valkjosandi ».Au cours d’un combat en forêt d’Yggdra, mon père trouva la mort par un Mage Albionnais qui le maudit, l’empêchant ainsi de rejoindre le Valhalla…

A la fin de la guerre, ma mère se trouva fort dépourvue, elle n’avait que 28 ans et 3 enfants dont elle devait s’occuper : Moi-même, alors âgée de 8 ans, mon frère Cadalys, 6 ans et ma sœur Psylviann, 5 mois… La situation n’était pas facile pour elle… Elle se lança dans le commerce, mais Midgard avait surtout besoin de reconstruction… Elle fut donc obligée, je le comprends maintenant et ne lui en veut pas, de m’envoyer au couvent d’Eir dès l’âge de 10 ans afin de m’assurer une éducation correcte tout en pouvant subvenir aux besoins de ses autres enfants…

Les études ne me passionnaient pas vraiment, mais je tenais beaucoup à pouvoir soigner les gens et entretenir des rapports privilégiés avec Odin et le Valhalla : la mort de mon père était inacceptable et, égoïstement, je pensais qu’en vouant ma vie à Odin, celui-ci pourrait permettre à mon père de rejoindre le Valhalla… Mais le prix à payer était la solitude…

La guerre recommença alors que je n’étais âgée que de 17 ans… Les bases de mon éducation étaient posées, mais j’avais encore beaucoup à apprendre… Lors de séminaires entre guérisseurs, je rencontrais Vylsk, jeune disciple d’Eir de mon âge… Le coup de foudre fut instantané, mais de courte durée : la guerre redoublait et notre présence sur les champs de bataille devenait nécessaire au détriment de notre apprentissage…

Suite à une grande bataille en Uppland, nous devions soigner beaucoup des nôtres, j’entendis soudain des pleurs et vit un jeune Elfe blessé et terrorisé, sa mère gisait à ses côtés. Il semblait n’avoir que 4 ou 5 ans, et mon cœur oublia la guerre, Vylsk était d’accord avec moi, nous voulions le recueillir n’ayant pas le droit d’enfanter… Mais je dus demander la permission au conseil d’Eir, ce que je fit en allant chercher du renfort la zone n’étant pas sure… Quand je revint, l’horreur remplaça ma joie en ne voyant que le cadavre de Vylsk… immédiatement je tentais de le ramener du Valhalla mais la voix du grand prêtre de Eir se fit entendre : « point d’amour interdit en ce royaume, telle est la règle… il ne reviendra pas… »

Désemparée, je quittais alors l’ordre de Eir, et devint une none guerrière itinérante…

Odin est juste toutefois : il ne me retira pas mes pouvoirs et me permis de continuer à progresser, car j’allais sur tous les champs de bataille pour prodiguer mes soins et assouvir ma soif de vengeance si toutefois je restais célibataire… Quelques années plus tard, à Jordheim alors que je travaillais avec Gest à l’apprentissage de l’armurerie, je rencontrais Slayanya, j’ai aujourd’hui 28 ans et la suite, mes sœurs, vous la connaissez… Mon frère est entré dans l’ordre des Skalds, et ma sœur est une jeune prêtresse d’Odin, elle a en effet été très troublée pendant toute son enfance et à fait ce choix le jour ou elle réussit à entrer en contact avec l’âme de mon père…Elle cherche depuis, elle aussi, à entretenir les meilleurs rapports possibles avec celui qu’elle sert et garde le contact avec mon père…Cela lui donne un certain équilibre et nous permet d’avoir une grande aide de temps à autres…L’aide qu’il nous apporte aidera peut être à sa conduite vers le Valhalla, c’est la mon seul espoir… Ma mère, quant à elle, voyage de ville en ville à la recherche de disciples Thanes qu’elle pourrait aider, étant la seule survivante de sa guilde « Valkjosandi », et ne voulant pas que celle-ci meurt, elle cherche celui ou celle qui pourra lui succéder…. « 

L’on peut remarquer que les deux femmes ont en commun la disparition de leur géniteur, et que cela les marque fortement. Sont-ce des orphelines qu’Odin, père de toutes choses, a appelées pour venir le seconder? Se sont-elle naturellement tourné vers lui pour retrouver un père? Ou ces morts faisaient-elles déjà partie de l’Histoire?

Un jour, alors qu’on ne l’avait plus revue depuis de nombreuses lunes, Islidnna revint.

« Au coin de l’âtre du foyer des Vierges,
dans les rues de Jordheim,
aux dîners communs,
la Vikti Naine est réapparue.

Souriante comme à son habitude, bien que la verve engourdie,
peut-être un peu maigrie et pâlie de ses longs séjours enfermée,
elle explique à qui veut savoir les raisons de son absence.

Bientôt se sait qu’elle a passé du temps à travailler ses rituels,
jusqu’à acquerir d’anciens et rares sortilèges.

De l’usage des plante entre autre, lui aillant permit d’apaiser son asthme chronique.
Et à ceux qui cherchent jusqu’où le pouvoir des Runes peut mener, répond:

« Les Runes du pouvoir guerrier affectent le présent,
celles de divination nous éclairent l’avenir.
Nulles de celles là ne peut pourtant égaler le pouvoir des Runes qui dévoilent notre passé ».

Grossbouf, devenu plus proche encore de la guilde au long du temps, continuait à vivre à leurs côtés. Il se tourmente de voir combien son aimée a changé, comme son frère Oriphiel l’avait dit. A l’image de Bryn revenue hagarde du Valholl, son comportement est différent. De plus en plus, il comprend qu’elle est loin de tout ce qui les attachait avant cet évènement.
Un soir, seul dans la cour, il déclamait ce poème à mi-voix, entrecoupée d’émotion. Nous ne saurons pas si Sil l’a un jour entendu, mais il lui était certainement destiné.

« Decouvrir a quel point la souffrance peut etre dure…
Toucher parfois le vide du desepoir….
Retrouver peut etre les larmes que l’on a pleuré avant….
Des fois nos reves nous echappe….
De pres et de loin…
Nous les gardons serrez contre notre poitrine…
Nous disant qu’ils existent….
Que nous devons seulement chercher….
Chercher l’impossible
Courage dans la nuit qui nous défie…
dans son ombre voudrait-elle nous embrasser parfois…
Ne laissons pas le doute se semer dans notre conscience…
Suivons les cris de notre coeur…
La vie existe…
Elle se nourit par nos rêves….
Par nos désirs…
Par notre desespoir…
Ne point lacher la corde qui nous relie à Elle…
Voici notre devoir….
Tu te bats pour elle mais aussi contre Elle..
Elle apporte en elle la réalité…
Elle nous brise…
Elle déchire notre coeur et meurtrie des fois notre ame
plus qu’elle ne l’est déjà…
Mais toi…
Tu as la force, la sagesse, le courage en toi..
Serts toi de ses armes
Pour la combattre…
Et pour la mériter… « 

Ainsi qu’il était désigné, les Vierges ne pouvaient entretenir d’alliance de coeur autre que celle qui les liait à la guilde, et quel qu’en soit le coût, la consigne était préservée.

Courageux, ‘Boubou’ ainsi qu’aimaient à le surnommer ses proches, surmonte l’épreuve lui aussi. Cela, entre autres, lui vaut l’honneur d’être le seul homme jamais intronisé auprès des Vierges de Wotan. Sans pouvoir pour autant porter l’insigne, il est adoubé Gardien des Vierges, titre qu’il gardera tout au long de sa vie.

Pendant ce temps, une assemblée extraordinaire est initiée par Brynhild. Pour s’agit pour les membres d’une part de faire le point sur la Charte de Guilde et sur les derniers évènements.

Au sujet des sacrifices, Brynhild cite un extrait sur la vocation et la position d’Odin.

« La pendaison d’Odin, qui semble avoir inspiré de réels sacrifices :

Je sais que j’étais pendu / A l’arbre balayé par le vent
Pour neuf longues nuits, / Percé par la lance
Et offert à Odin : / Moi-même donné à moi-même
Sur cet arbre / Dont nul ne connaît Les racines.
Ils ne me donnèrent pas de pain / Ni à boire dans la corne;
Je scrutais les profondeurs, / J’atteignis les runes,
Dans un cri je m’en emparai, / Et alors je tombai à la renverse…

Il montre un double caractère: on le vénère comme le protecteur de ceux qui lui sont dévoués, mais on le redoute comme le dieu aux actions imprévisibles et néfastes. Il est le chef d’une équipe de guerriers, constituant un corps de fidèles autour du chef élu. Ce dévouement a donc un caractère sacré et trouve sa justification dans le lien étroit qui les relie à Odin. Le dieu protège les grands héros et il leur prête son secours en leur donnant l’invulnérabilité, en leur apprenant un stratagème et en leur prêtant la victoire. Mais il arrive toujours un moment où il trahit son protégé. « 

Cette citation soulève à nouveau la question de l’interprétation de leurs vocations et façon de l’interpréter.
Sil décrit une vision beaucoup plus sanguinaire du dieu et des Valkyries:

« WOTAN(ou Odinn)
Dieu insatiable, qui veut toujours plus de combats, de puissance, de plaisirs, de femmes; voulant imposer la loi de sa volonté à tout et à tous; à la recherche du pouvoir absolu; l’archétype d’un Faust.Il est aussi le dieu des morts, qui parcourtles champs de batailles pour offrir les victimes aux Walkyries.
Symbole de la violence aveugle: il voyage dans les plis d’un manteau bleu de nuit, un large sombrero cache son visage, il n’a qu’un oeil, il surgit à l’improviste.Le personnage se complique dans l’interpretation wagnérienne: en s’approfondissant, le sentiment de la puissance se pénètre d’incertitudes,d’angoisse, de désespoir.Cette évolution du symbole de Wotan vers l’intériorité fait apparaître les contradictions internes de la puissance: aucune de ses oeuvres n’echappe à l’inexorable loi de la destruction et de la mort.Le Dieu lui même est soumis à la fatalité, comme la nature toute puissante à produire la vie et impuissante à empêcher la mort.
WALKYRIES:
Nymphes du palais de Wotan souvent rapprochées des Amazones.Messagères des dieux, guides des combats, elles conduisaient les héros à la mort et, une fois introduits au Paradis, leur versaient la bière et l’hydromel.elles excitent les combattants, par l’amour que leur charmes insufflent en leur coeur, par exemple de leur bravoure en tête des batailles, sur des coursiers rapides comme les nuages et comme les vagues possées par la tempête.Elles symbolisent à la fois l’ivresse des élans et la tendresse des récompenses, la mort et la vie, l’héroisme et le repos du guerrier.Moins sauvages et cruelles peut-etre que les Amazones, elles sont tous aussi ambigues.Elles représentent l’aventure de l’amour, conçu comme une lutte, avec ses alternances d’extase et de chute, de vie et de mort. « 

Les Vierges se mettent d’accord pour cohabiter dans leurs différentes façon d’être au service de Wotan, et choissisent leur symbole.
L’emblèmes était tiré d’une ancienne gravure représentant une Servante Valkyrie offrant une corne d’abondance aux héros de Valhalla, et leurs couleurs le rouge, signe de sang, ainsi que le blanc, pureté divine.
Les rangs de guilde, au nombre de dix, sont définis selon des rôles, et non un niveau hiérarchique.

Les trois premiers sont La Maîtresse des Portes -chef de guilde-, les Veneuses d’Einherjar -rang d’accession à un ‘but’ de carrière- et les Danseuses d’Absoutes -conseillères.
Elles constituent le Conseil de Gladsheim, dont le but est, entre autres, de régler les conflits internes et externes si les membres n’arrivent pas à s’entendre.
Ensuite viennent les chefs d’Ohtilas. Les Othilas sont des voies que peuvent suivre les Soeurs: l’Othila du Sang, l’Othila du Verbe, et l’Ohtila de la Création, dont les membres se nomment les Erilaz.
Les Cavalières Vigilantes sont les hauts gradés de la guilde qui ne font ni partie du Conseil, et ne sont non plus Chef d’Ohtila mais participent activement à la vie de la guilde.
Enfin viennent les Novices Valkyrie, « mises à l’essai en vue de l’intégration définitve et officielle », et les Soeurs Solenelles, qui sont intégrées et se préparent à choisir l’Ohtila qui deviendra le leur.

Un système de gestion du trésor de guilde est aussi mis en place, afin de gérer sous l’oeuil vigilant d’Aeli les dépenses et fonds du groupe.

Des réunions sont alors mises en place avec d’autres guildes, afin d’échanger les pionts de vue. Ainsi le Sieur Angromond, rencontré lors de la Croisée des Chemins, crée sa guilde ‘Les templiers de Mjjolnir. Altair, lui, fonde ‘Les Gardiens de Draupnir’.
« Depuis la nuit des temps, les Dieux d’Asgard et le peuple des géants se sont affrontés en de multiples batailles. Jusqu’au jour ou Dieux et géants lancèrent toutes leurs forces dans ce qui sera appelé par les Skalds le Ragna Rokkr, le crépuscule des Dieux, bataille finale qui vit les Dieux vainqueurs et les géants vaincus.
Le Ragna Rokkr dura des jours et des jours. Tous les Dieux d’Asgard étaient là, tous les géants également.
Au cours des combats, et par une sombre traîtrise, Geirroed, le roi des géants s’empara de Draupnir, l’anneau sacré d’Odin, dont le métal provient du coeur même du soleil.
A la fin de la bataille, les géants furent exilés aux confins du monde, et les Dieux se retirèrent à jamais en Asgard.
Ne pouvant pénétrer sur les terres des géants, Odin ne peut récupérer Draupnir.

C’est cette tâche que les membres de la guilde des Gardiens de Draupnir essayera par tous les moyens d’accomplir.
Nous irons défier Hjalgunnar le géant des fôrets, escaladerons les territoires de Bergelmir le géant des montagnes, traverserons les terres gelées de Hrun le maître des banquises.
Une fois arrivés à la forterresse de Geirroed nous récupérerons l’anneau Draupnir pour le remettre à Odin, pour la plus grande gloire de Midgard. « 

Un nouvel ami, Faille, vient se joindre auprès des Valkyries, avec sa guilde des Fils du Vent.
 » Les peuples des territoires du royaume de Midgard sont nommés les Nordiques. Moins civilisés que les habitants des autres Royaumes, les peuples Nordiques sont sans égal quand vient le temps du combat. Traditionnellement, les différentes races de Midgard ne sont pas alliées.
Mais en ces temps de conquêtes et de danger, ils ont mis leurs différents de coté pour combattre leurs ennemis communs.
Que cela se sache, tous les peuples de Midgard sont désormais unis afin de reconquérir leur grandeur d’antan.
La guilde des Fils du Vent est née dans ce contexte trouble de l’histoire de Midgard et garde les marques de cette période profondément ancrées dans ses chairs. »

L’Histoire donc s’écrit, a gré des actions et des convictions des héros de ces terres sacrées, sans que rien ni personne ne puisse présager de ce qu’il adviendrait par la suite.

III.1 Les Nornes

Chapitre 3

Les Nornes

Les jours s’écoulent dans la Maison des Vierges, de plus en plus fastueuse. Mais une certaine intimité qui s’était installée entre les Soeurs aux premiers temps de leur cohabitation a laissé place à la rigueur organisée nécessaire à leurs rangs. Brynhild et Aeli partent souvent chasser seules, discuttant de longues heures. Neraia s’occupe des parchemins et de la logistique. Slayanya fait d’épais livres de comptes et de prix pour son artisanat. Psylvien travaille elle aussi sans relâche. Les plus jeunes s’entraine courageusement sur les champs de bataille, et Sil est devenu plus silence que jamais.
Islidnna s’est pudiquement retirée pour cacher sa peine. Elle approfondit ses rituels runiques dans le plus grand secret, partant régulièrement dans un endroit caché afin de se recueillir, prétextant chercher un remède pour son athme.

Grossbouf, conteur le soir à la veillée, éclaire leurs mornes soirées de ses histoires incroyables.

« Le temps du Crépuscule

C’est une vieille histoire que j’entendis un soir à une veillée et celle ci me marqua a jamais. Il y a très longtemps, les géants foulaient le sol, les dragons volaient, les hommes se terraient comme des animaux, essayant de survivre dans cette hostilité. L’espèrance de vie d’un homme était courte bien plus courte qu’aujourd ‘hui. Tous les hivers la famine guettait. Mais nous n ‘étions pas les seul mal lottis. En Albion chez nos ennemis les dragons faisaient aussi des ravages. Les temps étaient sombre, les hommes en arrivaient a tuer pour un bout de pain, un bol de soupe, les plus faible disparaissaient rapidement. Le canibalisme étaient encore chose courante dans certain clan. Les hommes en ces temps ne connaissait pas les runes, Odin, n’avait pas encore accompli son sacrifice qui permit a l’homme de sortir de sa condition. En ces temps la les trolls n’étaient pas allié non plus avec les hommes. Les nains vivaient reclus.

Tout le monde n’a retenue qu’une seule Alliance, celle qui fédéra Midgard et qui est présente aujourd’hui. Mais dans ces temps reculés, une autre alliance fut faîtes. Une alliance qui aujourd’hui passerait pour une trahison. Albion, Midgard et Hibernia s’allierent une seule fois. Et qu’elle alliance mes ayeux. Et pour une fois les dieux déciderent de ne pas intervenir et de regarder les évènements qui s’annoncaient. Enfin tous, sauf un qui tiraient les ficelles dans l’ombre. Je ne citerai pas son nom, mais tout le monde le connaît.

En ces temps la le Chaos régnait et les hommes étaient bien peu de choses. Alors que les malheurs les accablaient déjà, se profilait a l’Est une nouvelle menace. En effet une armée toute puissante se dirigeait sur Midgard, ravageant tout sur son passage, aucune pitié n’était accordé.

Les 1er refugiés commençait a arriver dans nos contrées, pourtant celle-ci n’offrait guère d’hospitalité, mais il venait quand meme s’installer préférant fuir une mort certaine. La nouvelle se répandit vite, même en albion on avait peur. Car pourquoi s’arreterait-il en si bon chemin ?

C’est ainsi commence cette Histoire…

« Vingrid, un émissaire nain demande a vous voir.
Un nain ?
Oui Vingrid un nain ?
Fait le venir et apporte nous un tonneau de biere. »
Un nain, pénétre dans la demeure de Vingrid. Celui ci est assez imposant et malgres ca taille Vingrid su à quel genre de personne il avait a faire. Le nain etait tout crotté, de la boue maculait sa cote de maille ainsi que sa cape. Il etait brun, ses cheveux n’etaient pas coiffé, sa barbe non entretenue. Il devait avoir fait un long voyage. Le nain était un guerrier, ca façon de marcher, ses armes, il portait un énorme marteau da l’acier bleuté au dos, ainsi qu’une hache a ses cotes. Son visage portait de nombreuse cicatrices et le bras gauche lui manquait. En le regardant de plus pres, on pouvait voir que sa cotte de maille était abimé par endroit, sa cape et son pantalon déchiré.
Le nain fit un salut militaire.
« Salutation Vingrid chef de clan, je me nomme Tolgas le manchot, Fils de Hirgun le forgeron, Fils de Brahir Brisefer. Je suis venue t’apporter des nouvelles et me mettre a ton service. Ma famille a contracté une dette de vie vis a vis de ta famille et je suis venue honoré cette dette jusqu’à ta mort. »
Vingrid fut troublé par le propos du nain, il ne se rappelait pas pareil histoire
« Viens t’asseoir a mes cotés et sers toi de la bière. » Interpellant sa fille «Leïnaf tu conduira mon ami dans sa chambre. » se tournant vers Tolgas « tu vas aller te reposer mon ami et tu viendra me conter cette histoire et les nouvelles du monde. Prend se tonnelet de bière et repose toi »

Leïnaf attendit que le nain finisse sa bière et le conduisit dans sa chambre, ou celui ci posa ses maigres possessions.
Ces derniers étaient maussade, l’hiver était précoce, Souvent Grossbouf au lieu de préparer le repas était absorbé dans la lecture de vieux parchemins et griffonait des notes. Et quand on s’approchait pour regarder ce qu’il faisait, il rangeait ses affaires précipitament dans une besace, ne laissant rien entrevoir de son travail. Il reprennait sa besace et partait préparer la cuisine avec l’aide de toutes. Les repas étaient toujours aussi animé et l’auberge acceuillait chaque jour de nouveau visiteurs. Dont certain maintenant venait tous les soirs écouter une histoire. Chacun maintenant avait ses petites habitudes. Quand la fin du repas approchait une certaine effervécence régnait dans l’auberge et le débarrassage de table et la vaisselle était vite fait pour pouvoir s’installer et écouter la suite tant attendu. Un étranger aurait trouver cela bizarre, cocace même, mais ici cela ne dérangeait personne.

Après une bonne sieste et un decrassage en règle, peigner sa barbe ses cheveux, ses habits n’était plus la ainsi que sa cotte de maille. Il trouva des habits de remplacement. Il s’habilla mais n’oublia pas de ce ceinturer et de prendre sa hache.

Un certain brouhaha régnait dans cette grande pièce centrale. Tout le clan avait du se réunir, et effectivement de grandes tables avait été dréssées et chacun se préparait a s’installer, l’ambiance était détendu. Seul Vingrid était un peu en retrait de la fête.

Quand Tolgas sortis de sa chambre, le silence ce fit. Vingrid pris la parole « Approche mon ami et viens t’asseoir a mes cotés » Tolgas s’approcha, et s’assit a sa place. Non sans remarqué amusé qu’une chaise avait été fait a sa taille. « Mes amis je vous présente Tolgas le manchot, Fils de Hirgun le forgeron, Fils de Brahir Brisefer. Celui-ci a fait un long trajet pour nous conter les nouvelles du monde et il restera avec nous quelques temps. »

Tolgas géné se leva. « Hum…. Je ne suis pas conteur, je ne raconte aucune histoire, mais je vais vous révéler ce que je sais et ce que j’ai vu. Loin a l’Est se dresse une armée comme jamais vue auparavant. Un homme a poigne de fer la dirige mais nul ne la jamais rencontrer ou n’en n’est revenue. Les provinces limitrophes sont déjà sur le sentier de guerre. Sur la route des colones entières de réfugiés fuient leur pays et vont dans les villes des pays voisins. Avec l’hiver déjà sur nous, la famine guette et les gens vont mourir par millier. Une guerre sans précédent ce prépare ici. Et je suis venu me mettre au service de votre chef Vingrid. Il nous faut une armée et un chef sous lesquel les clans se réuniront sinon tout sera balayé sur son passage. Et tout ce que nous avons connu disparaitra. Mon peuple est déjà prêt a la guerre. Nos forges fonctionnent a plein régime et moi Tolgas le Manchot ai toute autorité pour faire alliance avec qui de droit.» Un silence pesant planait dans la salle.
Vingrid reprit la parole « Il va falloir mettre nos querelles de coté et ravaler nos rencoeurs. Je veux que demain des émissaires partent voir nos voisins et qu’une réunion des chefs de clan ce prépare. Et maintenant mangeons, buvons, amusons nous, car ceci est peut être la dernière fête avant longtemps » Un cri de la salle monta a l’unisson et un chant fut entamé comptant leur victoire sur les enemis. Tolgas sourit car il aimait ce coté insouciant des humains, demain peut etre seraient-ils tous morts, mais ce soir il profitait ce l’instant présent.

Et c’est ansi que la nuit se déroula. Elle se finit tard. Ceux n’ayant pas de chance, dormaient par terre, les autres avaient réussi a ramper jusqu’à chez eux. Mais Leïnaf veillaient sur les invités de son père et couvrit chacun d’eux d’une peaux. Elle devait être la seul avec les enfants a ne pas être ivres. Le réveil allait s’annoncer brutal pour la plupart d’entre eux. Elle sourire commença a se dessiner, mais les mauvaises nouvelles rapportées par le nain lui revinrent à l’esprit.

Le lendemain les hommes devant partirent se levèrent sans se plaindre, les cheveaux furent vite sellé, Vingrid étant déjà debout avait écrit plusieurs messages qui devaient aller au différent clan limitrophe. Il escomptait recevoir des nouvelles dans une semaine au plus tard. Si à la fin de la semaine il ne recevait rien, il se déplacerait lui même. Il n’était pas dans son habitude d’être supersticieux, mais la il ressentait les signes avant coureur de ce qui allait se passer.

Les messagers partirent. Vingrid resta seul silencieux à réfléchir. Il sursauta quand sa fille lui apporta un bol de bouillon et lui toucha le bras. « Père restaurez vous, car quand vous êtes dans cet état là, vous ne dormez plus beaucoup et ne mangez plus beaucoup » La remarque de sa fille le fit sourire, et il chassa ses pensées pour se restaurer. A peine fini, Tolgas émergeait, les yeus a moitié fermés, sa hache toujours au côté. Il s’assit a coté du chef, le regard éteint, Un bol de bouillon fut posé devant lui. Le fumet du lard lui fit ouvrir les yeux. « Dites moi mon ami, sur combien de soldats pouvez vous disposés ? » Tolgas réfléchit quelques instants « Vous pouvez comptez sur 200 de mon clan. D’autre sont partis réunir nos frères sous la même bannière. Si nous pouvons réunir tous nos clans alors c’est 2.000 nains qui vous accompagnerons. Mais ils nous faudra beaucoup plus d’hommes pour se battre. Et j’ai bien peu que même en réunissant tous les hommes valide de midgard nous ne puissions rien faire. Mais il ne sera jamais dis qu’un tombera sans se battre.»
Le temps passe et Boubou est de plus en plus souvent absorbé par ses lectures. La seule pose qu’il s’autorise est le repas du soir avec tout le monde a la tablée et l’histoire de la veillée. Et comme toujours l’auberge se remplit de plus en plus des gens viennent d’un peu partout pour manger et écouter une histoire. Et comme toujours les rituels ont la vie dure, tout le monde participe au debarrassage de table, de la vaisselle et chacun s’installe, chacun ses petites habitudes, les nouveaux sont toujours interloqué la première fois, mais ils prennent vite le pas. Une fois fini le repas et les petites tâches ménagère qui s’incombe, Boubou enlève son tablier, met se pose sur son fauteuil, bourre une pipe, attend quelques minutes que le silence retombe, que la flambée diminue. Les ténèbres recouvrent une grande majorité de la pièce.

« Je le sais mon ami, nombreux sont les exploits que j’ai entendu sur les nains. Outre le fait qu’ils soient les meilleurs forgerons, ils sont les combattants les plus acharnés » La remarque fis sourire Tolgas…

Pendant ce temps loin sur les terres désolés d’Albion un conseil des nobles ce réunissait devant leur roi.
« Mes Seigneurs, la situation deviens préocupante, la famine guette, jamais nous n’aurons de récolte sufisante pour nourrir le peuple et la guerre gronde. En effet nos espions m’ont rapporté qu’a midgard les nains cherchaient a se rapprocher des humains pour former une alliance. Je ne connais pas encore la teneur de tout ceci, mais si midgard nous portaient un coup maintenant il serait fatal. Jamais nous nous releverions. Il nous faut a tout pris en savoir plus et s’il s’avère qu’une alliance ce profile, la stopper a tout pris. Messire Duroc et Messire Plevain, je vous demande de partir le plus rapidement possible pour voir nos alliés en Hibernia. » Les 2 seigneurs hochent la tête et se lévèrent, prêt à partir sur le champs.

« Je vous ai préparé une missive que vous donnerez a mon ami le Seigneur Tindomné. Il siège au haut conseil d’Hibernia. Il essaiera de vous introduire pour que vous puissiez plaider notre cause. Mais je sais qu’eux aussi on des problèmes dans leur royaume, avec l’apparition de nombreuse créatures magique qui n’étaient point présente jusqu’à peu de temps encore sur leur terre»

La missive en main les 2 seigneurs s’en allèrent préparer leur départ. Et dans l’heure qui suivit, les 2 seigneurs ainsi que leur équipée partaient rejoindre la côte pour prendre un bateau. Le voyage était estimé a 5 jours pour arrivé au port le plus proche des hiberniens. Le temps était pluvieux, un brouillard épais était tombé rendant la visibilité très faible, les landes étaient désertes, aucun chariot, aucun voyageur, seul eux étaient dehors pas un temps comme ceci. Messire Plevain obéissait à son Roi, il donnerait sa vie pour lui, mais il se posait quand meme la question, pourquoi demandez de l’aide a « ces créatures » qui avait l’humeur changeante et qui pouvait vous poignarder dans le dos a la 1ère occasion. Chacun enfermé dans ses réflexions le voyage se poursuici. A plusieurs reprise Messire Plevain vis des bêtes sauvages rodées prés des villages, les gens restaient cloitrés chez eux, enfin ils évitaient de sortir. Le voyage dura deux journées pour arrivé a la côte. L’ambiance même dans l’équipée était morose. Messire Plévain et Messire Duroc s’entrenait souvent sur la marche a suivre une fois arrivé sur l’ile.

Un bateau les attendait, toujours cette pluie qui vous transperçait, voyage sans grand interet, chacun muré dans son silence. Enfin au bout du 5ème jour le soleil était haut dans le ciel, plus aucun nuage et un cri retentit « Terre droit devant » Les hommes se précipitère a l’avant du bateau. Messire Plevain et Messire Duroc endosserent leur armure de maille. Le bateau se rapprochait a bonne allure. Les 2 seigneurs étaient équipés les hommes avait déjà leur bardas sur leurs épaules. Mais quelque chose n’allait pas. Plusieur colonne de fumée s’élevait dans la cité portuaire. Un incendie ? Un des hommes cria « regardé dans le ciel ! » Une forme piquait sur la cité et remontait en flèche. Mais ils étaient encore trop loin pour distingué ce que c’était. La Créature était de forme allongé avec une grande queue. Elle était d’un vert glauque. En bas sur terre ca courait partout. Des dizaines de flèches partait de terre. Un Dragon ! Sir Plevain en était persuadé, c’était un dragon. Il n’en avait jamais vu, pour lui cétait un conte de fée.

Le combat faisait rage. D’énorme pieux était tiré du sol. Les dégats avait l’air considérable et Sir Plevain ce dit que sa mission allait tombé a l’eau avant meme d’avoir commencée. Il donna l’ordre aux hommes de tirer sur le dragon quand celui ci serait a porté.

Une petite patrouille vint les acceuillir au port, apparament il était au courant de leur venue. Ils conduisirent les Albionnais au porte de la ville, ou la encore une surprise les attendait. La ville était assiégé. Une armée de créature goblinoïde était devant la cité. Celle ci malgrès les dommages, était magnifique, les murs étaient de couleur chatoyante, des arabesque et des fresque sur tous les frontons, des murs arrondis, des fontaines a chaque place. Oui une cité qui devait etre magnifique. Il arriverent devant une Elfe de haute stature qui donnait des ordres. Une garde rapproché se tenait a ses cotés, plusieur porte drapeaux aussi. Un cors retentit dans les rang ennemis.

« Je m’excuse Seigneur de vous recevoir dans ses conditions, une musique Douce et un peu d’Hydromel aurait plus été de circonstance » Un cri de rage retentit des ennemis, mais les Elfes et les lutins gardaient leur calme. Ils chargèrent. Une Boule de feu s’ecrasa non loin, arrachant une partie de la toiture d’une maison qui s’effondra. « Dame Tindomné, ils chargent » s’écria Sir Plevain. L’elfe resta paisible. « Mes hommes et moi sommes a votre disposition, si nous mourrons au combat pour vous, cela prouvera a votre peuple qu’une alliance est possible entre nos 2 nations » Se tournant vers ses hommes « En avant » Les lames sortirent et ils chargèrent. Des Oliphants retentirent derrière eux. Mais ils ne se tournèrent plus, leur charge était lancée.
Boubou sourit et ce dit que les humains étaient quand meme de grand enfants, mais il adorait ca. Les volets et les portes était close, il alluma sa petite bougie, sortie sa besace et se remit a travailler.

* * *

Le temps comme figé ne pouvait pour autant épargner les Vierges de Wotan. Ce fût par cet ami, seul réconfort qu’elles trouvaient en ces temps fébriles, que vint la suite des évènements, alors que sa fille adoptive Mélissandre avait rejoint le rang des Vierges.

« – Un enfant s’approche et lui tend un papier.

Islidnna, le regard interrogateur, le suit des yeux alors qu’il s’enfuit.
Lit les quelques lignes.
Se décompose.
Son visage se tend,
elle écarte les bras, incante sa Rune de vitesse, et presse le pas.

Mes Soeurs,

Je viens d’avoir de préoccupantes nouvelles de la part de Grossbouf.
Cette missive que je viens de recevoir, a été rédigée de sa main. Elle devait m’être apportée si notre ami n’était pas revenu dans les cinq jours.

– ouvre fébrilement la feuille et lit:

 » Je suis partit à la recherche des Nornes, et si je devais ne pas revenir,
dites à ma chère et tendre Sil que je lui confie la garde de ma fillote et de ma fille adoptive.
Je vous aime toutes,
adieu
Votre fidèle protecteur,
Boubou. »

– tend le papier à Bryn, et devant le regard expressif de la Maitresse des Portes, ses yeux se plissent.
 » Rendons-nous toutes au plus vite à Mularn,
nous devons nous y réunir. »

Les femmes se réunirent et partirent le soir même sur les traces de leur Gardien. Trois jours leur furent nécessaires pour comprendre un peu mieux la situation.

 » – Bien, asseyons-nous tous confortablement…
Brynhild enlève sa cape, la pose sur le dossier de sa chaise et s’installe.

La plupart des Vierges de Wotan sont venues dans la grande salle à l’appel de la Maitresse des Portes, et se placent autour de l’immense table.
– Je souhaitais que nous fassions ensemble un point sur ces trois soirs ou nous avons cherché notre ami Grossbouf.
Elle se tourne vers Islidnna
– Pourrais-tu nous lire en introduction la lettre qu’il t’avais laissé en partant Islidnna?.

La Runemaster sort la lettre et la lit.
Un silence s’installe.

– Nous avions rendez-vous à Mularn, dit Psylvien, d’où Guldrun venait d’ailleur de s’enfuir sur sa monture…
– Et c’est là que nous avons pour la première fois vu Cheval, qui alors cherchait Guldrun! rajoute Neraia.

Brynhild regarde la douce Aeli, qui à sa demande prend des notes pour garder une trace de la réunion.
– Il nous fallut donc partir vers la fôret d’Yggra, tourver l’arbre d’Yggdrasil au pied duquel sont légendairement les Nornes, sur la piste de notre ami.

– Sur le chemin, nous avons rencontré un certain Haaghard, qui avait vu Grossbouf quelques jour auparavant, se lance Ivory. Il connaissait Sil aussi… et nous a accompagné jusqu’à cet arbre.

Aeli:
– Nous avons vu Annelaure, qui nous a appris que Cheval était lui aussi sur la piste de Grossbouf, que Boubou avait eu une vision un soir, et était partit vers un cercle de pierres… ou Guldrun est encore apparue peu après. En fait, notre ami serait aussi recherché par la guilde de Cheval…

Un temps s’écoule, où toutes semblent rassembler leurs idées, les sourcils froncés.

Psylvien prend la parole:
– « Nous nous sommes rendues au cercle de pierre, où Krapou, un prêtre, officiait le rituel des Nornes, et en échange d’une peinture runique, il nous permit de rencontrer Vervandi, la Norne du présent, qui nous dit à peu près cela:

« Disperses toi un instant nuit sans fin »
« et laisses poindre la lumière du matin »
« Avant que de nouveau, les Cieux tu Obscurcisses »
« Masquant le futur et n’en laissant connaïtre que les prémices. »
« Ainsi Tous vous voilà face à moi…
« vous qui etes nés des mains d’URDA la vieille, »
« Vous qui avez cessez de suivre le chemin que je tisse »
« Vous à qui Skulda grave des destinées sans Nul autre pareil »
« et dont la finalité, par de sombres circonstances, vient d’être troublée. »

Je me souviens bien d’ailleurs qu’il ne fallait absolument pas lui poser de questions….
Elle nous a dit le nom de ses soeurs, Urhd, la conteuse qui dit le passé, et Skuld la tisseuse celle de l’avenir, et aussi que nous pouvions l’appeler trois fois ».

 » Il fallut ensuite amener une pierre de rêve à Uhrd reprend Mélissandre, la pierre de rêve qui avait servi lors du rituel pour ramener Sil à la vie un jour, celle qui contenait les souvenirs que Urdh n’avait plus, « au fin fond du monde des géants de feu, les fils d’Ymer » avait dit Vervandi.. alors nous y sommes allés, et voilà ce qu’elle nous a raconté… »
Le visage crispé, Mélissandre se lève et semble réciter par coeur les phrases de la Norne:

 » Il y a de cela plusieurs cycles,
vint au monde un Troll,
qui, abandonnée à la naissance,
fut recueilli par une famille humaine.
Dure est sa vie, étranger parmis les siens,
il subit les moqueries des autres enfants,
mais garde son coeur intact, et se réfugie dans ses rêves.
Batailles épiques,
fracas des armes, et amour de la musique le pousseront vers Skadi.
La journée travailleur, le soir il s’enfuit dans les tavernes,
Ecouter les conteurs et rêver de son destin.
Poussé par un vieil homme, il le suit,
et décide d’embrasser la carrière de Skald.
Dès lors, il prend de l’assurance,
travaille dur et affirme sa personnalité,
le corps et l’âme liés vers son destin.
La rencontre de Grossbouf avec les Vierges de Wotan
sera scellée par le geste de l’une d’entre vous,
aujourd’hui lointaine:
Slayanya le ramène à la vie lors d’une bataille.
Ses yeux et son coeur alors se rivent à l’une des Vierges,
farouche combattante, toujours silencieuse.
Aupèrs d’elle se déclare l’Amour,
réciproque et intense,
dont résonnent encore certains lieux
dont la tour de Gna et le cercle de pierre de Skona.
Tous les jours ensemble,
vivent leur bonheur,
assombri par le fait qu’elle souhaite le garder encore secret,
évitant ses Soeurs, cachant son amour pour le Troll.
Portée par la curiosité, Lame amie au coeur pur,
aura des mots imprévus,
et provoqua sans le vouloir un malentendu.
Le Troll se cru trahi,
fragile du secret qui pesait sur leur relation,
triste de se rappeler combien leurs différences de race pouvait être un fossé,
brisé de ne pouvoir aimer au grand jour cette femme qui lui répondait pourtant.
C’est cette conjoncture qui attira sur vous l’influence d’un esprit.
Sil, possédée, dit une dernière fois son amour à Grossbouf,
avant de se jeter du haut du pont suspendu de Skona.
Voici l’histoire que vous souhaitiez entendre aujourd’hui,
c’est celle sui guide vos pas et hante votre ami. »

Mélissandre se rassied, le visage pâle et la gorge sèche.

Islidnna lui tapote l’épaule en essayant de la réconforter et poursuit:
 » Il nous fallait alors logiquement trouver Skuld, qui nous a mené à Nenyth, notre Hamingjar. Cette entité serait donc en quelque sorte liée aux Vierges de Wotan, et nous a dit que tout cela était de sa faute, car il l’aurait provoqué, en cherchant à faire disparaitre les sentiments des membres de la guilde… mais sous l’influence de quelqu’un ou quelque chose qui l’y aurait poussé par de mauvais conseils. Sil n’étant pas là, il fut demandé que seule une Vierge ayant enfanté puisse libérer Grossbouf. »

La runiste reprend sa respiration.
 » Cela aurait été la ‘rançon’ du plus grand amour qu’une femme puisse porter nous a dit Nenyth… mais je crois surtout… »
Elle regarde Brynhild et semble hésiter
 » Je crois que les Nornes voulaient que cela soit dit, ou qu’il fallait que cela soit dit, si Grossbouf n’était pas libérée par Sil. Je vous ai donc avoué la naissance de Lili, et notre ami est maintenant libre ».
Islidnna se tait et regarde ailleurs.

« Bien, cela semble toucher à sa fin pour les explications », dit la Maitresse des Portes.
Elle jette un coup d’oeil aux notes d’Aeli.
« Tout cela sera consigné et vous pourrez y accéder sous peu, si vous voulez le relire. Il manque des choses, mais nous rectifierons le texte par la suite, et cela sera sûrement aussi aggrémenté par ce que nous découvriront à l’avenir… »

Et les Nornes firent leur apparition.

Comme ces chiennes avides de Nornes,
Qui s’élèvent où tout se perd …
Notre célébrité durera à jamais
Bien que nous devions périr demain,
Nul ne survit à une nuit à la condamnation des Nornes.
Les Nornes bienveillantes et bien nées façonnent les vies heureuses, alors que les Nornes malveillantes sont cause du destin hostile qui frappe certains.
Hamdismál (dits de Hamdir), dans l’Edda.

Omniscentes à elles trois sur le passé, le présent et l’avenir, elles se complètent pour dévoiler la Vérité.
Elles poussent aussi Islidnna à avouer qu’elle a enfanté une fille, Isliadel. Celle-ci fût confiée dès son plus jeune âge à Grossbouf, le plus proche ami de la Myste. Ne pouvant l’élever seule, et certainement encore moins en secret de la guilde, elle avait choisi de l’éloigner au mieux des Vierges, et aussi de leur destinée.
Une fois de plus, aucune des Soeurs ne l’interroge sur le père ni ne la blâme d’avoir gardé le secret.
L’enfant est encore jeune et a choisi comme son père la voie de Skaldi, chanteuse douée.
Réservée, elle passe le plus clair de son temps à parcourir les steppes aux côtés de sa cousine Millie, guérisseuse de renom. Insouciantes, elles grandissent dans la guerre sans vraiment encore se rendre compte des dangers qui les guettent.

Alors qu’elle pouvait enfin sortir de la clandestinité, Isliadel choisi de rentrer dans l’Assemblée du Dixième Jour, suivant un combattant aguerri dont elle est éprise, Magnusson.

« Génèse de l’Assemblée du Dixième Jour.
Depuis neuf jours, l’étrange rumeur parcourait le pays. Depuis neuf jours personne n’osait y croire et pourtant … le vent soufflant dans les sapins, la mer s’échouant sur les rochers, tout semblait murmurer la terrible nouvelle : Odin était mort. Pendu à un arbre, percé par sa propre lance, il avait succombé après d’atroces souffrances. Depuis neuf jours, le monde semblait en deuil, attendant dans les frémissements de l’hiver ce qui s’annonçait comme le début d’une apocalypse…

La nuit était tombée sur notre campement. Nous étions réunis autour du feu crépitant. Enroulés dans nos couvertures, serrant nos capes contre nous, nous cherchions le sommeil. Entre derniers murmures et premiers ronflements la fatigue nous gagnait ; le temps des songes était venu.

Le soleil se levait à peine au milieu des brumes quand soudain nous fûmes envahis par une ombre gigantesque. L’aube de sang disparut dans le manteau du géant, engouffrant dans son étoffe les quelques rayons qui dissipaient le givre et la rosée.

« Je suis revenu et ce que j’ai appris, je suis venu vous le transmettre. Vous allez apprendre à parler le langage secret des runes et les chants mystérieux ; vous allez apprendre l’art des armes et la guerre. Alors parmi la musique des mots de vos amis, vous entendrez les branches qui craquent sous les pas de l’ennemi et nul ne vous surprendra dans votre sommeil. Alors vos yeux pourront discerner au milieu de la nuit le visage affreux de ceux qui veulent vous nuire. Alors votre bras saura frapper au cœur ceux qui veulent voir périr notre peuple. Oui, le temps est arrivé où il ne nous faut plus tolérer la présence des étrangers. Albion et Hibernia depuis trop longtemps nous narguent. Là, à nos portes, elles s’étalent comme des plaies mal soignées.

Portez vos pas hors de nos frontières et mettez fin à cette présence qui offense notre gloire. Semez la mort et la terreur sur leurs terres. Jamais vous ne connaîtrez de trêve, jamais vous ne faillirez. Il est temps d’aller leur annoncer que leur heure a sonné, que voici la fin de leur règne.

C’est pour cela que vous formerez une Assemblée et vous suivrez mes préceptes. Vous témoignerez à ses membres toujours respect, loyauté et amitié. Face à la calomnie, vous resterez unis ; face au mensonge vous vous montrerez clairvoyants ; face à la mort vous serez dignes. Pour eux votre oreille sera toujours disponible; pour eux votre cœur sera toujours ouvert ; en eux vos yeux trouveront toujours sujet à l’émerveillement et à l’admiration ; qu’ils ne voient que le meilleur ; que votre bras soutienne le leur en toutes épreuves ; qu’il soit leur appui quand la fatigue les guette. Tant qu’il y aura le soir un feu autour duquel vous vous rassemblerez, alors votre repos sera assuré et vous n’aurez besoin de rien de plus.

Vous resterez toujours unis ; jamais vous ne laisserez ni la cupidité ni l’orgueil ni la mort vous séparer car votre union est le fruit de ma volonté. »
Odin nous parla durant de longues heures et nous suivîmes en silence son enseignement. Il nous quitta le soir venu. Alors, comme marqués dans nos chairs par ses paroles, nous fîmes ce qui nous sembla être notre premier feu. Sans un mot, nous regardâmes le soleil décliner lentement répandant des teintes pourpres et dorées. Ensemble nous savourions les dernières lueurs de cette journée, de ce Dixième Jour. »

III.2 Le temps des Dieux

Chapitre 3

Le temps des Dieux

Le monde subissait lui aussi des changements. Bientôt les guildes purent prendre en leur nom propre les forts, annonçant cette victoire aux quatres coins du royaume et attisant les rivalités. La magie se modifia brusqument et les enchantements changèrent d’aspect, au plus grand étonnement de tous, tandis qu’une antre de monstre est découverte: les terres souterraines des Enfers connues sous le nom de « Darkness Falls ». Peuplé de démons, diablotins et autres créatures infernales, Darkness Falls est un immense Royaume souterrain dirigé par le Démon Majeur Legion.
Comme si soudain les enfers avaient décidé de s’ouvrir pour assouvir la soif de sang des Dieux. Il fallait passer par un portail pour s’y rendre, et tous les royaumes pouvaient y aller. D’interminables batailles régnaient dans ces lieux sombres, humides et propices aux embuscades.
De nouvelles races de monstres aussi apparaissaient. L’érudite Neraia s’est penchée sur l’apparition des fées:
« Les fées (Faeries) jouent un grand rôle.
Les fées rassemblent quasiment tout ce qui est créatures non-humaines, a part les elfes, les nains, les gnomes et les pixies. Des exemples de fees seraitent les brownies, les phooka, les Fir Darrig, Leprachauns, Bendith Y Mamau et bien d’autres.La noblesse des ces fees est appelee la seelie court.
La unseelie court regroupe la categorie des fees solitaires. Ces dernieres peuvent etre bonnes, ennervantes, mauvaises ou mortelles suivant la fée en question. Les membres les plus sombres de la unseelie court ont par contre profondement marque l’esprit des gens, car en général la unseelie court est associée avec les fées mauvaises et malicieuses, dont il est dit qu’un certain nombre d’entre elles ont un aspect monstrueux et des pouvoirs fantastiques.
Je pense donc que ces créatures se trouvent sur le territoire de nos ennemis, soit en Albion soit en Hibernia, soit les deux car elles font partie du folklore de ces deux royaumes.
Les créatures les plus souvent associées avec la unseelie court sont les Sluagh des highlands, morts non-sanctifiés qui volent au dessus de terres, enlevant des humains et qui prennent plaisir a leur faire du mal.
Autres creatures associes sont les bonnets rouges (redcaps) créatures assoifées de sang et cannibales ( en fait elle mangent tout ce qui passe sous leurs dents). »

Des tensions à l’intérieur même du pays apparaissent, et certains guerriers se découragent devant les difficultés à surmonter. D’autres combattent jusqu’à épuisement pour contourner les trahisons ennemies, comme le décrit Faille lors d’un repas, levé de mauvaise humeur après les évènements de la veille.

« Hier soir, Midgard a été humilié. Tous nos forts sont tombés entre de sales mains.
Des mains vicieuses et perfides car elles ont détourné les rêgles d’honneur des combats.
En effet, Midgard etait seul hier soir, face a une attaque concertée d’Albion et Hibernia. « Concertée » oui, car il ne fait aucun doute qu’il y a eu alliance contre nous.
Hibernia et Albion ne se sont jamais croisés et nous ont même pris en sandwitch.

Voila comment j’ai vécu les choses de l’intérieur.
Plusieurs forts étaient deja tombés alors que la nuit était bien avancée quand une défense s’organisa. Nos troupes ont pu reprendre Glenlock et Hlidskialf pour être ensuite litéralement terrassées aux portes de Nottmoor.
Le temps de se réorganiser et l’ennemi avait fait sont oeuvre : il ne restait qu’un seul fort a Yggdra Forest. Nous décidames de ne point protéger le fort mais plutot de se regrouper a Grallarhorn pour protéger la relique du sud. Le jeu de patience a commencé ici. Certains ont craqués, les nerfs ont lachés et la mort les a rattrapés lorsque ils ont voulu reprendre les forts.
La tension était a son maximum lorsque les rumeur d’attaque de Svasud Faste sont parvenues a nos oreilles. Hibernia ou Albion (mettons les dans le même panier) ont fait un carnage empéchant les renforts venant du nord de Midgard de passer.
L’heure tardive jouant, certains braves sont allé se coucher. Nous sommes restés une trentaine, peut être quarante devant les portes de Grallarhorn.
L’attaque de Uppland n’était en fait qu’une diversion. Albion était désormais en face de nous. La défense fut apre et rude mais nous avons tenu. A 1h30 du matin, il n’y avait plus un seul Albionais debout. La longue marche pour reconquerir nos biens pouvait commencer.
Je suis tombé au pied de Arvakr à 2 heures du matin, nous avions déjà repris Glenlock.

Midgard est fort.
Les jours qui suivent vont être déterminants.
Soyez présent. « 

De nombreux endroits du pays s’embrasèrent sous les assauts des ennemis, convaincus de devoir civiliser les terres dites ‘sombres’ de Midgard. Près des frontières, le moindre hameau était source de guerres, point stratégique à défendre ou acquérir, au dépend des habitants, ignorés dans cette recherche conquérante.
La guerre fît beaucoup de victimes.

* * *

Missive.
« Farouches combattantes,
Je me nomme Groumph et suis un ami d’une de vos soeurs, Slayanya. J’ai su que depuis quelques temps que Slay était partie en retraite spirituelle. J’ai alors décidé de me mettre à sa recherche pour lui demander conseil.
Après maintes aller-venus dans tout Midgard, je découvris enfin son lieu de recueillement:
les montagnes de Jamtland.
J’ai entendu dire qu’un petit groupe d’adeptes d’Eir s’y était isolé. Pourquoi? Je n’en sais rien.

Je me décidé donc d’aller rendre visite à cette amie qui m’avait guidé dans mes premiers pas. La route fut terriblement dangereuse, entre les ours des montagnes, les morts relevés par une magie occulte, les adversaires de notre royaumes qui se croient chez eux dans nos terres,… les dangers furent multiples.
A l’aube de cette matinée d’automne, j’arrivais enfin au lieu dit. je poussai mon fidèle poney afin de lui faire hâter le pas, il me tardait de trouver un bon feu.
Pourquoi ai-je pensé feu? Aucune idée.
Mais lorsque je passais le dernier col, je restait figé. Je découvris les restes d’unhameau. Une maison n’avait plus de toit, ses murs étaient percés par l’impact de rochers. De ses fenêtres de la fumée blanchâtre s’en échappait lentement. L’autre maison n’avait rien a envier à la première. Un pan entier manquait, des flammes étaient encore visible à l’intérieure.
A quelques pas de là je distinguais un monticule. J’obligeais mon poney à repartir, il fallait absolument que je découvre ce qui c’était passé.
En me rapprochant, je pus remarquer des tâches sombres dans la neige: du sang.

Je fouillais le maison mais ne découvrit aucun corps. C’est alors que je réalisais ce qu’était le monticule: une fosse commune.

A cet instant, un craquement derrière moi se fit entendre. Vif comme l’éclair, je me retournais pour faire fasse à un éventuel ennemi.
A ma grande surprise, il s’agissait d’une grande Trollesse en haillons. Elle brandissait une grosse masse au dessus de sa tête. Nous nous fîmes fasse pendant quelques secondes qui durèrent des heures.
Tout d’un coup, elle bascula et s’étala de tout son long dans la neige. Je me précipitai pour l’aider et la retournais. Ses forces étaient en train de s’amoindrir.
« Que s’est il passé? » Lui demandais-je.
Elle me regarda d’un air terrifié et me répondit:
« Les.. les .. elfes nous ont attaqués, ils…. ont découvert notre campement. Ils ont… massacrés tous les hommes. J’ai pu m’enfuir et me cacher dans les bois…. Ils ont pris toutes les femmes avec eux, ils les ont enchainés et fouettés. »
« Une Vicking du nom de Slayanya se trouvait elle ici? C’est une dévouée de Wotan. »
« Oui… ils l’ont emmené avec eux aussi. On a essayé de se défendre, mais la surprise était totale. Quand je suis sorti de ma cachette, j’ai enterré les morts, mais un elfe camouflé en arbuste m’a vu et chassé. Faites attention, il n’est pas loin ».
C’est alors que je vis la flèche que la Trollesse avait dans le dos.
« Tenez bon, je vais vous remenez, on va vous soigner. »

J’eu à peine le temps de dire cela qu’un flèche vint se planter dans le coeur de la femme-pierre.
Puis une nuée de projectile vinrent se planter à côté de moi, mais je fus touché au bras. Je cherchais l’ennemi, mais n’arrivais pas à le distinguer. Une seconde nuée de flèche me fit reculer, mon bouclier en défense je pus reculer jusqu’à mon poney, l’enfourcher et partir au galop prévenir de l’aide.

J’ai pu revenir à Jordheim et je viens donc vous prévenir que votre soeur a été enlevé par ces fils d’arbres de marais.
Je repars de suite à sa recherche qu’Eir me vienne en aide.

Groumph, guerrier dévoué »

Malgré les expéditions tentées, la Vierge ne fût jamais retrouvée.
Ce fût la première à disparaître, certainement sous le joug des ennemis, et les Soeurs mirent beaucoup de temps à l’accepter. Jour après jour, missives après missives, elle attendirent des nouvelles de Slayanya pendant de longues lunes, payant au prix fort des informateurs infiltrés pour tenter de retrouver une trace.
Rien ne leur donnait d’espoir.
Un jour, Neraia, quidepuis son enfance, était particulièrement attachée, à Slay, vint dans la grande cour où tous étaient réunis. Elle avait pris une poudre blanche et traça un grand cercle au milieu d’elles. Pose une bougie en son centre, l’allume et s’agenouille, invitant en tendant les mains ses Soeurs à fermer le cercle.
Elle prononça quelques mots, la gorge serrée d’émotion, et elles parlèrent durant le reste de la nuit de leur Soeur disparue, réchauffant son souvenir de leurs coeurs émus et liés, riant parfois, pleurant aussi, dans un recueillement commun.
Au lever du Soleil, les Vierges de Wotan se levèrent d’un même élan et, tournant leurs visage vers la lumière, eurent une pensée profonde pour celle qui resterait dans leur coeur.

* * *

Tandis que sa fille rejoint une fratrie, Islidnna obtient le titre honorique de Vikty de la guilde, chargée d’officer les rituels et cérémonies. Devenue depuis quelques années totalement pacifiste, elle trouve ainsi sa place au sein de la communauté, rassurée depuis l’annonce officielle de l’existence de Lili, et la sachant aux côtés de son autre famille. Un jeune disciple l’a rejointe pour l’aider dans son commerce et apprendre à ses côtés les arts des Runes. Il se nomme Gedribaen.

 » Il n’y a pas Une interprétation des runes.
Il n’y a pas Une méthode pour les lire.

Le véritable runiste est celui qui se laisse inspirer par la rune et qui développe sa propre méthode.

La véritable signification est dans l’Âme du Vitki (runiste); les runes sont des symboles permettant de faire jaillir une interprétation de la source de toute mémoire. Le Vitki, en utilisant les runes, s’approche du niveau (godhi /gydhja) prêtre ou prêtresse, personne chargée de négocier avec les Dieux et médiums entre le monde des Dieux et celui des hommes (Midhgardhr). « 

« Je commence aujourd’hui mon apprentissage pratique des Runes.
Dame Isli m’y a poussé en me faisant rencontrer une autre myste, comme moi apprentie Runemaster, nommée Psylviann.

Si je n’ai plus seulement la tête à mes cours théoriques, en plus de m’occuper de la boutique, je dois commencer à prendre des notes…

(je grifonne ceci à la hâte car Psylviann m’attend, mais je pense que cela pourra aussi l’intéresser, ainsi que quiconque souhaite comprendre cette science)

Islidnna me permet d’assister à un de ses rituels devenus quotidiens depuis qu’elle semble si malade, je me rends avec elle sur une île où il y a un menhir.
Elle trace à ses pieds des Runes, et, à genoux, prend contre son coeur un superbe joyau que je n’avais jamais vu.
Devant elle, un puissant symbole, Manu, la Rune qui ouvre le ‘troisième oeuil’ dit-on.
A sa gauche, Os, ou Ansuz. Cette Rune permet d’acquérir la sagesse, et de bannir la mort et la peur par la connaissance, mais aussi d’accroître les pouvoirs ‘magiques’ -le terme n’est pas exact- de celui qui l’invoque.
A sa droite, la Rune qui facilite le voyage à travers les mondes. Elle me dit que les fois d’avant, elle utilisait Lagu, la Rune qui guide à travers les épreuves initiatiques. Mais cela ne semble pas être la bonne, donc elle l’a remplacée par Ehwis.

Durant toute la durée de son voyage, elle reste concentrée, les yeux fermés et psalmodie d’étranges litanies que je ne comprends pas. Je vois que ce rituel est très fatiguant, et me tiens non loin pour la soutenir.
Au bout d’un moment, un symbole apparait sur la pierre dressée devant nous. Je reconnais Eoth. C’est la Rune dont on se sert pour se libérer de la peur de la mort et se souvenir des existences passées. Elle est le symbole d’une résurection et d’obstacles que l’on pourra surmonter, mais aussi d’instabilité émotionelle.
Dame Islidnna s’est relevée, et souffle sur le sol pour faire disparaitre les dessins.
Je la laisse souriante devant l’horizon, ses yeux semblent avoir repris un peu d’éclat. « Un premier contact… » dit-elle, « Il faut persévérer ».

Je dois maintenant me dépêcher. Les secrets de la pratique des Runes divinatoire mais aussi au combat semblent s’ouvrir à moi. Mais je pense être loin de comprendre encore les pensées profondes de la petite Dame qui m’enseigne…

Gedribaen,
Myste apprenti RuneMaster. »

* * *
Une personne seule dans la guilde semble se courber sous le poids des épreuves, chaque jour un peu plus distante.
Brynhild,